‹ La cathédrale Saint-Julien du MansChapitre 24 sur 236 · LAMBERT · texte numérisé non relu

LAMBERT

Le successeur de Robert [er se nommait Lambert. Suivant les Actus, les

six (ou sept) années"! de son pontificat furent si malheureuses qu'il ne nous

(1) Tome IT, p. 416.

(2) C'est ainsi que dom Piolin rend ce texte des Actus, « renoyayit matrem ecclesiam diligenti studio ». (3) Histoire d (1) Dom Briant, Cenomania, place le commencement de son épiscopat en 857 et le conduit naturellement

évesques du Mans, p. 506. Hérard mourut en 871.

jusqu'en 883.

(5) Martyrologe de l'Église du Mans. Bibliothèque du Mans. Mss. 244, fol. 68 vo, rentii ». Actus, p.!

(6) « Sepultus est in ecclesia sanctorum martyrum Vincentii et

(7) Hisoire des évesques du Mans, p. 310.

(8) « Anno jam 880, Robertus rebus excesserat humanis ». Hauréau, Gallia Christiana. El

(9) Ecclesia Cenomanensis.

(10) Mansi, Concilia, L. XVI, col. 976-979. Mabillon, Annales ordinis Sancti Benedicti, t. WI, pp. 102 et 103. Baluze, Capitularia regum Francorum, &. U, col. 1476.

clesia Cenomanensis.

(11) Le texte des Actus, donné par Mabillon, porte six ans et la liste épiscopale des mêmes Actus, sept ans.

est rien resté de lui!. Le Corvaisier* et Bondonnet supposent que, pendant la dernière et longue maladie de Robert Ier, il était € suffragant » de celui-ci ?.

Baluze à publié en appendice aux livres de Réginon sur la Discipline ecclésiaslique, une lettre de Lambert, évêque du Mans, à Hildebrand, évèque de Séez. Elle débute ainsi: « Sacris semper merilis venerando Hildebrando, pontifici magni- » fico, Lambertus, nullis meis merilis episcopus, ælernam in Domino felicilalem * ».

Hildebrand n'étant plus évêque de Séez en 880, il en résulte que Lambert

était évêque du Mans dès avant cette date, ou, comme l'ont dit Le Corvaisier et Bondonnet, simple coadjuteur de Robert. Si cette dernière conjecture est acceplée, elle met d'accord Baluze avec dom Rivet, qui propose de substituer dans la lettre précédente le nom de Robert Ier à celui de Lambert”, et permet de placer la mort de Robert Ier, en 882 ou 883, au bout de ses vingt-six années d'épiscopat.

Jusqu'à preuve du contraire, j'inscris l'épiscopat de Lambert entre les 882 ou 883 el 890".

Louis-le-Bègue était mort le 10 avril 879, et son fils aîné, Louis IIL, roi de

anné

Neustrie et d'Austrasie, en. août 882. À ceux-ci succéda Carloman qui décéda

sans postérité, le 6 décembre 884, laissant en bas âge son frère Charles-le-

Simple”, fils posthume de Louis-le-Bègue. Charles-le-Gros, le dernier survivant

IF de toute la Germanie, recueilli alors l'héritage presque entier de Charlemagne

des fils de Louis-le-Germanique, d

empereur, roi d'Italie, de Lorraine et

(885). Il fut déposé en 887 el mourut en 8

Pendant ce temps, les hommes du Nord ne cessaient leurs déprédations. Plusieurs succès obtenus par eux sur les bords de la Seine, une victoire éclatante sous les murs de Rouen, où le duc du Maine, Ragnold, se fit battre, enhardirent leurs bandes nombreuses et les engagèrent à se présenter devant Paris, défendu

par l'évêque Gozlin, fils du comte du Maine, Roricon IL. « Durant le blocus

de celle ville, des corps détachés se répandirent dans le pays chartrain et péné-

trérent jusque sur le territoire manceau (886). Mais là, comme dans les incur-

(1) « Gui successit domnus Lambertus episcopus, et sedit in episcopatu annis VI, qui magnis perturbatio- » nibus oppressus, nullam actuum suorum memoriam posteris dereliquit ». Actus, p. 287°.

(2) Histoire des évesques du Mans, p. #10.

€) « Lambert fut suffragant de Robert, son prédécesseur, pendant sa mal » mort que le siège épiscopal va Les vi

lie qui fut longue, et après sa ilen exerça les fonctions en qualité de suflre

Epistola Lamberti, episcopi Cenomanensis, ad Hildebrandum, episcopum Sagiensem (Ex veteri codice, Migne, Pat. lat., & GXXXII, col. 467, 468.

ance, L. N, p. 698, note 1.

(6) Dom Briant, Cenomania, entre 883 cet 890 ; Bondonnet, depuis 885 ; Colomb, Piolin, 8

gant, et depuis comme évesque ».

s des évesques du Mans, p.

ms. bibliothecæ Colbertir

() Histoire littéraire de E

(7) Charles-le-Simple, né le 17 septembre 879, avait cinq ans.

(8) « Sed ut congredi debuerunt, contigit ruere Ragnoldum, ducem Cenomannicum, cum paucis.

Annales de Suint-Bertin, p.

Quelques auteurs ont compris que Ragnold se fit tuer. M. de Lestang, affirme qu'il vivait encore en 898. Zncursions normandes, p. 30, note 1

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