‹ La cathédrale Saint-Julien du MansChapitre 30 sur 236 · TO JULIANO EPISCOPO · texte numérisé non relu

TO JULIANO EPISCOPO

Urbs provecla Cenomannis Juliani meritis tanti patris nunc preclara suscipe sollemp-

nia, ul quo duce verilalis sumpsisli preconia, ejus ope sempilerna merearis premia. Amen.

Ad invilaltorium.

Corde puro regem Xristum adoremus dominum cœli arce qui bealum provexit Julianum.

Ad collocandum in Galliis nove fidei fundamentum, superna pielas magnificos atque industrios destinavit viros. Amen.

Primus igilur, non lantum presul quantum apostolus, urbi Cenomannice a Domino

missus est Julianus. Amen

Signum apostolatus ejus ipsi sunt in Domino, qui predicatione ejus, ab errorum tenebris, ad lumen deifice fidei vocali sunt. Amen.

Sicut cum placidas verni clementia temperat auras redolentes arbusta prorumpunt in flores, sie pace æcclesiæ restiluta, sancti per mundum effulsere viri fidei fulgore insignes

virtutum ?,

Le texte de l'office de saint Julien étant ainsi fixé, Avesgaud voulut encore donner une plus grande solennité à la fête du premier évêque du Mans et à celles des SS. Gervais et Prolais, tous patrons de la cathédrale”, Par un acte passé au Mans, le 13 des calendes de juillet, 22e jour de la lune, sous le régne du roi Robert

le Pieux (19 juin 1028 *

il fil un accord avec les moines de la Couture, par lequel,

en retour de leur assistance à la fête de saint Julien, le 6 des calendes de fé

1er,

et à celle des SS. martyrs Gervais et Protais, le 13 des calendes de juillet (19 juin),

(1) Ces répons sont annotés.

(2) Inachevé. — Dans les leçons de l'office de saint Julien, Léthald ne faisait pas remonter la mission de notre apôtre

int Clément, pas plus qu'il ne le ait d'ailleurs dans sa Vie de saint Julien. Dom Piolin, (Église du Mans, M, 78) prétend que de bonne heure on modif

à ce sujet le texte du moine de Mic

€ par une rédac-

» lion qui conservait les véritables et anciennes traditions du peuple du Maine ». Je ne sais ce que le R. P. en-

tend par de bonne heure. Tout ce qu'il est possible d'affirmer, c'est que, dès le commencement du XVe siècle,

les moines dé Saint-Vincent :

l'envoi de saint Julien par saint Clément (Bibliothèque du Mans, ms. 158, fol. 218). À cette époque et plus tard, le chapitre de

aient ins. dans leur Bréviaire, à l'office de saint Pava

la cathédrale s'en tenait encore à Léthald, témoin le Brév e de Pierre Hennier, imprimé à Rouen (fin du

XVe siècle). Quant aux religieux de la Couture, ils fai

ient simplement remonter à Dieu, la mission de notre 280, et ms. 359 (XVI: siècle), fol. 90.

Sancti-Petri de Curia et monachi Sancti-Petri de Cultur

premier évêque (Bibliothèque du Mans, ms. 188 (XVe siècle), fol.

« Hane Lethaldi legendam amplexi sunt canonici ut

ndariis. Canonici vero cathedralis ccelesiæ antiquam mordicus tenent ». Dom Briant,

» patet ex corum L

Cenomania

(3) Le patronage simultané des SS. Gervais, Protais et Julien sur la cathédrale subsista encore longtemps arte du 25 juillet 1096 at contentio inter elerum sanete matris Cenomanensis ecelesie, bealorum videl

après Avesgaud, jusque sous lé

êque Hoël. On lit en effet dans une €

« Longo tempore

» efferbue

Gervasii el Pros Juliani.. in suburbio Turonensi ». Livre blanc (imprimé),

» thasit et saneli Juléani, et monachos cgregit marty p. 108, no 190.

(4) La concurrence du vingt-deuxième jour de la lune avec le 19 juin tombait en 1009 et 1028. Les éditeurs du Cartulaire de la Couture, p. 9, et le Livre blane. p. 100, adoptent pour ce document l'année 1009. Dom Briant, Cenomanta, indique au contraire 1028, et semble avoir raison, car le monastère de Solesmes, nommé dans l'accord, ne fut fondé qu'après 1010.

il leur concédait, du consentement du Chapitre et des archidiacres Gervais !,

Yves et Guillaume, les droits de relevation d'autel dans les églises de Saint-Pierre

de Solesmes

Saint-Vincent de Volnay *, Saint-Denis de Joué’, Saint-Rigomer du

Plain dans le Sonnois”, Saint-Rigomer-des-Bois ‘, Saint-Maurille en Sonnois ’,

Saint-Rémy de Villaines*, Saint-Malo des Mées”, Saint-Martin de Nuillé !, Saint- Benoit de Théval !!, « necnon et Sancti Martiris © ». Les moines devaient chaque année, le 26 janvier, venir processionnellement à la cathédrale, pour chanter une

des vigilles, c'est-à-dire Matines et Laudes (un peu avant minuit) et le matin

du 27, une messe solennelle. Le jour de la fête des SS. Gervais et Protais, les prin-

cipaux religieux seuls étaient tenus d'assister à la Grand'Messe. De plus, à la mort

de chaque chanoine de la cathédrale, les dits moines de la Couture s'engageaient

à faire des prières ct des aumônes absolument comme pour un des leurs.

Afin de lier ses successeurs qui pourraient songer à enfreindre cet accord,

sous prétexte que les concessions n'étaient pas en rapport avec le petit service

xigé des religieux, Avesgaud stipula que les églises sus-mentionnées paieraient,

ainsi que les autres églises du diocèse, les droits de synode, de visite et de viola-

tion de cimetières *.

L'acte fut signé par l'évêque Avesgaud, le doyen Guillaume ", le trésorier

Gervais, l'archidiacre Yves, le chancelier Robert, le chantre Reynault, le chapelain

Anségise, le prévôt Hugues, le chanoine Hubert ?, le custode Durand, le porte-

bannière Guillaume, le chevalier Hamon, Hugues, fils de Guillaume, Hélinand, Herbran, Hugues « Guillelmide », Landry, Hervé d'Assé, Herbert, Aubry ou Albéric ",

Je rencontre un autre très curieux accord relatif au même sujet, qui doit

aud. Il renferme ces conditions.

être postérieur à l'épiscopat d'Av

(1) Peut-être l'archidiacre Ge is qui, après avoir fait construire à ses frais la villa de Bourg-l'Évêque, la

donna au Chapitre du Mans. Martyrologe de l'Église du Mans. Bibliothèque du Mans, ms. 24, fol. 50, au Il des

nones d'avril. Bourg-l'Évèque devint plus tard Bourg-le-Roi. Voir Livre blanc (imprimé), p. 9.

ancti Petri videlicet de Solemnis ».

ncti Vincentii de Voloniaco ».

Sancti Dyonisii de Gaudiaco ». Joué-l'Abbé

Sancti Rigomerii de Plano ». Actuellement Saint-Rémy-du-Plain.

Sancti Rigomerii de Silx

Ii de Savonensi ».

arelle.

« Sancti Machuti de Manso ».

Sancti Martini de Noliaco ». Nuillé-sur-Ouette. (11) « Sancti Benedicti de Thevallo ». Actuellement Saint-Benoît-sur-Sarthe, La carte de Jaillot porte Thépale.

enne.

'iventien, ou Saint-Vincent-des-Prés.

(2) On traduit par Saint

(13) « Synodum atque cireuitum, fracturas et cimiter olationes ». (14) Le doyen Guillaume apparait seulement en 1015, après Hugues Ier. Gallia Christiana, Ecclesià Cenomanei , col. 418.

(15) Les éditeurs du Livre blane, p. 101, not

ont identifié le chanoine Hubert, avec le trésorier Hubert dont je parlerai plus bas. Ce n'est qu'une simple conjecture.

(6) Bibliothèque du Mans, ms. 244 (Martyrologe de l'Église du Mans}, fol. 94. — Cartulaire de la Couture, pp. 9, 10. Livre blanc (imprimé), pp. 100, 101.

«€ L'ÉVÈQUE pu Maxs fournira aux moines de la Couture, chaque année, à la

saint Julien, les choses qui suivent :

» Primo, une bonne chambre, avec privés !, et deux lits complets avec

couvre-chefs et oreillers

» Ilem, trente grands pains de chapitre ou soixante petits. » Ilem, une pipe d'excellent vin ?.

» Îlem, des pichets, des tasses et des verres pour boire *. » Ilem, une table avec nappe et essuie-mains.

» lem, deux formes pour s'asseoir ‘.

» Ilem, une charretée de bois.

» Îlem, une charge de charbon.

» Ilem, une charretée de paille.

» Îlem, deux livres de cire en chandelles et en torches.

» Ilem, un coffre de fer.

Ilem, une longe” de porc ou l'équivalent.

chanter Matines après celles des chanoines de la cathédrale.

RE DE LA COUTURE, Chaque année, à la saint Julien d'hiver, devra

MONAS

» Le prieur claustral de la Couture, où celui qui le remplacera, pour faire le service, aura une torche de deux livres de cire, aux frais du chapitre.

» Ilem, le chantre de la Couture, ou celui qui le remplacera pourra prendre pour son usage, les dites Matines terminées, les deux chandelles de cire placées dans les deux chandeliers auprès du lutrin, dans le chœur de la dite cathédrale °.

» Ilem, lesdits moines de la Couture devront assister en chapes à la

grand'messe du jour, dans la dite cathédrale. Trois d'entre eux chanteront le

verset: O rex gloriæ, le répons: Domine prœvenisti et le verset: Apostolorum

princeps omnium. EU après l'élévation du corps du Christ”, tous sortiront du chœur pour retourner à leur monastère.

» Ceux des moines de la Couture qui portent la croix, le livre et le chande-

() « De una bona camera cum latrinis ».

@) « De una somr

a peroptimi vini ». Voir Du Cange: Sagma, Salma, Sauma vini où Somma vini. (3) « Item de picheriis, et ciphis et vitris ad potandum ».

Forme, banc garni d'étoffe et rembourré.

€) « Item, de duobus formis ad sedendum

G) Longe, dérivé de Lumbus, partie d'un animal, depuis le bas des épaules jusqu'à la queue. — D'après le Compendium historiæ regalis abbatit Sancti Petri de Cultura (Bibliothèque du Mans, ms. 91 bis, fol. 12), la longe de porc était remplacée par soixante-quatre harengs les jours maigres.

(6) « Item, cantor de Cultura debet habere, vel ille qui fecit officium cantoris, in dictis matutinis, duos » cereos qui sun in duobus candelabris sitis juxta lectricum chori dicte ecelesie, et secum deferre el in usus » suos convertere, matutinis expletis ».

(7) « Post levationem corporis Christi ».

(8) (Bibliothèque du Mans, ms. 165, fol. 43) donne cette variante: « Lecto evangelio, processio de Cullura cum

‘Ordinarium novum secundum usum Ecclesie Cenomanensis, de 1481, du chanoine Pierre Hennier

bbate cum XI de prioribus suis remanente usque ad finem misse.…. In missa

» conventu recedat ad propr » Michi autem.….. dicitur O re

gloriæ à quatuor de monachis de Cultura ».

lier, doivent avoir la moitié des offrandes, tant en chandelles qu'en argent, faites

ieux au chœur !.

à l'autel de saint Gervais, durant la présence de leurs relis

» Le chantre et le sous-chantre de la Couture doivent se tenir au chœur avec les chanoines. Mais l'abbé n'est pas obligé d'assister au service susdit et cela sans S'eXCUSer ?.

. Gervais et Protais, trois moines de la Couture

» Ilem, à la fête d'été de

doivent venir en chape, assister à la grand'messe de la cathédrale Saint-Julien, et chanter le verset : O Rex gloriæ et le répons : Gloriosus Deus. Après l'élévation du

corps du Christ, ils retournent à leur monastére.

» Les moines de la Couture sont tenus d'assister processionnellement aux funérailles des chanoines de l'église du Mans, mais seulement quand ils en sont avisés par le Chapitre ou par un de ses délégués. Ils doivent alors chanter : Subvenile avec les oraisons.

» En revanche, les chanoines et les clercs de la cathédrale se rendent aussi, processionnellement, quand ils en sont avertis, aux obsèques” des abbés, des prieurs claustraux et des chantres de la Couture ! ».

On ne saurait guére en douter, les grands avantages accordés aux moines de

la Couture pour leur assistance aux offices de la fête de notre apôtre, avantages

en dehors de toute proportion avec leurs charges, n'étaient que la manifestation

de la reconnaissance d'Avesgaud pour les nombreux travaux de Léthald sur saint Julien.

Les religieux de la Couture ne furent pas les seuls à qui fut imposée l'obligation de l'assistance à la fête du patron du diocèse. Elle incomba aussi, à des dates

succe

ssives, mais longtemps avant 1245, au Chapitre de Saint-Pierre-de-la-Cour ? et

à tous les abbés ( Bénédictins ou Augustins) de la ville et du diocèse du Mans’.

(1) Dans un acte du 1er février 1459, conservé en copie aux Archives de la Sarthe (G 479, p. 140), on trouve saint-Pierre-de-la-Cour et les religieux de la Couture

qu'à la Saint-Julien, « de tems immémorial », le chapitre de

«avoient coutume de mettre leurs croix, livres, chandeliers et ornements sur l'autel de saint Gervais et de

» saint Protais », et qu'ils avaient également droit de percevoir les oblations offertes sur ledit autel par les fidèles, durant les matines qu'ils chantaient.

(2) Cette prétention n’est nullement justifiée. (3) « Nota quod totum collegium hujus ecelesie (Cenomanensis) tenetur processionaliter ire ad exequios » cujuslibet canonici ecclesie Beati Petri de Curia, et abbatum, priorum et cantorum monasteriorum Beati- » Vincentii, Sancli-Petri de Cultura et Beate- » de Prato, et quodlibet collegiorum predictorum tenetur venire ad exequios cujuslibet canonici hujus pre-

Marie de Bello-loco, et abbatisse, priorisse et sacriste monasterii

ie (Signé) Hennier ». Ordinarium novum, 1481. Bibliothèque du Mans, ms. 165, fol. 64 verso. conservé, en copie

» sentis ec (4) Get accord, en latin, de l'évêque du Mans avec les moines de la Couture nous du XVI siècle, dans Martyrologium et Regula Sancti Benedicti, ms. provenant de la Couture. Bibliothèque du Mans. no 238, fol. 183.

(5) Au moins depuis Henri II, roi d'Angleterre, 1151-1189. Archives de la Sarthe, G. 479, pp. 92, 144, 145

et pu

sim.

(6) « Abbas de Cultura et alii abbates Cenoman. ville et dioc. tenentur venire ex debito ad festum beati

» Juliani, et nisi possint, tenentur se excusare in capitulo per litteras, et hoc addilo quod conventus de Cultura

as matutinas in ecclesia Cenomanensi. Et in hac jure est et fuit ecclesia

» tenetur celcbrare in codem festo terc a lanto tempore quod inter viventes non est memoria quando incipit ». Enquête de 1245, aux

» Cenomanens!

Archives de la Sarthe. Fonds municipal, ne 813, p. 98.

Ceux-ci — y compris l'abbé de la Couture, malgré sa prétention exprimée plus haut — devaient après l'Offertoire de la Grand'Messe, répondre à l'appel de leur nom fait en cet ordre :

1bbé de Saint-Pierre

L'abbé de Saint-Calais, 8 !; l'abbé de Saint-Vincent *, 8; l de la Couture, 8: l'abbé de Notre-Dame de Beaulieu, À: l'abbé de Notre-Dame d'Évron, 8 ; l'abbé de Lonlay, 8; l'abbé du Gué-de-l'Aunay, 8: l'abbé de La Pelice, 8:

du-Bois, À ; l'abbé de Vaas, 4.

l'abbé de Saint-Geor

Les absents, non excusés, étaient répulés contumaces*. Quant aux abbés

Cisterciens de Perseigne, de Tyronneau, de Clermont, de Champagne, de Fontaine- Daniel et de l'Épau, ils ne furent jamais soumis à une semblable sujétion.

Le chanoine Pierre Hennier nous a tracé dans son Ordinarium novum secundum usum ecclesie Cenomanensis écrit en 1481 *, l'ordre dans lequel se déroulaient

au moyen-âge les cérémonies de la saint Julien.

La veille de la fête, 26 janvier, après Complies, vers la « dixième heure? »,

on sonnait toutes les cloches pour annoncer les Vigiles solennelles.

Pendant ce temps, les chanoines de Saint-Pierre-de-la-Cour venaient en procession à la cathédrale. En entrant dans l'église le grand chantre entonnait un répons de circonstance el récilait une oraison au chœur. On avait allumé les douze cierges autour du Crucifix", les deux cierges de l'autel saint Julien”, qui devaient brûler toute la nuit, et deux autres cierges au milieu du chœur“. Les chanoines susdits chantaient alors leurs Matines, après quoi ils se retiraient

ionnellement.

proce

Aussitôt, à la lueur de tout le luminaire et au son de toutes les cloches, les chanoines de la cathédrale commençaient le deuxième office par Finvitatoire : Corde puro regem Chrislum adoremus dominum cœli arce qui bealum provexil Julianum.

Ces secondes vigiles terminées, les moines de Saint-Pierre de la Couture

() B signifie abbé bénédictin et A abbé de l’ordre de saint Augustin.

€) « In hoc festo (saneti Juliani) debent assistere quatuor monachorum Saneli-Vincentii, el omnes abbates » in dioc., nisi habeant excusationem ». Pierre Hennier, Ordinarium novum, 1181. Bibliothèque du Mans, ms. 165, lol. 43

Au XVIe siècle, l'appel se faisait « ad aquilam », et au XVIII à « la grille de la principale porte du

» chœur ».

(4) Bibliothèque du Mans, ms. 165.

(5) « Circa horam decimam ».

(6) Vers 1280, le chanoine Gcoffroy d'Aul

é (Gaufridus de Aubigneio) donna vingt livres tournois pour un cierge qui devait brûler tous les jours, depuis l'heure de prime jusqu'à la fin de sexte, « in choro ante » Gru

(7) On trouve dans le Martyrologe de l'Église du Mans (Bibliothèque du Mans, ms. 241), au II des ides de juillet, qu'un chanoine (du XIII » quatuor bacinos argenteos faciendos, ubi ponuntur quatuor cerei qui semper et continuo ardebunt coram

xum ». Martyrologe de l'Église du Mans (Bibliothèque du Mans, ms. 211), au 5 des ides d'août.

ècle), Lucas de Coleni ait donné à

a cathédrale « octo marchas argenti ad

» altare beatissimi Juliani ».

(8) « Finito responsorio et oratione in choro et accensis luminaribus XII cereis juxta Crucifixum et duobus » de lectulo beatissimi Juliani, qui Lola nocte ardebunt, et duobus in medio choro ». P. Hennier, Ordinarium novum, fo, 42 verso,

entraient au chœur où, avec les mêmes solennités, ils chantaient le troisième office !.

Pendant cette nuit, la police de l'église était faite — au plus tard, à partir des

premières années du XVIe siècle *, — par deux chanoines de la cathédrale, derniers

reçus, qui étaient tenus « fournir et conduyre, à leurs despens, gens en armes » qui » devaient « aller à l'entour de la dicte églize et autres endroits d'icelle,

» pour la garde et conservation des sainctes reliques y estans, et aussi pour

» empescher les insolences de voyes de fa s, meurtres et autres crimes

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