‹ La cathédrale Saint-Julien du MansChapitre 31 sur 236 · CL · texte numérisé non relu

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» qui se y pourroient commectre et perpetrer * ». Au XVIIe siécle, cette fonction

élait dévolue, toujours aux deux derniers chanoines, ainsi qu'au syndic et aux

douze derniers mariés de la paroisse de Saint-Aubin-lès-Le Mans. Il ne faut pas confondre les gardiens de la nuit de la saint Julien avec les quatre sergents

ordinaires de l'église.

Le matin du 27 janvier, à la cloche de tierce, les chanoines de Saint-Pierre-dela-Cour revenaient en procession à la cathédrale, chantaient un répons en entrant dans l'église, récitaient une oraison et, installés à gauche dans le chœur tandis Tierce,

que le chapitre cathédral tenait la droite, commençaient Tierce. Après

moines et chanoines, vêtus de leurs plus beaux ornements”, se rendaient en procession dans la nef, le grand chantre entonnant: © gloriosum præsulem. Devant le crucifix, quatre chanoines chantaient un verset, puis à la suite de

l'oraison, de la bénédiction épiscopale et du Benedicamus, le cortège rentrait au

chœur en chantant Urbs provecla.

Pendant l'ntroit: Mihi aulem, entonné par le grand chantre, l'évêque, qui

s'était rendu au revestiaire, en revenait précédé des chanoines de Saint-Pierre-

de-la-Cour en tête, des moines de la Couture et enfin du chapitre de la cathédrale. Les chanoines de la cathédrale, ceux de Saint-Picrre-de-la-Cour et tout le clergé se plaçaient à droite dans le chœur et les moines de la Couture à gauche.

En même temps, l'évêque était conduit par deux abbés, dans le chanceau, à

l'autel de saint Julien, où la messe devait se célébrer". A la saint Julien de

() Ordinarium novum.

(2) « De tout temps et d'ancienneté », dit-on en 1527.

(3) La nuit de la saint Julien à la cathédrale du Mans en 1527 d'après Lettres de Rémission du mois de juin JJ 240, fol. 299 verso, no 235

ale pendant la nuit de la saint Julien de porter « des bâtons invasibles ». Arch. de la

Sarthe, G 19, fol. 155 verso.

Archives natio gardiens de la cathéc

NL janvier 1539 (v. s.), le Chapitre défendit aux

() « Le syndic et les douze derniers mariés de la paroisse de Saint-Aubin-lès-Le Mans sont tenus de venir » faire la garde à l'église pendant la nuit. Is viennent un peu avant sept heures du soir. Ils prêtent serment » devant M. le bailli du Chapitre, comme ils «

acquitteront fidèlement de la garde de la porte de l'église qui

eur est confiée, qu'ils ne laisseront entrer personne en l'église avec épée, canne ou bâton ; mais que les

» épées, cannes ou bâtons seront déposés sur le bureau ou M. le bailli tient séance. Me le Bailli, procureur et » greffier, pour ect effet, doivent se trouver avec deux huissiers, tous en robes, et veiller à ce qu'il n

» point de bruit pendant tout le tems de l'office. Le C

pitre commet les deux chanoines derniers reçus, pour

» veiller alternativement au bon ordre pendant les offices ». Cérémonial de l'Église du Mans, 1789, p. 181. (5) « Monachis que canonicis sollemnibus vestibus adornatis ». Ordinarium novum.

(6) Pi

rre Hennier, dans son Ordinarium novum, distingue le chanceau {cancellum)/ où était l'autel de saint

l'année 1460 (n. s.), Martin Berruyer chanta la grand'messe à l'autel des SS. Gervais et Protais, c'est-à-dire au grand autel, sur lequel les chanoines de Saint-Pierre-de-la-Cour et les religieux de la Couture avaient coutume de déposer « leurs croix, livres, chandeliers et ornemens ». Afin de couper court aux protestations de ces derniers, l'évêque répondit qu'il avait agi de cette sorte « parce » qu'il estoit débile et ne pouvoit monter les degrés de l'autel (S. Julien ) avec ses » habits pontificaux et que, s'il estoit tombé en y allant, il auroit fait rire les uns » el scandalizé les autres, et que, d'ailleurs, le peuple regardant cet autel en » face, il ne pouvoit estre recueilli, ny avoir dévotion qu'exigent les saints

» mystères ! ».

l'évangile, dit Pierre Hennier, les chanoines de Saint-Pierre-de-la-Cour

Apr

restaient ainsi que l'abbé de la Couture? avec ses onze prieurs, jusqu'à la fin de la messe, après laquelle tous relournaient € ad suas honeste et ordinate

ecclesias ? ».

aud (avant la fin du XIIe siècle), Pierre

Environ deux cents ans après Avesg

de Poitiers, chanoine du Mans et chancelier de l'église de Paris, établit dans cette dernière église la fête solennelle de saint Julien *

On doit placer au temps d'Avesgaud le trésorier Hubert? qui gratifia l'Église du Mans de la terre de Benais', de dix arpents de vigne, de fonts

baptismaux et de cloches ?.

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