‹ La cathédrale Saint-Julien du MansChapitre 77 sur 236 · LXXI · texte numérisé non relu

LXXI

(7) à Ecclesiam vero et ministros ejus adco dilexit et fovit (Philippus) quod ecelesia malignantium ipsum

(6) Livre blanc (imprimé), n

» regem sacerdotum vocitabat ». Marlyrologe, 24

» à la construction de l'église cathédrale ! », et Simon de Montfort, chef de la croisade contre les Albigeois, mort le 25 juin 1218, « poussé par une piété » profonde envers le saint apôtre des Manceaux, offrit des dons considérables à » son église ? ».

Malgré tout le désir qu'on peut ressentir de rencontrer de nombreux bien-

aiteurs de l'église-mère, il est urgent de ne pas accorder droit de cité à ces

dernières affirmations du Révérend Père. Aucun texte n'affirme la générosité de

a veuve de Richard-Cœur-de-Lion, envers la cathédrale à laquelle elle lai

simplement trente livres mancelles destinées à la fondation de son anniversair

Quant à donner un rang quelconque à Simon de Montfort parmi ces mêmes

ienfaileurs, on ne saurait y songer un seul instant. Le Martyrologe de notre

église inscrit bien la mort du fameux chef de la Croisade au 7 des calendes de

juillet (25 juin), mais c

& simplement à titre d'événement remarquable inté-

ressant toute la chrétienté *.

Avec les chanoines Guillaume de Passavant?, Simon de Mincy" et Jean de toorte, nous rentrons dans la catégorie des bienfaiteurs authentiques. Le premier, qui mourut écolàtre après l'année 1213, laissa une somme de cent sous manceaux pour la fabrique de l'église en plus des vingt livres de son anniversaire”, le second octroya au chapitre, outre ses maisons de la rue Héraud’,

onze livres lournois, 6

alement pour la fabrique de l'église

g Jean de Roorte,

diacre, possesseur de maisons en pierre dans la rue de la Vicille-Rome, et qui

vivait encore en 1226, imila la générosité de ses confrères ", On a dit plus haut l'enthousiasme des populations pour la construction de leurs cathédrales. Le fait d'aller chercher au loin les pierres nécessaires à l'édifice,

prouve lopiniàtreté des constructeurs qui ne reculaient pas devant le difficile

transport de leurs innombrables blocs, sur de lourds chariots, par les chemins

4) Église du Mans, IV, 297.

(@) Dom Piolin, Histoire populaire de Saint-Julien. p. 151.

(3) « X kal. januarii, Eodem die obiit Berengaria, regina, quondam uxor Richardi, illustrissimi regis Anglo- » rum, de cujus bonis habuimus triginta libras cenomanensium, quas concessimus servicio ceclesie nostre, ct

» dictum servitium tenetur annuatim reddere tr

ginta solidos cenomanenses distribuendos illis tantummodo

» canonicis qui ejusdem regine anniversarium celebrabunt ». Martyrologe, 241. — Rien dans ces lignes, citées par dom Piolin à l'appui de sa thèse, n'autorise à dire que la e».R.Tr us presentis miserie, Simon, inclitus Montis fortis, qui,

» pro defensione nominis Christi, in terra Albigensi certavit usque ad mortem ». Martyrologe, 214.

ine Bérengère a contribué (de ses deniers) « à

» la construction du magnifique chœur de la cathéd

r, La maison dite de la reine Bérengére, p. 20.

(4) «VIT kal. julii. Eodem die, requievit

(5) Parent de l'évêque du même nom,

(6) « De Minciaco. »

(7) Martyrologe, 244, au 16 des calendés de mars. (8) « Symon de Minciaco, presb

et concanonicus noster qui domos suas sita it ». Dom Piolin (IV, 289), tr:

rue Arnoul. On trouve Simon de Miney, prêtre et chanoine, cité dans une char blanc (imprimé), no LXIV.

in vico Araudi, quas » magnis sumplibus adquisivit, servicio ceclesie delega duit «in vico Araudi »

» du 15 juin 1210. Livre

par

() Martyrologe, 44, au 11 des calendes de mars. (10) Martyrologe, 14 des calendes de décembre.

LES ÉVÊQUES DU XIIe SIÈCLE 299

souvent mauvais, du moyen âge. Les Manceaux avaient employé le roussard,

qu'on trouve aux environs de la ville, la pierre de Soulitré ! et celle de Bernay

pour l'édification de la nef de Saint-Julien. Ils employérent le grès dans les substructions du chœur jusqu'à la hauteur des fenêtres des chapelles, et demandérent aux carrières de Bernay, situées à vingt-trois kilomètres du Mans, son calcaire jurassique, d'un grain fin et serré”, pour tout le reste de l'édifice. Une charte de

l'évêque Geoffroy de Loudun, du 16 août 1252, nous apprend que le Chapitre

possédait une carrière à Bernay. La p upart des autres perrières de la région appartenaient au seigneur de Sourches.

Maurice, qui avait été suspendu de ses fonctions par l'archevêque de Tours, Jean de Faye, et réhabilité par le pape Honorius HI vit disparaitre en 1222, le

sénéchal Guillaume des Roches, fondateur de l'abbaye de Bonlieu., et, le 14 juillet

1223, le roi de France Philippe

Auguste. Il prêla serment de fidélité, ainsi que les autres évêques du royaume, à son successeur Louis VIII, en novembre 1223. Le monarque reconnut que le pontife n'était pas tenu de marcher en personne à l'ost, ni d'y envoyer personne à ses frais *. Maurice, lui-même, dans le temps de la mort de Louis VIII (novembre 1226), reçut l'hommage, per osculum pacis, de Foulques l'Enfant, chevalier, pour son hébergement de Varennes et pour la

terre où était situé le bourg d'Épineu”?. Le 3 octobre 1230, avec le consentement

du doyen‘ et du chapitre de son église, il modifia la division du diocèse en éteignant les archiprètrés et en les remplaçant par sept archidiaconés y compris celui du Mans annexé au décanat du chapitre”.

Ce fut sous l'épiscopat de Maurice, à une date difficile à établir précisément, que les Frères mineurs et les Dominicains s'établirent au Mans, ces derniers, dans certaines maisons de la rue Héraud, provenant de la succession du chanoine Bernard de Miniac. Il faut probablement compter au nombre des premiers enfants de saint Dominique dans notre ville, frère Henri Brisoul, que l'évêque du

Mans choisit pour procureur, le 2 juillet 1231 °. Quelques membres du clergé

manceau endossérent peu après l'habit des frères prêcheurs. On peut signaler en

() Soulitré, localité à vingt-deux kilomètres du Mans, canton de Montfort. (@) « La qualité et la beauté des pier les cart

sont telles que le géologiste Desmarest vint en visiter

es et leur a consacré un article dans son Dictionnaire de Géographie physique ». Pesche, Dictionnaire, t I, p. 157.

3) © Universis,.… Gaufridus... Cenomannensis episcopus. Noverit quod decanus et capitulum Cenoma-

» nense concesserunt abbati et conventui Pietatis-Dei, de assensu et licentia nostra, quod ipsi possint capere ct Archives de la Sarthe. Fonds munici] es nationales, JJ 26, fol. 140 6) « Pro habergamento de Varennis et masura in qua situm est burgum de

» levare lapides de petraria nostra de Berncio.

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