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soi('iilili(|ii(' cl (le la ni(''lh(Klol()i;i(' morale. VA il serait Nraiiiiciil |)i(|iiiiiil, — el il csl Irès vrais(>mlilaMc — (|ii(' deux (tiivmges aussi (JinÏTcnls (|ii(' les E.rcniccs spiri/itr/s do saint ïi^nacc cl k' Nnruni Orf/dniuii de {''raiirois IJacoii procèdent tons les doux dune nu^-mo source philosophique.
Sans enirer dans (ont le détail de cet examen, il nous senidu moins pei'mis de j'appeler (jiieh|uesuiis des points les plus essentiels de la théorie de la prudence dans saint Thomas (1). Et d'abord, liieii (|iie sailli Thomas voie surtout dans la prudence une vertu qui se rapporte beaucoup plus à la pratique qu'à, la spéculation (2), il reconnaît cependant que « l'acte même de la raison spécula- « tive, par cela seul qu'il est volontaire, dépend « de la délibéi'ation et du choix quant à son exer- « cice, et [)ar consé((uent tombe sous la domina- « lion de la prudence (3) », ce qui signilie que toutes les démarches de la raison spéculative, en tant ({u'elles ont pour objet de choisir enti'C les preuves de la vérité découverte, ou entre les moyens pour découvrir la vérité recherchée appar-
(1) 2=' ■l-'^ q. XLVii-Li.
(2) Q. xLvii, art. 2.
('.V\ Ibid., ad. 2. — Dicipotesl quod aclus xpeculalivus ra/ionis, secundum quod es/ volunlarius, cadil sub eleclione et consiUo quanluta ad suian exercilium, et per consequevs cadlt sub ordinalione prudenliœ.
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tienneiil à la prudoiico. Mais ces démarches coiistitueiil précisément ce que les modernes ont appelé la m/'thodr, et, par conséquent, loules les règles que saint Tiu)m;is au nom de la prudence imposera à l'aclion pratique devront, si Von donne à sa pensée toute sa portée, s'étendre à toutes les démarches de l'esprit dans la recherche de la vérité, par cojiséquent, constitue!' les lois de lai I de chercher, les règles de la uu'dhode.
Aussi voyons-nous ([ue, énnméi'auL les parties intégrales de la prudence, saint Thomas nomme successiveuKMit : la Mémoire, par (|uoi ou peut enleudre la coUectiou des expériences autéi'ieures; rinlelligence, cest-à-dii'c la pénéli'ation de la signification des faits; la Docilité, c'est-à-dire la soumission aux règles particulièi'cs; la Discipline, l'Hahileté ou Eustochie qui sert à riuveuliou et fournit les éléments des conjectures fondées ; la liaison, qui du connu nous conduit à l'inconnu par les voies logiques ; la Prévoyance, par laquelle la raison dispose les expériences en vue de la découverte ; la Circonspection, qui en chaq(u^ ordre de recherches fait varier les observations et les moyens de découverte ; la Réserve enlin ou Cautiu par laquelle l'esprit évite l'erreur (1).
(1) Ibid., q. XLViii, art i.