‹ La catholicisme et la vie de l'espritChapitre 24 sur 56 · II · texte numérisé non relu

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15(3 LE GATIlOLIGiS.MI'; ET LA Vli; DE LESl'RIT

« loiil lo plaise la Vérité éleriicllo. Tu n'as rien en (( loi (loiil lu puisses le glorilier, mais beaucoup (( dont lu dois te mépriser; car tu es bien plus <i l'ailtle (jue lu ne p(uix le comprendre (1). » Le chrétien doit donc être humble et docile aux impulsions supérieures, aux conseils divins. Comme un enfant s'abandonne aux bras de sa mère et se laisse amoureusement porter, le chrétien se })rète aux lumières, aux sollicitations de la grâce. « Le « royaume des cieux est pour les enfants et pour « ceux qui leur ressemblent, disait Jésus. — En « vérité, je vous le dis, si vous ne devenez sem- 0 blables à l'un d'eux, disait-il encore, vousn'en- « trerez point dans le royaume des cieux. »

Et Bacon dit expressément la même chose. 11 a, ainsi que nous l'avons remarqué plus haut, répété en vingt endroils : c On n'enlre dans le royaume « de la science que de la même façon qu'on entre « dans le royaume des cieux, à la condition de se « faire enfant. » 11 faut entrer dans la recherche scientifique avec la nudité de l'àme, la pureté de l'esprit. 11 faut interroger docilement la nature, la laisser parler à son heure. Natura no/i vincitur nisi parendo. Si quelque expérience ne réussit pas, recommencer patiemment. « Quand l'expérience

(Ij lit, IV,

1,1-: CAiiKH.ini i; iii;vAM i.\ scik.nci; l.'iT

« inlirnic V\i\vc [)it(,'()ii('uo, dil aussi (^liiiido Hor- « iiaitK r('.\|)t''riiiUMilal(Mir doil r(>joter ou luodilicr « son idi'c (I). » Oiiaud rcxix'i'iciicc no j'ôpond pas à ce qu'on on alloiidail, on (piaiid rol)sorvalion u"ôv(m11o dans r(>s|)ril dn olioi'chonr anonnc id(''o clairo, lo clioi'cdnMir doit altoiuli'o palioninionl lo moment on so nionlrora à Ini lith'o (jui doil lui oxpliqnor sos olisorx allons on le rrsnllal nôgalil" de ses recherches. No dirait-on pas qu'il osl convaincu dans sa pratiqno (h> la vorilé do ces paroles de V Imitation : i< Si In sais lo laii'o et « sonlî'rir, In verras sans nul donlo lo secours dn « Seigneur. 11 connaît lo temps et la façon de te (' délivrer ; et pour cela tu dois te résigner à '- lui (2)! » Et quand Hacon pajdo do la ]:)nrilicali(ni d(> ro'il {U' làmo, n'a-t-on pas oji cotte [)ai"olo méthodique comme un écho de la liturgie catholique dans hnjnello nous lisons : <> De mémo que " ces luminaires, enllammés j)ar un feu visible, " chassent les ténèbres de la nuit, faites do mémo, « Soignonr, (|no nos (Menrs, échiii'os d'un l'on invi- « sible, c'est-à-dire de la splendeur du Saint- « Esprit, soient délivrés de raveuglement de tous « les vices : afin que, l'u'il de notre âme étant " j)nriii('' i jinrificalo mciilis ocii/o), nous puissions

(1) Intioduclion, etc., p. 19.

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