II
« voir ce qui vous est agréable et ce qui est utile « à notre salut (1). » Ce ne sont pas les mêmes objets, ce ne sont pas les mêmes accents, ce sont ])ien d'identiques préoccupations.
Ainsi (b)iu" les qualilés que la métbodologic exige ^u savant sont celles-là mêmes que la religion exige du catholique : la prudence, la défiance des sens, des passions et de l'aulorilé individuelle, la modeslie, et ce n'est pas assez dire, l'humilité, l'abnégation, la patience. Ce n'est pas la même ambition (jui les anime, ce n'est pas le même but que poursuivent le savant et le catholique, mais leui's dispositions d'esprit, pour que chacun d'eux arrive à son but et voie couronnée son ambition, sont tout à fait identiques. La vertu scientiliquc est de même forme et composée des mêmes éléments que la vertu catliolique.
Nous sommes arrivés au terme de notre recherche et voici ce que nous avons découvert : d'abord il n'y a entre le catholicisme et la science aucune sorte de contradiction. Le catholicisme permet à la science de se développer selon ses méthodes propres, en pleine liberté et en juste indépendance. Il y a des lois de la divisiim du travail
(1) ,\]iss(ile roinanuïn. In [est. Purificaf. B. Marive. — Bénédiction des cierges, troisième oraison.
i.K c.A'riini.Kji i: iii:\ \M i.\ sciKNci: l.'i!)
iiiculal (lui ii'(.)iit pas civ loujours observées faille d'avoii' élé assez bien coiiniios, mais qui, une fois eoiuuies, simposeiil à rohservalioii. C/esl poiiiles avoir li'ans^ressées (jue les lliéolo^ieiis oui pu parfois se ii'oinpei' eu uialièi'(^ scieuliiicjue, (|ue les savants à leur lour oui pi'ofessé des erreurs lh(''oloj;i(jues. Au lh('M)loj^i(Mi de cousli'uire le système (logmali(jue de la foi, au savant de formnlei* les conclusions de ses reclierches dans l'ordre particulier de ses investi<j::alious. Il n'a à se préoccuper (|ue de la méthode et de la logi([ue. Qu'il naftirnie pour vi'ai (jue ce (jui lui sera l'ationnellement ou expérinumlalement dénioiilré. (jue le llu''olo|j;ien à son tour s'abstienne le plus })ossilde de faire eulrer dans la systématisation des do{i;mes des Ibéoi-ies empruntées aux sciences profanes. C'est à un savant spécial, également instruit des vérités définies de la foi el des résultats inconteslables de la science, qu'il appartient de faire Voir qu'il n'y a entre les [)i'oposilious de la foi el de la science aucune contradiction. 11 peut y avoir obscurité, difiicullé, il ne i)eul y avoir véritable désac'coi'd. Mais c'est à la ccmdition que l'on ne regardera comme l'ésnltal incontestable des sciences (jue les vérités acquises, stables et permanentes et non pas ces théories, ces systèmes plus ou moins aventureux qu'on pcul bien par
100 LK C.ATIIOIJCISMK KT LA ViK DE l'eSPUIT
omphaso appeler des vérités, mais qui n'en ont que l'appareiice. Dieu, vérité même, principe commun de la science et de la loi, puisqu'il est Tauleur des êtres, ne saurait se contredire, ainsi que parle le concile du Yaiican. Les sciences peuvent donc dans le domaine qui leur appartient, comme le proclame encore le même concile, se développer librement, conformément aux méthodes qui leur sont propres.
Et nous avons fait voir que le savant catholique, qui peut discuter les unes après les autres toutes les hypothèses possibles sur une question donnée, jouit de toute la liberté d'examen qui peut être nécessaire à la constitution de la science. 11 n'y a donc aucune antinomie nécessaire entre les exigences de la science et celles du catholicisme. Le calliolique peut donc prendre devant la science l'attitude du vrai savant. Bien plus, tout dans sa foi lui commande cette attitude. Car, ainsi que nous l'avons vu, les postulats du catholicisme sont précisément les mêmes qne ceux de la science: l'un et l'autre, en effet, ont besoin, pour exister, de nier le scepticisme, de ci'oire à la raison et à la force de l'esprit; l'un et l'autre aflîrmcnt l'existence du monde extérieur, tous deux enfin professent sur la vérité une doctrine commune. L'est ici peut-être le jioint central où convergent toutes les
LE CATHOLIQUE DEVANT LA sr.lKM.E H)l
jil'linilrs du c'alliolicismc ci de lu scionce. Il scmlilc ([ira l'houro où nous sommos, il n'y ait plus crincoulrslr (|U(' la scicucc ou ses (l(''C(iuv(M'l('s posilivcs, on son incessant progrès, on sa morveillouso |)raliquo que \o succôs impose à la connanco de Idus. Or, à celte heure même, si Ton cherche (|ui, |)aruii les écoles de pensée, professe une doctrine de la véi'ilé où ])uisse reposer l'édilice scientiiique, ou ]\o trouvera plus i;uère que les théologiens calholiqiies et les piiilosophes qui ne renient pas leur correspondance avec cette théologie. Nous assistons à une dissoliiliou de la pensée. On nous dil (|ue la vérité mvie et se transforme avec tout le ri'ste. La psychologie a pris la place de la logi- (jue et, quand on a expliqué un état d'esprit, on estime lavoir juslilii''. Les uns, comun^ les empiristeset lesévolutionnistes, de StuarlMill à Guyau e! à M. Fouillée, pensent que la vérité étant un siuiple rellet dos choses, corps, phénomènes ou iih'cs, cl que tontes choses étant sans cosse en évoluliou, il ne saurait donc y avoir aucune vérité li\e, iiumuahle, éternelle; les autres, comme les ni''o-{ riticistes ou les contingentisles de toute ualuie, de M. Henouvier à M. Bergson en passant |t('ut-rti'(' par M. Houlrouv, croicul (iiTun élémoul de n(juveauté, non prévu et imprévisihle, se mèlc sans cesse aux réalités en sorte que tout ainsi
162 LE CATHOLICISME ET LA VIE DE l'eSPRIT
change et tout peut changer. Le changement, disent les premiers, est nécessaire ; le changement, disent les seconds, est contingent, mais tous pourtant s'accordent pour dire : Tout change, rien n'est immuahle. Rossuet écrivait jadis : Vive rEternel ! Il semhle que la philosophie contemporaine réponde : L'Eternel est mort.
Même les mathématiques se sont laissé envahir pai' la psychologie et des thèses récentes essaient de nous faire voir comment la certitude mathématique elle-même renferme un élément inexplicahle qui empêche la parfaite certitude. ^lais à travers toutes ces suhtilités, malgré elles et contre elles, la science marche, opposant la sereine majesté de son progrès aux critiques qu'on adresse à ses fondements. Les esprits perspicaces voient bien qu'en etTet, du point de vue de la conscience individuelle, aucun phénomène concret ne saurait se ressembler, mais ils ne conçoivent pas comment on peut conclure de là que rien ne dure. Car la science a précisément pour fonction de dégager l'abstrait du concret, ce qui se ressemble de ce qui ne se ressemble pas et, par suite, de ce qui passe, ce qui demeure et ne change pas. Dans le concret, d'un point de vue psychologique, tout change; dans l'abstrait, qui est le point de vue vraiment scientifique et logique, il y a du sta-
i,K CATiioi.iuii; DKVA.M' i.A scii:.\(;i-: UiM
Me f't (lu pormanoiil. La science a l)es()iii de l'éteriicl ou aulrenu'ul loules ses prétendues découvertes ne seraiciil jiour les lioinnies à venir qu(^ les traditions de vains comnuM'ages senihlahles aux contes de la mère l'Oie.
Le catholicisme aussi a besoin de ri^]lernel et il reconnail son existence. Les ([ualités abstraites (le la vérité scienlilique sont les qualités mêmes qni se retrouvent vivantes dans le Dieu vivant. Et ("est ce qui nous explique comment le clirétien (|ui veut monter vers son Dieu doit avoir des vertus de tout j)oint semblables à celles dont doit faire preuve le savant qui veut atteindre le vrai. Tous les deux vont à la même Vérité et ils y vont avec la même àme : le savant seulement avec la partie intellectuelle, le chrétien avec Lame entière. Ce qui revient à dire que c'est par des vertus proprement chrétiennes que l'on est vraiment savant. Le catholique donc, quand il veut aborder la science, n'a pas à modilier son attitude de catholi- (jue ; il devra garder la même attitude dans le temple et dans le laboratoire, en face de la chaire du théologien et de celle du savant. Ici et là, il ouvrira également son àme h l'écho des enseignements divins, il discernera, pour y C(jnformer sa pensée, j)armi les phénomènes mouvants et concrets de sa conscience, le dessin abstrait des réalités éternelles.
CIIAIMTRE IV Los Révélations de la conscience moderne.
Une manifostatioii imporlanlo dos idros anlicatholiquos oui lion on 1897 lo jour niônio du Joiidi-Saiut. \j Union pour Vachou tnoi'aJr avait cru no pouvoir mioux fôlor la soloiinité de ce jour qu'on convoqiuint ses adoptes à entendre une conférence do M. (îahriel Soailles. Otlo conlorenco fut j)ou ajn'ès ])ultliée dans la Urvnc l)h'iio[\). Elle a à nos yeux une double signification. Elle nous fait voir d'abord nettement ce que nous avions toujours soupçonné, c'est que sous dos dehors de neutralité, VUnion pour l'arlion morale est résolument anticafboliquo ; elle nous renseigne ensuite sur les objectious que beaucoup d'esprits élevés pensent être décisives contre le catholicisme.
D'autres avaient essayé de montrer qu'on n'arriverait pas à donner dans l'école ou hors de
(1) 1" et 15 mai 1897.
1J:s RKVKl.ATIONS DK LA CONSCIENTE MODHRM; I ()."
li'cnlc une (''(luciilioii iiioralc (|ii('l('()ii(|ii(' si Ton ir<Mii|>niiit,iil .111 (•lii'isliiiiiisinc les |)i'iiici|)iil('s mr- IIkhIcs (le sa (lircclion s|)ii'ilii('ll(' (Ij, M. Dcsjar- (liiis s'employa plus spécialonicnt à sonnor le i(''\('il (les ailles. Il |)iil)lia on 1SÎ)2 le Drroir jtn''scnl où il jclail les hases (lune associalion eu \ ue (le la i^'-ioruie moi'ale. (lelle associalion parail sèlre l'ormée dès le mois de juin 1(SÎ)2 avec le philosophe La^nean comme inspiralenr, et a |>iis le lilre {Vi'nioii pour l'mlutn rnordlc. E1I(M1, depuis lors, puhlié un Uullrl'm (|ui, après avoir circuh' (|U(d(jnc peu sous le manteau, a ])ris anjourd'hui sa place au grand jour i\o la pnhlicité. L'Association sollicita dos adhésions, ollo ne se conlenia pas de s'adresser timidement à quelques honnos volontés éparses, elle vonlnt dos la première heure se répandre, se ramilier et agir, s il se pouvait, sur la l'rance entière. Pour cela, elle adressa son appel non seulemeni aux lihres ])ensenrs mais aux croyauls, eu parliculier aux calholiques. Plusieurs j)armi ces derniers crurent poiiNoir y r(''|)oudre. l)'aiilr(»s l'ésistèrent et en direul jmhli(j uement leurs raisons. Nous avons loUp)Urs ('•[('' de ceux-là.
(1) Efliniind Ci.ay : I,'Allciiialive. — Fonsf.oiuve : Essai sur le lihre oihilre, 11" ])art. 1., Il, c. 5. — L'/n>iiiof/éiiéilé morale, dans la Ucvue philosopliiqiie, juillet 1800.
166 LE CATIIOLICISMK ET r.A VIE DE t/eSPRI'I
Et trabord le credo môlnphysiqiie et rcligioiix que ^[. Dcsjanliiis réclama il de ses adeptes se Iruiivail réduit à l'ien. Oiron soit catholique ou proleslaul, qu'on ci'oie à la divinilé du (llu'isl ou qu'on u'y croie pas, qu'où fasse professiou de suivre les enseignemeuts de Bouddha ou ceux de Jésus ou ceux même de (^onfucius, qu'où adore uu Dieu ou qu'où peuse que le ciel est vide, qu'on ci'oie à l'immortalité de l'àme ou qu'on soit uu simple positiviste, peu importe ! pour faire partie de YUniun jiour Vact.U)i\ monde, il faut et il suffit que l'on jHuise avoir besoin, pour accomplir tout son métier d'homme, de se réformer, de se créer une vie intérieure par la lutte contre soi-même, par la modération des passions, la culture de la conscience, par le dévouement aux autres hommes, par l'abnégation et le sacrifice.
Quoi que puisse dire M. Desjardins, ces principes qu'il adopte supposent toute une anthropologie, par suite plus de métaphysique qu'il ne pense et plus de religion même qu'il lu^ croit, mais quoi qu'il en soit, sur ces affirmations purement morales, il estime que les croyants et les non-croyants peuvent se rencontrer. (À's principes moraux sont communs aux catholiques et à toutes les sectes chrétiennes, les libres penseurs les meilleurs et les plus éclairés les adop-
LKS RÉVIÔI.ATIONS [)K LA CO.NSCI KNCK MODKRM-; 107
lent voloiilicrs. Pourquoi ruuion no se l'ci'iiil-cllc pas (Milrc Idiis |)ai'cottoconiniuiiiiiil('' (raspii'iilious? Nul u'aiirail hcsoiu (ral)(li(|ii('f- ses croyances iiilinics, on ne parlci'ail (\\\o (1(> ce qui unil, jamais ilc vo (|ni (livis(\ Tons les associés ne l'ormeraieul ([uiin co-ur el (|u"iineàme, une seule l*]i2;Iise. vérilablcnienl (•alli(tli(|ue el universelle, celle-là, coniplaut })arnii ses fidèles tous les hommes (le I)onne volonté. M. Desjardins en a causé an Saint-Père qui n'a pas désapprouvé son dessein Ici ([uil a su le présenlcr. il invile mainlenanl huis ceux (jui (Uil le iioMe s(Uici des choses morales à enli'cr dans son l iiion el il y convie eu pai'liculier avec une insistance remarquahle les catholiques et même les membres du clergé.
Loin de nous la pensée de hlàmer les iuleiili(»ns.Loin de nous la pensée de railler des ellorls que nous croyons sincères et qui ne témoignent pas de vulgaires préoccupations. Mais nous fûmes bien obligés de répondre aux in viles de M. hcsjardins, ((ue nous ne [)ouvions nous y rendre.
Dès la première heure (1) nous fîmes remarquer (ju'il y avait entre le catholicisme et les principes de Vl'nii)!) un antagonisme laleiil. Xos raisons sont aussi simples quelles sont faciles à décou-
(l) Voir en particulier le Monde du 0 janvier 18!Ji. — L'Ac'ion morale, article sijxné Yves Le QiERriEc.
1()8 LE CATIIOIJCISME ET I.A ME DE e'esPRIT
vrir. Il faut toute rignorance où sont nos conloiiiporains des choses de la religion pour qu'ils ne les aient pas d'avance prévues. La tentai ive de M. Desjardins ne va à rien moins qu'à vouloir taire régner dans les âmes la charité telle que l'enlend le christianisme, avec l'abnégation et les sacritices qu'elle exige, et cela par les seules forces de la volonté humaine travaillant sur ellemême. Or, c'est un dogme universellement admis parles chrétiens — les premiers prolestants étaient même là-dessus presque plus rigoureux encore que les catholiques — que la charité est impossible à pratiquer sans la grâce divine. Adhérer à la société formée par M. Desjardins c'était donc, pour un chrétien, pour peu qu'il fût clairvoyant, reconnaître que le christianisme n'est pas indispensable pour asseoir la vraie charité, que l'amour des hommes peut exister sans l'amour de Dieu, qne la grâce enfin n'est plus indispensable pour la moralité véritable. C'était véritablement abdiquer le christianisme.
Mais, disait ^I. Desjardins, qui vous empêche de continuer à croire à la nécessité de la grâce? A tout le moins vous devez admettre que la bonne volonté naturelle peut s'exercer pour améliorer la nature liumaine, et sinon })our achever en l'homme le sacritice de son égoïsme, du moins
LES RÉVÉLATIONS DE LA CONSCIK.Xr.i; MODKK.M; I (i!)
pour (Ml immoler quelques pMi'Lies. Dès lors, vous pouvez sans crainte venir à nous. Nons respecterons votre loi eu une grâce suriialurelle. Nous nous ed'orcerons d'imiter vos vertus et c(> qu'il y a (le naturel, de j)sycholoj2;iquem(Mit foiulé dans vos pratiques, nous nous instruirons à votre exemple Vous serez parmi nous nn ferment de vie uKU'ale. Si ih)Us n'ai'rivojis j)as jusqu'à vos hauteurs, du moins nous nous elloi-cerons de vous suivre et de gravir derrière vous les pentes.
Ce langage était et séduisant et llatteur. Je ne veuxpaspenserqu'il recelai le moindre grain d'ironie. Cependant, malgré ses séductions, il fallait y résister. Par le fait même que l'on est chrétien on croit à l'excellence morale du christianisme, on pi'oi'esse que le christianisme seul est capable de conduire l'homme à ses lins, et d'assurer non seulement le salut dans l'autre vie mais même icibas la charité fraternelle, la vertu véritable et la vraie civilisation. Dès lors, un chrétien ne donncl'ait-il pas un dénumli à ses cr(jyanccs en faisant partie d'une association qui se donne pour but la rénovation de la vie morale individuelle et sociale et en même temps prétend arriver à cette réforme en se passant de tout dogme religieux et de loul secours d'en haut? N'y aurait-il j)as là une implicite apostasie?
170 lp: catholicisme et la vie de l'esprit
Car il ne s'agit pas ici d'une œuvre limitée, matérielle et déterminée où croyants et incroyants peuvent fraternellement coopérer, telle qu'une société d'assistance par le travail, de secours mutuels ou de tempérance, il s'agit d'une refonte entière de la vie, de ce qui est la raison d'être du christianisme, à tel point que si, par impossible, M. Desjardins réussissait dans ses desseins il aurait expérimentalement démontré l'inulilité pratique du christianisme, c'est-à-dire démontré sa fausseté. Car si l'homme a en lui . , assez de force pour se racheter, à quoi bon non • seulement l'Eglise, mais la Rédemption et le Christ lui-même ?
L'insistance de M. Desjardins à appeler à lui les chrétiens et les catholiques fut vraiment étrange. 11 est le plus subtil, le plus respectable et le dangereux ennemi de leurs croyances et il J leur demandait de s'unir à lui ! Un moment on a pu le prendre pour un allié. Beaucoup peut-être ^ le pensent encore. Je crois avoir montré les dangers de cette alliance.
Est-ce à dire maintenant que nous devions condamner l'entreprise de M. Desjardins et de ses amis, que nous devions entraver leur œuvre et nous mettre à la traverse? 11 ne le semble pas. Car, après tout, ce qu'ils disent n'est pas mauvais.