‹ La catholicisme et la vie de l'espritChapitre 40 sur 56 · I.K 1'I;SS1M1S.\!H · texte numérisé non relu

I.K 1'I;SS1M1S.\!H

La science proiircssc de jour en jour : sa niarclie, leiile dahord aux premiei's ài;('s de riiiimanilé, csl aujoiirdliiii aussi rapide ([ue la course de ces machines à vapeur ([u'(dl(> a invenlées, et l'on peut j)révoir le uionienl où sa rapidité égalera celle de ces ondulations éjeciriques (jutdle a déconverles et asservies. Litlré croit niènie (piil viendra un jour où nons verrous « le. i-éalilé dans « toute sa grandeur, dans [ouïe sa heanlé, dans « toute sa tei'i'eur. Déjà nuMiie nos l'egards se " pronièneni sans ohslacle et sans liniile jus- (' (juaux contins où les plus hi'illanls soleils ne « sont j)lus qu'une laihle lueur au-delà dela(juellc Il on peut l'èver loul ce qu'on vent. »

(Juant à linslinct syTnpatliiqu(% le ])ositivisnie le satisfait plus encore, s'il est possible. Toute la morale positiviste n'cst-elle pas, en effet, basée sur la pi'édominance des sentiments altruistes sur les seulimenls égoïstes, c'esl-à-dii'e sur la destruclion de Fégoïsmc an prolit de l'amoni'? Si nous souffrons dans noire vie iiulividuelle, nous devons penser (|ue cette sonllrance est bonne el qu'elle serl à procurer le bonheur de l'humanité; nous sacrilierons même nos penchanis individuels au bonheur de la société, et si la société présente n'est pas heureuse, il y aura une société future où le bonheur régnera sans partage. Nos sacri-

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iicos auront aidé à la réalisalion de ce boiihenr. Cette pensée de sacrilîce et de dévouement, voilà notre félicité, notre ciel.

Déjà, dit Lillré dans son Ttstamcnl philosophique, du sein de la vie individuelle, il est permis de s'associer à cet avenir, de travailler à le préparer, de devenir ainsi, par la pensée et par le cœur, membre de la société éternelle, et de trouver en cette association profonde, malgré les anarchies contemporaines et les découragements, la foi qui soutient, l'ardeur qui vivifie et rinlime satisfaction de se confondre sciemment avec cette grande existence, satisfaction qui est le terme de la béatitude humaine.

Voici encore de très beaux vers de George Eliot, cités par M. Hfirrell-Mallock, et qui donnent du ciel et de rimmortalité dans le positivisme l'idée la plus élevée :

Oh! puissé-je m'unir au chœur invisible de ces morts immortels qui vivent encore en des vies que rend meilleures leur présence ! Vivre ainsi, c'est le ciel... c'est produire dans le monde une harmonie qui ne meurt pas, où respire l'ordre merveilleux qui règle, avec un pouvoir grandissant, le progrès de l'humanité; puissions-nous recevoir en héritage cette douce pureté pour laquelle nous avons combattu, gémi, agonisé, les yeux perdus dans ce vaste passé qui n'enfanta que le désespoir! Notre être, ainsi meilleur, vivra

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