‹ La cause des restes d'IsraelChapitre 64 sur 85 · LE JOUR DES RAMEAUX · texte numérisé non relu

LE JOUR DES RAMEAUX

voir, par sa voie Appienne et ses légions, préparé la propagation et le règne de l'Evangile.

Eh bien, notre imagination guidée par notre cœur, substituait, à la voie Appienne, les voies ferrées qui sillonnent, à cette heure, toutes les régions de la catholicité et sur lesquelles circulent, à toute vitesse, des chars de feu en voyage, et nous rappelant les termes de la promesse de miséricorde que le Seigneur se plut à faire aux restes d'Israël par le prophète Isaïe : Je dirai à V aquilon : Donnez-moi mes enfants ; et au midi : ne les empêchez point de çenir. Nous apercevions des chars de feu ramenant par groupes les enfants d'Israël avec des palmes dans leurs mains ; et dans quelle direction couraient-ils? Vers deux villes qui appartiennent à Jésus dans un domaine inaliénable, Rome et Jérusalem. Et nous entendions dans ces deux villes un frémissement de palmes ininterrompu avec un hosanna indescriptible.

Des espérances bibliques, passons à la réalité historique.

C'était donc le jour des Rameaux; nous venions d'entrer dans la basilique Saint- Pierre, avec des palmes dans nos mains et nous nous plaçâmes sur le passage de la superbe procession des évêques. Le directeur du journal parisien, V Autorité, nous ayant aperçus, fit paraître cette note dans son journal : « Ce matin, pendant que la procession épiscopale se déroulait sous les voûtes de Saint- Pierre, il me semblait voir les statues des fondateurs d'Ordres, qui ornent les murs de la basilique, se mettre elles-mêmes en mouvement et se mêler aux rangs de nos évêques avec leurs bataillons monastiques. Eh bien ! il faut espérer que, grâce à l'initiative des abbés Lémann, la nation juive elle-même

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