‹ La cause des restes d'IsraelChapitre 75 sur 85 · MANNING, FESSLER. GUIBERT · texte numérisé non relu

MANNING, FESSLER. GUIBERT

mement favorable à la cause des restes d'Israël, lorsque nous avions recueilli les signatures des Archevêques et Evêques de France ; au chapitre dixième de cet ouvrage, se trouvent consignés deux traits charmants de sa courtoise bienveillance.

Dans cette seconde visite, il nous accueillait donc eomme membre de la Commission des Postulata. Il nous dit : « Lorsque votre Postulatum sera discuté à la Commission, je vous promets de faire deux choses : 1^ pour le fond, développer cette idée du couronnement de religion et non du changement quand un israélite devient catholique ; 2^ pour la forme, que cette belle idée pratique devienne l'objet d'une allocution spéciale de Pie IX. C'est essentiel, et je m'en charge, je fais cette affaire mienne. Il faut, dans cette sainte entreprise, un évêque français et je le serai. »

Cette dernière parole « il faut un évêque français et je le serai « nous sembla une perle destinée à l'écrin de France. Ah ! l'écrin de France ne contenait- il pas les plus riches trésors de l'ordre moral. N'était-ce pas la France qui, la première, décrétant l'émancipation des israélites, avait dit au pauvre Juif- Errant fatigué de sa marche séculaire : Assieds-toi à mon foyer. Et maintenant que la cause des restes d'Israël allait trouver son complément surnaturel dans un grave et bienveillant examen au Concile du Vatican, le souffle héréditaire de la générosité de la France, s'insinuant dans la poitrine de l'Archevêque de Tours, lui faisait prononcer cette parole digne d'être recueillie, comme une perle, dans l'écrin de France : « Il faut, dans cette entreprise, un évêque français, et je le serai. «

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