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CAMPAGNE DE LA MIIGINIE OCCIDENTALE

Cette campagne de l'Ouest-Virginie, contemporaine de celle du Missouri, a beaucoup d'analogie avec cette dernière quant à son caractère aventui-eux, mais malheureusement elle n'eut pas les résultats brillants des expéditions de Price. A part quelques légères compensations sur le champ

tield. En conséquence, les Fédéraux abandonnè/ent cette ville et letraitèrent sur Polla, j)oursuivis pai' Price jusqu'à Osceola. D'Osceola, le général Price se retira à son tour sur Springfield ])our ravitailler son armée. Les deux armées ayant été ainsi retirées, l'histoire de la jjremière campagne du Missouri s'anête naturellement ici.

importafit, abondant en lichcsses naturelles de toutes S(Utes, - forêts nombreuses, ressoui'ces minérales presque inépuisables, coui's d'eau offrant de puissants avantages à l'industi'ic) dé2)ôts immenses de charbon et de sel ; en un mot, tout ce qui peut porter un pays au point cidminant d<> la l'ichesse et de la prospérité.

Quoique la cami)agnc du général Price n'eut pas atteint i Dans le mois de juin, le bri^a,dier-général (ancien goule but que l'on se proposait, - l'occupation du Missouri, — verneui') Wise, de la A^irginie, fut envoyé dans Ja vallée de

HISTOIRE DE LA GUERRE DES C0NFP:DF:RES

!ii, K;iiiawli!i, où l'on supposait <[ue sa liaute'influence et son caiactèi-c cuthousiasle rallieraient de nombreux adhérents à la défense de l'Etat. Le général Wise établit son quartier-général à Cliarlestoii (eonité Kanawha) et réussit à lever une biigade de deux mille eiti([ cents Uonnues d'infanterie, se})t cents ca\'ali(;is et ti-ois batteries d'artillerie ; des renforts qu'il reçut par la suite portèrent bientôt le cliiti're de son commandement à, auatre mille hommes. La situation était excessivement critique,' et cette petite armée, trop faible ])OUf faire face à l'ennemi, qui avait débaniuô en force considérable à Parkersburg et à Point Plcasant, sur la livièit) Ohio. En raison des «irandes facilités de recrutement qu'offraient les populeux Etats de l'Ohio et de l'Indiana et de ses nombreux moyens de transport, tant i)ar son immense Téseau de chemins, de fer que par la navigation des rivières Ohio et Kanawha, l'ennemi avait ])U facilenient concentrer un corps d'armée considérable dans le bassin inférieur de la Kanawha.

Après quch^ues mouvements indécis et un combat l)rillant sur le Sc"ary Creek, dans le comté Putnam, où le colonel Pat ton, avec un petit détachement, repoussa trois régiments fédéraux, le général Wise se prépara à livrer bataille à l'ennemi, eonimandé pai- le général Cox. L'armée de ce dernier venait d'être considérablement augmentée et remontait ia})iden!ent la vallée de la Kanawha, à la fois par terre et ])iïr eau. Mais la rencontre que demandait Wise ne devait I as avoii'lieu ; un danger plus redoutable menaçait les (Joiifédérés dans une autre direction. Le désastre de Eich Mountain, la reddition des foices de Pegiani et Ta retraite de l'arniée de Garnett vers le Nos-d-Ouest, avaient retiré au général Wise tout point d'ai)})ui sur son tlanc droit et sur ses den'ièies, et le mettait' en danger el'être coupé par les dift'ôrents chemins venant du Nord-Ouest, et traversant la route de la Kanawha à diveis points entre Lewisburg e't Gauley Bridge. Ce dangei' parut si imminent au général Wise qu'il, retraita immédiatement avec toutes ses trou})es à Gauley Lridge, et de là à Lewisburg, où il arriva le 1er août. La ietraite, en raison de l'instifiisanee des moyens de trans})ort, s'était opérée avec quelque confusion.

Quelques semaines après cette retraite du général Wise à Lewisburg, la cause confédérée reçut dans la Virginie occidentale un appui ti'ès eflectif : John B. Floy'd, qui avait été peiulant (piehpie temps gouverneur de la Virginie, puis secrétaire de la guerre sous l'administration Buchanan, venait d'être nommé brigadier-général de l'armée confédérée et avait l'éussi à recruter trois régiments d'infanterie et une batterie d'artillerie. Cette brigade devait concourîr à la défense de la A^irginie occidentale et spécialement de la vallée de la Kanawha, région que le général Floyd, de concert avec le département de la guerre, jugeait d'une importance capitale. Eu conséquence, Floyd s'avança jusqu'à White Sulphur Spring.s, à neuf milles à l'est de Lewisburg, et y tint conférence avec le général Wise. Une marche en avant, dans la direction de la rivière Gauley,

fut immédiatement décidée, mais les deux corps d'armées no se mirent pas en marche en même temps et gardèrent leur organisation militaire entièrement distincte, quoique agissant de manière à se prêter mutuellement secours.

Le général Floyd se mit le premier en mouvement et, pendant plusieurs jours, escarmoucha vigoureusement avec les troupes de Cox, postées en force à Gauley Bridge et dans le A^oisinage du " Hawk's Nest " (Nid de Faucons), amas de rochers pittoresques et couverts de forêts, s'élevant à un millier de pieds au-dessus de la rivière et à dix milles au sud de l'embouchure de la Gauley. L'e général Wise ayant ensuite rejoint Floyd, les forces confédérées s'approchèrent de l'ennemi et eurent avec lui plusieurs escarmouches plus ou moins heureuses. Mais la nouvelle qu'un autre corps ennemi menaçait leur flanc, vint distraire les généraux confédérés de ces combats de tirailleurs.

Le colonel Tyler, conmiandant le vème Ohio, fort d'environ ti'cize cents hommes, s'approchait de* la rivière Gauley, à Carnifax Ferr}^ comté Nicholas, et à une distance d'environ six milles au sud de Sotnmerville et vingt-quatre mille.^ au-dessus de Gauley Bridge. Ce mouvement tneiuiçait la droite des Confédérés, et en supposant que Tyler réussît à traverser la rivière et à atteindre l'arrière des Confédérés, les comnuuiications de ceux-ci avec Lewisburg étaient coMPpées. Le général FI03HI se détermina aussitôt à traverser la rivière à Carnifax Ferr}' et à em'péeher cette manœuvre de l'ennemi. Outre sa brigade, Floyd [>rit une pai'tie de la cavalerie de Wise, ce dernier restant avec la plus grande partie de ses forces à Pickett's Mills, comté Fayette, pour garder le chemin contre tout mouvement agressif de Cox, — mouvement qui aurait pu sérieusement embarrasser l'attaque que Ployd méditait contre Tyler.

L'entreprise du général Floyd fut couronnée d'un plein succès. Après avoir traversé la Gauley, il rencontra, le 26 août, le colonel Tyler à un endroit ap[)elé Cross Lanes, le délit complètement, et lui lit subir u\w perte d'environ deux cents tués, blessés ou prisonniers.

Après cet engagement de Cross Lanes, le gênerai Floyd s'occupa de i'ortifier sa position sur la rivière Gauley. Malheureusement, le manque d'accord entre Wise et lui divisait les forces confédérées de l'Ouest-Virgiuie. Les deux corps de troupes étaient séparés par une rivière rapide et profonde ; cette scission mettait Flo3'd dans l'impossibilité de tenter un mouvement contre Cox. Loin de Lewisburg, sans dépôt d'approvisionnements et n'ayarit que des moyens de transport insuffisants, le général Floy'd eut commis \me grave imprudence en s'aventurant au nord de la rivière. De son côté, l'ennemi avait connaissance de cette position de Floyd ; le général Rosecranz — • que l'on verra plus tard reparaître sur un plus graiid théâtre d'hostilités — commandait les forces fédérales entre Buckhannon et Cheat Mountain. Il conçut aussitôt le projet d'attaquer successivement les Confédérés sur les deux rives de la

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LA*CAU8E PERDUE

GfRiley et se dirigea rapidement sur le clieniiu de Westoii à Sommerville, à la tète de neuf mille hommes et de plusieurs puissantes batteries d'artillerie.

Le général Floyd était à la courbe de la rivière Gauley, très près de Carnifax. Ferry. Le 10 septembre, Rosecranz, après une marche i-apide de seize milles, lança' toutes ses troupes contre les retranchements de Floyd et commença une attaque vigoureuse. Le général Floyd n'avait pas plus de dix-sept cent cinqufrtste hommes, mais ses ailes étaient protégées par des précipices et des rochei-s boisés, et depuis trois heures jusqu'à Ui nuit son centre, protégé par des travaux incomplets, soutint une attaque faite par un ennemi cinq fois plus nombreux et se servant non-seulement de petites armes, mais aussi d'obusiers et de pièces rayées. Au coucher du soleil, Rosecranz ordonna un assaut final. Ses troupes s'avancèrent rapidement à une courte portée de mousquet et dirigèrent sur les lignes confédérées une fusilhide terrible et désespérée. Pendant un moment le carnage fut effrayant, mais les Fédéraux durent enfin se retirer en laissant le terrain jonché de centaines de morts et de blessés. Les Confédérés n'eurent (ju'un hormiie tué vt vingt blessés.

Pendant la nliit, !e général Floyd travej-sa la i-ivièi-e au moyen de deux bacs et d'un pont construit k hi hâte avec quelques poutres. Il avait accojnpli un brillant 'succès et donné à l'ennemi une leçon sévère ; mais, connaissant la supériorité numérique de Rosecranz et craignant que ses communications ne fussent coupées a\ec sa base d'opéi-ations, il se détermina à se retirer au camp du général AVise et à réunir les deux commandements.

Le général Floyd, en apprenant l'avance de Rosecranz, avait demandé des renforts au général Wise; celui-ci auiait négligé ou refusé de les envoyer. Floyd écrivit au département de la guerre, à Richmond, qu'il aurait battu l'ennemi si ces renforts étaient venus en temps opportun, et s'il eût eu sous ses ordres cinq mille hommes au lieu de dix-huit cents qui composaient sa brigade ; daVis de telles conditions il eut pu se frayer. un chemin directement dans la vallée de la Kanavvha. Floyd insista sur la nécessité urgente d'organiser les forces confédérées de cette région de manière à créer une unité d'action, — première condition de succès de toute opération militaire.

Quelques jours après Rosecranz traversa la Gauley avec son armée, et la disproportion du nombre força Floyd et Wise à retr^ter sur 8iewell's Mountain. De nouveaux difïérends vinrent encore augmenter le désaccord entre les deux généi-aux confédérés et empêcher cette unité d'action si désirable. Après avoir atteint Sewell's Mountain, Floyd réunit ses officiers en conseil, et la décision fut prise de retraiter plus loin encore, àiMeadovv Bluff; à dix-huit milles à l'ouest de Lewisburg. Le général AVise le suivit seulement jusqu'au versant oj-iental des montagnes et s'arrêta dans une position qu'il appela "Cam.p Défiance."

Il y eut ensuite U41 temps d'arrêt dans les opérations militaires de la KamUvha. Dans cette même région de la Virginie occidentale, mais plus au Nord, opérait une autre armée confédérée dont le commandant, resté jusqu'ici dans line certaine obscurité, devait bientôt atteindre le zénith de la gloire. Cette armée était celle du général Robert E. Lee.

Après la retraite du général Garnett de Rich Mountain et la mort de cet officier, le général Lee avait été api)elè à- le remplacer, et, sans perdre de temps, s'était rendu sur le théâtre des opérations. Les renforts qu'il avait amenés, joints à ce qui restait de l'armée de Garnett, portait sa force numérique à seize mille hommes. Malgré l'état des chonins excessivement boueux et accidentés de cette réj^ion, le oéntrai Lee, jiar sa iiatience et son habileté, réussit à faire traverser la chaîne des monfavijc's Alleghany à son armée et s'avança résolument dans L' cv.in'; Randolph, où se trouvait l'ennemi,

Rosecranz était l'officier le' j.'lus haut grade des troupe fédérales de la Virginie du Noid-Ouest, mais le général Reynolds, qui tenait le voisinage de Beverley, avait sous ses «mires une force de dix à douze mille hommes, dont la plus gi-ando i)artie était fortement retranchée dans un poste appelé par les Fédéraux "^ Elle Water " et situé au confluent de la rivière Tygart et de l'Elk Run. Le reste de ses troupes occupait le col du second sommet de Cheat Mountain, sur la meilleure loute de Staunton à Parkersburg. Cette mont»xgne a trois sommets détachés ; le second, qu'avait choisi l'ennemi, présente de grands avantages défensifs. Les Fédéraux construisirent à l'angle du chemin qui traverse la montagne un formidable blockhaus flanqué de terre et d(? troncs d'arbres, protégé de tous côtés })ar des abattis et rendu inaccessible, dans deux directions, jiar rescarperaent de la montagne.

Sétant approché de l'ennemi, le généi"al Lee envoya re- ' connaître sa situation. Le colonel Rust, du 3e Arkansas, fut chargé d'étudier la position des Fédéraux à Cheat Mountain, mais il n'en fit qu'une reconnaissance très imparfaito et ciut pouvoir rapporter au général Lee qu'il était facile de toiirner la })Osition de l'ennemi et de l'enlever d'assaut. En conséquence, le général Lee donna immédiatement des ordres pour une double attaque sur les forces ennemies à Elk Watei' et sur le Cheat Mountain. Après de grandes fatigues et une marche excessivement pénible dans les montagnes, où le froid se faisait vigoureusement sentir, le général Lee réussit à se placer au dessous de l'ennemi à Elk Water, tandis que d'autres portions do ses force» avaient atteint la cîme des montagnes à l'est et à l'ouest de l'ennemi et qu'un troisième détachemen't descendait la rivière à petite distance des Fédéraux. Les troupes ainsi disposées pom- attaquer la position ennemie d'Elk Water attendirent pendant quelques heures que le signal du colonel Rust vint leur annoncer qu'un assaut allait être fait de concert par cet officier sur le Cheat Mountain.

HISTOIRE DE LA GUERRE DES CONFÉDÉRÉS

Le colonel Rust, à la tête de quinze cents hommes, (la plupart de l'Arkansas,) avait tourné le blockhaus du Cheat Mountain et se trouvait maintenant derrière la position ennemie. Il put se convaincre alors combien la reconnaissance qu'il avait faite était défectueuse et imparfaite. Il était littéralement impossible de s'approcher du fort, à cause d'un abattis épais s'étendant pendant près d'un demi mille depuis le blockhaus jusqu'aux pentes abruptes de la montagne. Le colonel Rust ne donna pas le signal d'avance simultanée, qu'attendaient les troupes postées à Elk Water ; voyant l'inutilité d'une attaque, il retira ses troupeî?. Le général Lee, informé que cette partie de son plan de bataille n'avait pas été exécutée, abandonna son projet et se retira sans autre incident.

La non réalisation de ce plan de déloger l'ennemi de Cheat Mountain et de libérer ainsi tout le nord-ouest de la Virginie causa un certain désappointement dans l'esprit des populations du Sud, dont les espérances étaient d'autant plus grandes qu'il attendait beaucoup de la stratégie de Lee. L'opinion fut aussi que ce général aurait pu retirer quelques résultats de son plan si Ijïen mûri, si, malgré l'inaction de Rust, il avait risqué une attaque sur la position ennemie d'Elk Water, que les troupes confédérées avait déjà entourée, Mais-les regrets étaient superflus ; un danger imminent se dressait dans une autre direction. Ayant appris par ses courriers la jonction de .Rosecranz et de Cox, et l'avance de leurs corps d'armée réunis sur ceux de Wise et de Eloyd, le général Lee se décida immédiatement à renforcer les troupes du Sud sur la ligne de Lewis- "burg. Il atteignit le camp du général Floyd, à Meadow Bluff, le 20 septembre et après s'être concerté avec lui pendant deux jours, rejoignit le général Wise à Sewell Mountain, le 22. L'œil expérimenté du général Lee avait vu au premier abord que la position choisie par Wise était très forte et capable d'arrêter une armée considérable. Il y fit camper ses troupes et augmenter les travaux défensifs qui étaient déjà commencés.

Pendant cet intervalle, le général Rosecranz à la tête de quinze mille hommes, s'était avancé et avait pris possession du sommet de la montagne Big Sewell, après quelques escarmouches avec l'avant-garde de la brigade Wise. Le o'énéral Lee s'ati?endait de jour en jour à une bataille, sa force numérique était maintenant à peu près égale à celle de l'eitiemi. Les deux armées étaient en vue l'une de l'autre chacune attendant l'attaque de son adversaire. Mais cette occasion de livrer une bataille décisive sur le sol de la Yiro-inie Occidentale fut bientôt perdue ; dans la nuit du 6 octobre, les troupes de Rosecranz, profitèrent de l'obscurité pour se retirer et le lendemain matin, lorsque les Confédérés jetèrent^les yeux sur la position voisine que l'ennemi occupait [depuis douze jours, celui-ci avait disparu. Le

général Lee ne tenta pas de le poursuivre, en raison, dit-on, de la boue, de la crue des rivières et du manque de transport de l'artillerie.

Cependant cette campagne pleine d'échecs et de désappointement pour les Confédérés, fut signalée par un succès militaire assez important. Eu se retirant de la région du Cheat Mountain, le général Lee avait laissé le général H. R. Jackson, avec deux mille cinq cents hommes sur la rivière Greenbier. Le 3 octobre, l'ennemi, fort de quatre mille hommes, attaqua la position de Jackson. L'artillerie fut d'abord engagée, l'ennemi ayant huit pièces et Jackson n'en ayant que cinq en ligne. Puis des colonnes d'infanterie s'avancèrent sur les pentes boisées d'une colline s'élevant près de la rivière et attaquèrent le fort et l'aile droite de Jackson. Mais la disposition du terrain ne permettait pas aux Fédéraux d'ouvrir un feu effectif avant qu'ils eussent traversé la rivière ; au moment où ils fermèrent leur ligne de bataille pour charger les ti-oupes de Jackson, le l2ème Géorgie dirigea sur qux une fusillade bien nburrie qui arrêta leur élan. En même temps, l'artillerie confédérée de Shumaker commença à jouer avec beaucoup de succès sur un point encombré parles masses ennemies et acheva de les mettre en déroute. Les régiments postés sur la pieu te de la colline retraitèrent rapidement, et bientôt toute Farmée ennemie, infanterie, cavalerie et artillerie, se replia sur l'arrière en grande confusion. La perte des Fédéraux dans C3t engagement fut estimée à deux cents cinquante ou trois cents tués et blessés ; celle des Confédérés, d'après les rapports officiels, fut de six tués et trente et un blessés.

Bientôt les rigueurs de l'hiver mirent fin à ia campagne de l'Ouest Virginie. De leur côté, les autorités de Richmond avaient, pour ainsi dire, abandonné virtuellement cette région à ses propres ressources. Le général Lee, qui avait versé si peu de sang dans cette campagne et qui n'avait acquis qu'une réputation ordinaire dans cette guerre de montagnes, fut chargé de la défense des côtes de la Caroline du Sud et de la Géorgie. Le général Wise reçut l'ordre de se rendre à Richmond, et fut par la suite assigné à un poste important dans la Caroline du Nord. Floyd resta pendant quelques temps encore dans les montagnes, eut plusieurs affaires insignifiantes avec l'ennemi et se retira ensuite danfl le sud-ouest de l'Etat. De là, le gouvernement confé-déré l'envoya dans le Tennessee et le Kentucky, où laguerre prenait de plus grandes proportions.

Ainsi finirent les efforts des autorités confédérées pour reprendre possession de la plus grande. i)artie de la Virginie Occidentale. Nous n'avons donné qu'un compte-rendujjbref des opérations militaires de cette campagne, car elles nesont, en réalité, que des événements locaux, si on les^compare aux grandes campagnes de la guerre.

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