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OPERATIONS NAVALES EN

Les Fédéraux avaient un avantage immense et dont ils s'empressèrent de profiter. La supôrioiité de leur marine s'ac-. croissait de la faiblesse et de l'étendue de la ligne défensive confédérée. En effet, sur toute la côte du Sud, longue de dix-huit cents milles, beaucou}) de ports étaient complètement dépoui'vus de défense, et le Mississi[)i et ses tributaires, — véi'itable mer intérieure, — offrait aux navires fédéraux un accès aussi facile que celui de la pleine mer.

Dès le commencement de la guerre, le président Lincoln avait à ses ordres une marine composée de quatre-vingtdix vaisseaux de guerre, portant dix-huit cent neuf canons. Un peu plus d'un an après, elle conptait trois cent quatrevingt-six navires et bateaux à vapeur, et trois mille vingtsept canons. Les quilles avaient été con-struites non seulement dans les chantiers des Etats de l'Est, mais aussi sur les rivières Mississipi et Oliio ; la plus grande activité avait été déployée daïis la préparation des blindages, des machines, de l'armement, etc., etc., et dans la construction des bateaux à mortiers.

Pendant que le gouvernement fédéral montrait une telle énergie dans ses préparatifs d'attaque contre la côte maritime et qu'il faisait conduire des flottes de canonnières sur le Haut Mississipi et ses affluents pour attaquer les armées .confédérées du Kentucky et du Tennessee, le gouvernement confédéré restait dans une apathie singulière à l'endroit de la défense des points menacés. Cependant le Congrès confédéré avait alloué une somme importante pour la construction des canonnières dans les eaux du Mississipi ; en face de Norfolk se trouvait le meilleur chantier maritime du continent; Richmond possédait des arsenaux complets et importants, et bien que le gouvernement confédéré fut loin de pouvoir égaler l'extension que l'ennemi donnait à ses préparatifs maritimes, il n'est pas de doute qu'avec les moyens dont il disposait il n'eut pu créer une flotte considérable. En aucun cas, l'imprévoyance du gouvernement ne fut plirs évidente que dans son maniement des affaires maritimes, et jamais choix ministériel ne fut plus malheu reux que celui qu'on fit de M. Mallory, de la Floride, comme secrétaire de la marine. Cet homme était d'une incapacité notoire et, d'une lenteur extrême; souvent son ignorance de la géographie hydrographique de son pays le mit en butte aux railleries du Congrès.

Bientôt la négligence apportée dans la construction des défenses de la côte confédérée porta de funestes fruits, et beaucoup de personnes intelligentes conclurent à l'avance que la Confédération perdrait non-seuleiiient ses ports de

LA CAUSE PERDUî;

nier, mais aussi tous les forts et toutes les batteries intérieures accessibles aux forces navales de l'ennenii.

En ISGl, deux expéditions navales furent envoyées sur la côte des C.irolines ; leurs résultiits démontrèrent tout ce que les Confédérés avaient à craindre de la marine ennemie agissant contre les fortifications impnrfaites de la côte atlantique. La première de ces expéditions fut dirigée contre la passe Hattcras (Caroline du Nord). Pour réduire deux forts construits à la hâte et armés seulement de quinze canons, le gouvernement de Washington fit des préparatifs immenses et envoya à Hatt(!r<is .une'ilotte [)ortaut cent canons de fort calibre et un corps de débarquement de trois mille hommes. La flotte était sous le commandement du Commodore Strîngliam ; les troupes de terre avaient à leur tête le major-général Butler, du Massachusetts. Le 26 août, l'i xpédition partit de la forteresse Monroe et arriva deux jours après au large de Ilattei-as. Trois cent quinze hommes, avec une pièce rayée de douze et un obusier, furent d'abord mis à terre sans encombre ; mais, en essayant d'en débarquer davantage, deux canonnières enremies s'envacôrent. Pendant ce temps la flotte ouvrait vigoureuçement le feu sur un des travaux confédéi'és, — le fort Clark. Placés hors de la portée du fort, les vaisseaux fédéraux purent facilement le réduire avec leurs pièces à longue portée et lançant des bombes de 9 et de H pouces, à une moyeiUJe de sept par minute, sur les travaux en bois qui protégeaient les assiégés. Le drapeau confédéré fut abattu par la canonnade, et plusieurs hommes tués et blessés. Voyant l'impossibilité d'une plus longue résistance, le comrnodore Barron, l'officier confédéré commandant, se décida à. se retirer sur le fort ïlatteras.

Le lendemain, à trois heures et demie du matin, la flotte tédéralt^ s'a})proclia à une distance d'un mille et un quart du fort flatteras et recommença le bombardement. Ce çonib;if, inégal dura quelques heures. Assailli par ])rès de cent caudiis de gros calibre, le fort se trouva dans l'impossibilité d'atteindre, avec ses faibles pièces de trente-deux, la portée dfH navires assiégeants ; ceux-ci, à l'abri de toute riposte ]i(.uv:iient, avec knn-s canons de dix jjouces, rayés et à j)ivot, lancer sur les batteries confédérées im ouragan de bombes vt de buulets. Vers midi, le fort se rendit ; les Confédérés avaient perdu dix tués et treize blessés ; les Fédéraux cinq lionnnes blessés. Six cent soixante-cinq Confédérés furent faits jirisonniers.

Mais les Fédéraux allaient remporter un succès bien plus im])orlant à un jjoint plus méridional de la côte de l'Atlantique. Vers la fin d'octobre, une grande flotte de navires de guerre et da transports commença d'arriver à Old Point, et, au bout de quelques jours, tous les jnépàratifs furent achevés. Jamais les eaux américaines n'avaient été témoins d'un armement maritime aussi considérable. La force navahi était sous le eonmiandementdu ea])it.aine Dupont, comman-

tique, et se composait de quinze steamers armés en guerre. Les troupes de terre, comm.indces })ar le général T. W. Sherman, étaient embarquées dans trente trans])orts à vapeur et six navires à voile. Le total des forces se montait ài un ])eu moins de vingt-cinq mille hommes.

Le 3 novembre, la flotte arriva sur la côte méridionalede la Caroline du Sud, et, alors seulement, on actpHt la certitude que le but de l'expédition était de s'eniparcr du*, havre de Port Royal. Pour défendre ce })ort et les a[)procliesde Beaufort, les Confédérés avaient bâti deux forts en;, sable, un à Hilton Head, le fort Walker ; l'autre connu.», sous le nom de tort Beauregard, à Bay Point. Le premier avait seize pièces montées, la plupart de trente-deux livres.. Le fort Beauregard contenait huit canons, tous de itelit calibre. La garnison des f )i'ts et des positions environnantes; formait un total d'environ trois mille luunmes, sous le conrmandement du général Di'ayton.

A{)rès une reconnaissance exacte de la position et de la force des travaux confédérés, la flotte commença à bombarder le fort Walker dans la matinée du 7 novembre. Le plan d'attaque fut couronné d'un plein succès ; les vaisseaux s'avancèrent ]uirallèlement aux travaux et en les canonnant avec violence ; puis, décrivant imc courbe l'apide, revinrent dans le mémo ordre, lâchant alors leur seconde bordée et ouvrant en même temps le feu sur le fort Bea,uregard. La précipitation de ,ces manœuvres emj)êehn les artilleurs du fort de riposter avec succès. D'épaisses colonnes de fumée, qui encombrèrent bientôt les batteries de teri'e, co:itinuèrent aussi à gêner leur tir ; c'est à ]»einé si quelques rares éclaircies leur permettaient d'apercevoir la pofition den vaisseaux. Après un bombardement d'environ quatre heures, les forts se rendirent. Suivant le raj)port officiel du général Drayton, le fort Walker se trouvait dans u-ne position des plus critiqués ; de toutes les i)iècen ouvrant sur la mer, il ne lui en restait que trois en bon. ordre et seulement cinq cents livres de poudre. La garnison; et les hommes en dehors des forts retraitèrent à travers les; bois avoisinants. La perte des Fédéraux fut de huit tués et. vingt-trois blessés ; celle des Confédérés d'environ cent tués; et blessés. Toutes les pièces d'artillei'ie, les })etites armes; et les approvisionnements accumulés dans le fort et dans; son voisinage tombèrent également au pouvoir de la flotte' fédérale.

La cajjture de Port Royal fut un succès important poixr les Fédéraux-; elle leur donna un point de l'avitaillenîieiiiit pour leurs escadres, un dépôt maritime important, leur livra, l'entrée de la partie de la Caroline du Sud où se cultive îe coton Sea Island (longue soie), et leur donna un vaste champ })our leurs expériences anti-esclavagistes. Le district de Beaufort, que les positions capturées par l'ennemi mettaient sous sa dé[)endance, était un des plus riches et des plus i)eu|tlés de l'Etat Sa su[)erficie était de quinze cents milles carrés, et sa production agricole annuelle de cin-

dunt (flay (ffficer) de l'escadre de blocus du Sud-Atlan- quante millions de livres de riz et quatorze mille balles de

HISTOIRE DE LA GUERRE DES CONFEDERES

coton. Sa population s'élevalt.à près. de quarante mille habitants, dont plus de trente mille esclaves.

En novembre 1861, la marine fédérale remporta un succès d'un autre genre, — succès facile s'il eu fut, mais d'une importance telle que l'attention publique s'en émut autant que s'il eût été question des plus grandes opérations de la campagne, et en suivit avec une anxiété unanime les péripéties et le dénouement.

AFFAIKE DU '^ TRENT."

Le 8 novembre, le capitaine Wilkes, commandant la corvette à vapeur des Etats-Unis San Jacinfo, arrêta le steamer anglais de la malle Trent, dans le canal de Bahama, et demanda la reddition des commissaires confédérés, messieurs Mason et Slidell, passagers à bord du Trent et chargés par le gouvernement confédéré d'une mission près des cours de Londres et de Paris. Le San Jacinto avait d'abord fait feu sûr les haubans du Trent et lui avait intimé l'ordre d'arrêter, mai? celui-ci ayant refusé d'obéir, le San Jacinto lui avait envoyé une bombe qui éclata à proximit-é du navire anglais. Un uCvHchement de marins, commandé par le lieutenant Fulifax, s'était ensuite rendu à bord et avait demandé la rcudiiioi) des commissaires et de leurs secrétaires respectifs.. Ces racssieurs réclamèrent la protection du drapeau britRnnif|ne et refusèrent d'obéir si on n'employait la force matérielle; aussitôt le lieutenant Fairfax et un autre officier mirent la main au collet de M. Mason et le conduisirent, avec les trois autres passagers, à bord du navire' fédéral. Le commandant Williams, de la marine britaRuique, — l'officier ayant charge des malles anglaises à bord du Trent,— protesta en ces termes : " Sur mon navire, je suis le ■représentant du gouvernemcHt de- Sa Majesté, et j'en appelle aux officiers et aux passagers de mon bord pour témoigner de ma protestation, au nom du gouvernement britannique, contre cet acte que je dénonce comme illégal et exécuté en violation des lois internationales; — acte d'odieuse piraterie et que vous n'auriez pas osé accomplir si nous avions eu des moyens de défense."

La nouvelle de cet outrage causa en Angleterre une explosion d'indignation populaire. Le jour même où on sut à Liverpool l'arrestation des commissaires, un meeting public eut liea, et le gouvernement fut instamment requis de venger l'injure faite au drapeau britannique ^t d'en exiger prompte réparation. Le gouvernement anglais montra la volonté bien déterminée de prendre sérieusement l'affaire en considération. Le comte de Derby, consulté jDar le cabinet, approuva la mise en demeure énergique que l'on proposait d'intimer aux Etats-Unis, et donna le conseil de suggérer aux armateurs de donner des instructions aux capitaines marchands en paj'tance, pour qu'ils prévinssent les navires anglais qu'ils pourraient rencontrer, de la probabilité d'une guerre avec les Etats-Unis. Les compagnies d'assurances cl'e Liverpool approuvèrent cette suggestion. Le gouvernement

britannique se prépaia à la guerre et envoya des renforts et des munitions dans les fortifications anglaises du Canada.

Fendant ce temps, le Nord se réjouissait outre mesure de la capture des passagers du Trent et semblait prendre à tâche de dépasser, en cette occasion, sa réputation de vanité insolente et exagérée. Le secrétaire de la Marine ne se contenta pas d'ai^prouver l'acte du capitaine Wilkes; il en fit l'éloge le plus extravagant et déclara, dans un langage ampoulé, que cette capture avait été faite avec "intelligence, habileté, décision et ferndeté." Cet officier, si facilement élevé au rang de héros par l'enlèvement de personnes inoifeusives, reçut les félicitations officielles et publiques du Congrès de Washington; la presse et le jieuple du Nord poussèrent la joie jusqu'au délire en apprenant ce luerveilleux exploit. La ville de New York offrit l'hospitalité municipale au capitaine Wilkes; celle de Boston donna une fête en son honneur. Le gouverneur Andrew, du Massachussets, déclara que cet acte de prendre quatre personnes sans armes à bord d'un navire de commerce, était "un des haut faits de cette guerre mémorable," et se réjouit à l'idée que le capitaine Wilkes avait "tiré sur un navire portant le pavillon anglais à sa poupe," — oubliant que ce navire n'avait pas un seul canon pour répondre à Tattaque courageuse de l'officier fédéral. Le Neiv York Times, dans son lyrisme, s'écria: "Notre joie est sans mélange. L'universelle nation yankee marche décidément en avant. Quant au capitaine Wilkes et à ses marins, que les plus belles récompenses leur soient accordées. Consacrons à cet officier un autre Quatre Juillet; qu'il fléchisse sous le poids des épées d'honneur et des servi-ces -d'argent qui lui seront offerts. Encourageons l'heureus© inspiration qui a accompli une telle victoire."

Mais tandis que " l'universelle nation yankee " était au comble de la jubilation, le Sud suivait avec une grande anxiété les péripéties de cette question du Trent. On supposa naturellement, en voyant, d'un côté, l'attitude déter^ ruinée prise par l'Angleterre, et, de l'autre, l'enthousiasme poussé aux dernières limites dans les Etats du Nord, que la guerre allait être déclarée; déjà le Sud se berçait de l'espoir qu'une telle diversion anéantirait la puissance maritime du Nord, diviserait ses ressources et entraînerait aisément la reconnaissance de la Confédération. A liichmond, des orateurs déclarèrent que " la clé du blocus venait d'être perdue dans l'Atlantique." En effet, si le Nord n'eut pas cédé, la perspective s'éclaircissait singulièrement : il suffi*» sait, pour amener un conflit entre la Grran de- Bretagne et les Etats-Unis, que le Nord se contentât seulement de soutenir l'approbation arrogante qu'il avait donnée à l'acte du capitaine Wilkes. Le gouverneur Letcher, de la Viro-inie. déclara dans une assemblée publique que son plus grand désir était que Lincoln ne voulût rien céder!

Mais le Nord céda platement à la première «intimation, et le monde entier fut témoin d'un des échecs diplomatiques les plus caractérisés des temps modernes. Quand on eut connu à Washington l'arrestation de MM. Mason et SU-

dell; le secrétaire Seward avait écrit au ministre américain à Londres de décliner toute espèce d'explication et d'attendre que le gouvernement britannique entamât le premier la discussion. Mais le cabinet de St-James n'en souleva aucune; dédaignant toute action di^domatique en cette matière, il exigea d'une manière nette et impérative la relaxation des commissaires confédérés et de leurs secrétaires. En réponse à cette mise en demeure, M. Seward écrivit une seconde lettre, qui restera comme une véritable curiosité diplomatique. Il admit l'équité de l'exigence britannique et promit que les commissaires seraient libérés " de grand cœur," car leur relaxation ne serait que la conséquence " des principes les plus chers " de la politique américaine; — mais à la fin de ce remarquable document, il laissa percer son démagogisme en déclarant que ces commissaires n'étaient, somme toute, que des personnages de médiocre importance, — bien qu'on eût fêté leur capture à l'égal d'une grande victoire. "Si la sûreté de l'Union, écrivit M. Seward, exigeait la détention des personnes capturées, il serait du droit et du devoir du gouvernement fédéral de les retenir." Si quelque chose pouvait encore augmenter la honte de cet abaissement, ce serait l'affectation de cette phrase et la tentative infructueuse de M. Seward de faire considérer comme .un acte de justice ce que le plus siraple bon sens regardait avec raison comme un acte pusillanime et honteux.

Cette concession de M. Seward fut un coup fatal porté

aux espérances du peuple du Sud, La vue de l'humiliation honteuse de l'ennemi ne fut qu'une légère compensation au désappointement qu'il éprouva en voyant échapper cette chance d'intervention d'un pouvoir européen dans les affaires américaines. (*) La conclusion de l'incident dû Trent anéantit l'espoir longtemps caressé que l'Angleterre interviendrait, ou au moins contesterait la légalité du blocus, qui commençait déjà à influer sur la condition générale de la confédération. La correspondance échangée ^u sujet du Trent fut suivie de déclarations faites par le gouvernement au Parlement Britannique, trop précises pour donner lieu à aucune équivoque. Au commencement de juillet 1862, le comte Eussell avait déclaré que le blocus des ports américains était effectif depuis le 15 août, bien que les faits relatés par M. Bunch, consul anglais à Charleston, prouvassent le contraire et que des comptes rendus authentiques et des lettres commerciales établissent que tout navire à destination d'un port du Sud pouvait être assuré au taux de sept et demi à quinze pour cent. Mais dans la chambre des Communes, M. Gregory contesta la véracité du rapport ministériel, cita les faits que nous venons de relater et affirma que ce refus de la part de l'Angleterre de mettre en pratique le traité de Paris était une injustice faite à la Confédération et une mesure désastreuse pour les intérêts généraux 4^1 commerce.

(*) Le Richmùrxl Examiner s'exprima «insi au sujet de l'attitnde de l'eunemi lors de l'afFaire du Trent :

"Jamais, depuis rbnmiliation du Doge et dn Sénat de Gènes aux pieds de Lpuis XIV, — aucune nation n'a consenti à une telle dégradation. Si Lincoln et Seward devaient ainsi céder à !a première sommation, pourquoi donc, demandera le peuple, ont-ils consenti à la capture des ambassadeurs? Pourquoi ces cris d'allégresse de dix-neuf millions d'hommes? Pourquoi cette apothéose de Wilkes ? Pourquoi ces lâches insultes à deux citoyens désarmés, leur brutal emprisonnement et les menaces sanguinaires du Congrès à leur égard ? Mais, par dessus tout, pourquoi eette assertion unanime de Lincoln et de tout fon cabinet : — que, ?ou3 aucun prétexte, les Etats-Unis ne libéreraient MM. Mason et Slidoli ? Et pourquoi avoir encouragé Ie,p9a-

p!e à prendre «ne régolntion analogue ? Le gourernement et le peuple des Etats-Unis avaient formellent déclaré qu'i's ne reviendraient pas sur ce

qui était fait. L'aigle américaine "avait déployé ses ailes et lancé son cri de défi, xasxU, au premier rugissement du lion britannique, elle abaaduoaa koh» teosemcnt sa. proie." ToJIe » été l'attitude de l'ennemi."

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