‹ La cause perdueChapitre 24 sur 85 · G. T. BEAUREGARD · texte numérisé non relu

G. T. BEAUREGARD

général-commandant. {N. du trad.)

(XXXVII) Quelque temps après lïuhumatiou du corps de Jolmston dans le cimetière St. Louis, à la Nouvelle-Orléans, le général C. F. Butler fit violer sa tombe sur le simple soupçon qu'elle pouvait renfermer des valeurs cachées par le maire Monroe ou par des capitalistes de la ville ! Cette odieiisp profanation n'eut pour résultat que de flétrir daYantagc encore le caractère di; héms de h ]SpuyellejA}iglgtçrre. [K du trad.)

CllAPlTllE XV,

l'RISE DE LA .NOUVELLE-ORLEANS.

A.'Vli.lI^-:^ÎJLT. 18Q3,

Le prtiple de Iti Coufédération paraissait disposé à se consoler des désastres éprouvés à l'ile No. 10 par le brillant mais infructueux fait d'armes de Shiloli. Dans l'opinion générale, le bas îlississipi était considéré comme inaccessible, protégé qu'il était par le fortPillow, et tandis que l'armée de Corintlie couvrait Mempliis et tenait en échec les forces de terre de l'ennemi, la vaste et plantureuse vallée du bas Mississipi restait encore à la Confédération.

Mais ces calculs trunîpcurs et ce sentiment d'espérance qui renaissaient déjà devaient encore être anéantis. Sur le point où l'on s'y attendait le moins, le Sud allait éprouver un échec qui livra une grande et riche })arlie de son territoire à l'ennemi, et alarma tous les amis de la Confédération. Cet événement fut la chute de la Neuvelle Orléans.

Le récit de ces désastres nous oblige à développer une longue histoire de mesures secrètes de l'administration confédérée, histoire abondante en [ireuves évidentes de mauvaise administration et d'apathie, et destinée à étonner le monde entier en lui appranant que, même dans les circonstances critiques découlant de l'état de guerre, le gouvernement n'avait pas même montré une énergie et une intelligence des affaires publiques qui fussent à la hauteur de ce que la pais et le cours normal des événements deiuandent en tem})S ordinaire.

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