CATTURE DE HARI'KK S FERRY, ETC
Le général Lcc avait su})poté que sa nRirehe sur Frederick déciderait les Fédéraux à évacuer Martinsburg et Plarper's Ferry, et ouvrirait ainsi sa ligne de communication avec la vallée. Cette prévision ne s'étant pus réalisée, ^1 devint nécessaire de déloger l'ennemi de ces positions, avant la concentration de l'armée à l'ouest des montagnes. Pour s'en assurer la possession le plus tût possible, le général Leeoi'donna au général Jackson de s'emparer de Martinsburg,, et après avoir citasse l'ennemi de cette ville, de descendre sur Harper's Ferry en suivant la rive méridionale du Potomac.
Le 14 septembre, le général Jackson avait l'éussi à investir, de trois côtés différents, Harper's Ferry et sa garnison de près de treize n^ille hommes. Une division du corps de Longstreet, placée sous le commandement du général Mac Laws, avait été envoyée sur la rive gauche du Potomac, eu face de Harper's Ferry, pour attaquer à sa tour la garnison et intercepter ses communications avec le Maryland. Cettedivision occupait cette fertile contrée qui se ti'ouve encaissée entre la continuation des iJaryland Heights (hauteurs du Maryland) et le South Mountain, prolongement isolé de la chaîne des montagnes Bleues. Ces deux rangées de collines courent presque parallèlement à la rivière et sont séparées par un espace d'environ deux milles de large ; le South Mountain projette plusieurs chaînes de collines dans le voisinage et limite de ce côté la vallée connue sous le nom de "Pleasant Valley."
Mais un de ces petits accidents qui souvent l'éduisent à néant les plans les mieux conçus et les projets des meilleurs commandants, changea les dispositions de l'armée fédérale. Après la déftiite de Pope, Mac Clellan avait été de nouveau placé à la tête des armées fédérales à Washington et aux environs. Evidemment, il ne comprenait pas les mouvements de Lee, et il perdit un temps précieux dans l'inactivité. Il était retenu par les frayeurs du président Lincoln,
(*) Le correspondant d'un journal du Nord parla ainsi de l'efï'et produit par Jackson et les troupes qu'il conduisait dans le ilaryland :
" Le vieux Stonewall était le point de mire de tous. Son habillement était fait du tissu le plus grossier ; un mendiant du Nord aurait considéré comme une insulte le don d'un chapeau semljlable à celui qu'il portait ; de fait, on ne pouvait le distinguer des soldats déguenillés et sans chaussure qui suivaient sa fortune. J'avais beaucoup entendu parler de l'apparence misérable des troupes rebelles, mais je ne me les étais pas figurées telles ! L'Irlande, dans ses plus pauvres districts, n'offre pas de haillons semblables. Et encore, ils s'enorgueillissent de cette misère ! "
Un ofiicier confédéré, qui fit cette campagne du Maryland, relate, à propos de la curiosité excitée par Jackson :
" La foule s'amassait continuellement devant sou quartier général et jetait un coup d'ceil curieux à travers ses fenêtres comme si elle eut voulu le surprendre dans ses " sorcelleries." Quelques-uns imaginaient qu'il passait la nuit en piitres et que k s esprits angéliqnes veraient le conseiller et lui tenir compagnie. Ce ne fut que lorsque Jackson monta son vieux cheval et qu'il fit de fréquentes apparitions dans les rues de la ville que l'on commença à voir en lui autre chose qu'un être surnaturel. Ses vêtements grossiers et ses mianiètes simples désappointèrent beaucoup de gens qui s'attendaient à voir une exhibition de broderies, de dorures et de plumets, et quand il ordonna à sa garde de débarrasser son quartier-général de la foule oisive, quelques voix murmurèrent : " Oli ! il n'a rien de bien remarquable, après tout !"
qui craignait que Lee, feignant d'avancer sur le Maryland et attirant l'armée fédérale hors de Washington, ne se retournât tout-à-coup sur la cajjitale et ne la capturât par un coup de main. Mais un incident lui révéla, si non la nature précise des plans de Lee, du nioins'rexacte disposition de ses forces.
Une copie de l'ordre enjoignant un mouvement de l'armée de Frédéiick avait été envoyée à D. H. Hill ; cet officier, dans un moment de colère, avait jeté cette copie par terre. Un soldat fédéral la ramassa et ce fut ainsi que Mue Clellan obtint tous les détails des plans d'opérations de son adversaire (XLIII).
La pre.nière pensée du commandant fédéral fut de secourir rapidement Harper's Ferry ; il se mit immédiatement en marche dans ce but. Dans l'apîès-midi du 13, on rapporta qu'il s'approchait de la passe de South Mountain, sur le chemin de Frederick à Boonesboro. En traversant la montagne sur ce point, l'ennemi pouvait arriver à l'arrière de Mac Laws et renforcer la garnison de Harper's Ferry. Pour prévenir ce contre-temps, le général D. H. Hill fut chargé de garder le défilé de Boonesboro, et Longstreet de marcher de Hagerstown à son aide.
La seule division de Hill soutint les assauts répétés de l'armée fédérale et la tint en échec pendant cinq heures. Plusieurs attaques faites sur son centre furent bravement repoussées par la brigade Colquitt ; à la gauche, Rodes maintenait sa position avec ténacité, malgré l'énorme disproportion des troupes qui l'attaquaient. Mais Longstreet, laissant une brigade à Hagerstown, arrivait au secours de Hill, et malgré la flitigue d'une marche longue et rapide sous un soleil brûlant, se plaçait immédiatement en travers du chemin. Il était environ trois heures et demie ; la bataille continua avec grande vivacité jusqu'à la nuit. Au sud du chemin, l'ennemi fut refoulé à quelque distance et son attaque sur la gauche fut également repoussée avec perte. Mais sa grande supériorité numérique lui permettait de s'étendre au delà des deux extrémités de la ligne confédérée. Grâce à cette facilité, il occupa le sommet d'une colline à notre gauche, et, en portant de grandes forces dans cette direction, il réussit à repousser nos troupes, après une résistance obstinée. La nuit mit terme au combat. Les tenta ■ tives que l'ennemi avait faites pour forcer le passage avaient échoué, il est vrai, mais il devenait évident que les Confédérés ne pouvaient, sans renforts, hasarder un second engagement, quand l'ennemi j)0uvait aisément tourner chacune de leurs ailes. On reçut en même temps la nouvelle qu'un autre grand corps de troupes fédérales avait, pendant l'après-midi, forcé le passage du défilé Crampton, à cinq milles seulement à l'arrière de Mac Laws. Ces circonstances déterminèrent le général Lee à se 2>oi'ter sur
Sharpsburg, d'où il pouvait attaquer le flanc et les derrières de l'ennemi, si celui-ci opérait contre Mac Laws, et où le reste de l'armée se rallierait à lui plus facilement, à un moment donné.
La résistance opposée à l'avance de l'ennemi à Bv^onesboro avait donné le temps à Jackson de compléter la réduction de Harper's Ferry. Dans l'après midi du 14, quand il se fut assuré que les troupes de Walker et de Mac Laws étaient en mesure de coopérer avec l'attaque, il donna l'ordre à A. P. Hill de tourner le flanc gauche de l'ennemi et d'entrer dans la ville. Le général Hill s'apercevant qu'une colline sur laquelle s'appuyait l'extrême gauche ennemie n'était occupée que par de l'infanterie, sans artillerie, et protégée seulement par des arbres abattus, ordonna au général Pender de marcher avec sa propre brigade et celles du général Archer et du colonel Brockenbrough à l'assaut de cette colline. Elle fat enlevée après une légère résistance. En même temps, les généraux Bvanch et Grefforecevaient l'ordre de suivre la Shenandoah et de profiter des ravins qui bordent ses rives escarpées pour s'établir dans la plaine à la gauche et à l'arrière des travaux ennemis. Ce mouvement fut accompli pendant la nuit. Sous la direction du colonel Crutchfîeld, chef d'artillerie du général Jackson, dix pièces de canons de la division Ewelî furent postées sur la rive orientale de la Shenandoah, de manière à prendre en enfilade les retranchements ennemis de Bolivar Heights et attaquer à revers ses plus proches et plus formidables travaux. Le général Mac Laws, pendant que ces préparatifs se faisaient, se disposait à empêcher la force fédérale qui avait forcé le défilé Crampton de venir au secours de la place assiégée.
La garnison fut attaquée à l'aube. Les batteries du général Jackson et celles placées sur les collines Maryland Heights et Loudon Heights ouvrirent un feu rapide et vigoureux, qui força la garnison à se rendre, après deux heures de combat. Soixante-treize pièces d'artillerie, environ treize mille petites armes et une grande quantité d'approvisionnements militaires tombèrent entre nos mains.
Laissant le général A. P. Hill recevoir la reddition des troupes fédérales et s'assurer des propriétés capturées, le général Jackson, avec ses deux autres divisions, se rendit immédiatement à Sharpsburg, en donnant aux généraux Mac Laws et Walker l'ordre de le suivre sans délai. Jackson arriva le 16, de bonne heure, et le général Walker dans l'après midi. Mais Mac Laws éprouva quelque retard et n'ariiva sur le champ de bataille de Sharpsburg que dans la journée du 17, quand l'engagement avait déjà commencé.
(XLIII) Il est vrai que cet ordre toraba aux niains de Mac ClcIIan, mais ce ne fut pas dans un moment de coïère que le général I); H. lîill s'en déssista. Cet important document fut (rouvé dans leS papiers que Hill avait laissés dans sa tente en quittant son campement pour effectuer le mouvement ordonné. (A'', dv tyad.)
BATAILLE DE SIURPSBUEG.
Le général Lee était maintenant prêt à livrer bataille et à faire foce à la formidable armée fédérale, avec quarante mille hommes. La force de Mac Clellan n'était assurément pas moindre de quatre-vingt-dix mille liommes ; — ces chiffres sont ceux que les deux généraux en chef rapportèrent dans leurs compte-rendus. — Telle était la disproportion des forces contraires qui alhiient livrer la sanglante bataille de Sharpsburg.
Les troupes de Longstrcct et de D. H. Hill occupaient la rangée de collines qui s'étend entre Sharpsburg et FAntietam et est presque parallèle au cours de cette rivière ; Longstreet à droite du chemin de Boonesboro et Hill à gauche. Jackson tenait l'extrême gauche ; sa droite reposait sur le chemin de Hagerstown, sa gauche s'étendait dans la direction du Potomac.
Le 17 septembre, au lever du soleil, les batteries des deux armées ouvrirent le feu. Celui de l'ennemi était principalement dirigé sur notre gauche et couvrit l'avance d'une grande force d'infanterie sur le corps d'armée du général Jackson. L'héroïque commandant contint les plus grands efforts d'une ligne qui s'étendait à une distance de plus de quatre milles. Les troupes reçurent IVnnemi avec une fermeté résolue, et, pendant plusieurs îieures, le conflit s'engagea avec grande vigueur et avec des succès divers. Deux brio'ades de Hood arrivèrent au secours de Jackson. Les lignes de l'ennemi furent forcées et rejetées à l'arrière, mais bientôt des troupes fraîches vinrent les renforcer et les Fédéraux purent reprendre l'offensive et gagner du terrain. Cependant la résistance désespérée qu'ils rencontrèrent, retarda considérablement leurs progrès, jusqu'au moment où les troupes du général l^Iac Laws arrivèrent avec celles du général AValkcr, qui furent postées à la droite. L'arrivée heureuse de ces renforts changea la face des affaires ; les Confédérés s'avancèrent de nouveau, et, une fois de plus, l'ennemi fut battu et rejeté en désordre au-delà de la position qu'il occupait au début de l'engagement ; nos troupes le poursuivant de près. Il renouvela l'assaut à plusieures reprises sur notre gauche, mais il fat constamment repoussé avec perte. Il cessa enfin de faire avancer son infanterie, et, pendant plusieures heures, ses nombreuses batteries entretinrent un feu très vif, mais que nos troupes essuyèrent avec beacoup de courage et de sang froid.
Cette attaque sur notre gauche fut bientôt suivie d'une autre faite sur le centre par une force formidable. Elle fut confrontée par une partie de la divison Walker, les brigades G-. B. Andersen et Rodes, de la division D. H, Hill^ et
quelques pièces d'artillerie. L'ennemi fat repoussé et se retira à l'abri d'une petite colline, d'où il continua un feu irrégulier.
La division du général R. H. Andorson vint au secour!?t de Hill et se forma à l'arrière de sa ligne. Au même moment, une erreur dans la transmission des ordres, fit retirer la brigade de Rodes de sa position. L'ennemi s'élança immédiatement dans le vide créé par le retrait erroné de cette brigade, brisa celle de G. B. Anderson et la força à se replier. Puis les lourdes masses ennemies se précipitèrent en avant, n'ayant maintenant en face d'elles que quatre pièces d'artillerie et quelques centaines d'hommes, débris de différentes brigades. La ferme résistance opposée par cette poignée de braves et l'efiicacité du tir de l'artillerie Washington (LXIV), commandée par le capitaine Miller, et de la batterie de la Caroline du Sud, du capitaine Boyce, tinrent l'ennemi en échec et le forcèrent à se retirer, après une heure et demie de combat.
Pendant que l'attaque sur le centre et sur la gauche se poursuivaient, l'ennemi faisait des efforts répétés pour forcer le passage du pont de i'Antietam, en face de l'aile gauche du général pjcngstreet, commandée par le brigadier-général D. R. Joncs. La petite force du général Toombs repoussa cinq assauts successifs, faits par des troupes bien supérieures en nombre, et maintint sa position avec grande bra-
VOUl'C.
Dans l'après-midi, l'ennemi commença à ôfceadi-e sa lio-ae dans l'intention apparente de traverser la rivière Antietam au-dessous du pont, et, à quatre heures de l'après-midi, les régiments de Toombs se retirèrent de la position qu'ils avaient si bravement défendue. L'ennemi traversa immédiatement le pont en grandes forces et s'avança sur le général Joncs, qui occupait le sommet de la colline avec moins de deux mille hommes. Après une résistance brave et déterminée, Jones fut forcé d'abandonner sa position, que l'ennemi occupa aussitôt.
Le général A. P. Hill arrivait de Harpers Forry, d'où il était parti à sept heures et demie du matin. Il reçut l'ordre de renforcer Jones; son artillerie fut lancée en avant et arriva au secours des batteries de ce dernier. Les progrès de l'ennemi furent iuimédiatement arrêtés, et sa ligne commença à vaciller. Au même moment, Jones ordonna à la brigade Toombs de charger en flanc, tandis qu'Archer, aidé par Brandi et Grregg, se porterait sur le front de bataille de la ligne fédérale. L'ennemi ne fit qu'une courte résistance, sa ligne fut bientôt brisée et il se retira en désordre vers la rivière Antietam, poursuivi par les troupes de Hill et de Jones, jusqu'à ce qu'il eut atteint ses batteries de l'autre côté de la rivière, sous l'abri desquelles il s'arrêta.
La nuit arrivait. L'ennemi avait posté un certain nombre de batteries en position afin de défendre l'approche de la
(XLIY) Lo bataillon d'artillerie Washington avait été organisé à la Nouvelle-Orléans, longtemps avant la sécession. Lorsque la guerre éclata, les quatre premières compagnies furent envoyées en Virginie, où elles se distinguèrent d'une manière brillante aux deux batailles de Manassas, à Fredericksburg, etc., etc. La Sème compagnie fit !a campagne de l'Ouest, et rendit éga'ement d'importants services en grand nombre d'occasions. (N. dv trad.)
rivière Antietam, sur la rive opposée; le corps du géuéral Porter, qui n'avait pas encore donné, ;u-rivait maintenant et se disposait à arrêter notre marche en avant. Nos troupes étaient exténuées et décimées par la fatigue et les combats; il eut été imprudent de continuer la poursuite en lace des troupes fraîches et bien supérieures en nombre que Tennemi nous opposait maintenant. Ces considérations déterminèrent le rappel de nos foi'ces qui se replièrent aussitôt.
Cette cessation de la poursuite termina rengagement. Le résultat de la journée était que tous les efforts faits par l'ennemi pour nous déloger de notre position avaient échoué et leur avaient coûté des pertes considérables. Le coniiit avait été prolongé et sanguinaire. Les témoignages de victoire étaient rares : quelques prisonniers et un petit nombre de canons seulement avaient été pris. Nos pertes étaient très o-randes et ne se montaient pas à moins de deux mille tués et six mille blessés; les généraux Branch et Starke étaient parmi les premiers. liCs Fédéraux avaient éprouvé des pertes plus fortes encore; on pouvait les évaluer au chiffre terrible de treize mille tués ou blessés; grand nombre d'officiers étaient tombés. Les généraux Mansiield et Reno étaient parmi les morts et douze autres généraux comptaient dans le chiffre des blessés.
Le général Lee avait des raisons spéciales pour ne pas renouveler la bataille le lendemain. Les grandes fatigues éprouvées par ses troupes, le manque de repos et de nourliture et les longues marches qu'elles avaient faites, sans chaussures, à travers les chemins montagneux, avaient déjà grandement appauvris leurs rangs avant le commencement de la grande bataille qu'elles avaient livrée. Quoique trop faible pour prendre l'offensive, le général Lee était sans crainte au sujet de toute attaque. La journée se passa sans aucune démonstration de la part de l'ennemi ; suivant les rapports, il attendait l'arrivée de l'enforts. Comme Lee ne pouvait espère]- de recevoir une addition de troupes et de matériel et que l'ennemi, de son eût
le.
pouvait être promptement et fortement renforcé, il jugea prudent de se retii'er avant (|ue les Fédéraux fassent prêts à l'attaquer de nouveau. Pendant la nuit du 18 septembre, il traversa le Potomac avec toute son armée, près de Shepherdstown, et rentra en Virginie sans essuyer aucune perte dans sa retraite.
Il est curieux dobserver connnent le Nord en vint, par gradations successives, à considérer la bataille de Sharpsburg comme un triomphe fédéral. Mac Ciel 1 an ne réclama la victoire que lorsqu'il fut assuré que Lee était renti'é en. Virginie. Le J 9, il avait envoyé à Washington un télégramme ainsi con(ju : "J'ignore si l'ennemi se retire dans une position intérieure ou traverse de nouveau la rivière. Nous pouvons assurément réclamer la victoire." Cette dépêche n'avait été envoyée que trente heures après l'affaii-e de Sharpsburg ! Quelques. heures après l'avoir adressée, il rassurait les autorités de Washington par le télégi-annne suivant : " Notre victoire est complète ! L'ennemi est repoussé en Virginie. Le Maryland et la Pennsylvanie sont sauvés ! "
Toutefois, si Mac Clellan était sous l'impression d'avoir gagné une brillante victoire, il montra bien peu de dispositions à la compléter ou à en recueillir les fruits. Il n'essaya pas de poursuivre, et quand, quelques jours après, un fort détachement qu'il avait jeté sur la rive virginienne du Potomac fut délogé par une attaque de la division A. P. Hill, il s'empressa d'écrire à Washington pour demander des renforts ; le 27 septembre, il renouvela ses instances, en disant que son but était de garder l'armée où elle se trouvait et d'attaquer Lee, .si celui-ci cssaijait de rentrer dana h Maryland. Pendant cet intervalle, l'armée confédérée, après s'être dirigée paisiblement vers Martinsburg, stationnait maintenant à Bunker Hill et à Winchester, où elle recrutait et se reposait des fatigues d'une campagne qui compte peu d'égales dans l'histoire comme féconde en opérations et en brillants résultats.
CIIAPITEE XIX.
OPERATIONS DANS J/OUEST. - EVACUATION DE COHINTllE. - MEMPHIS, VICKS- BURCx, BATON ROUGE-CAMPAGNE DU KENTUCKY.-RTCIÏMOND-