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donc dans leurs iiositious jusqu'au moment où Polk les joio-nit aux autres corps qu'il avait pu réunir pour les lancer tous sur l'extrême gauclie ennemie et enlever, s'il était possible, la forte j'osition où les Fôdéi'aux feisaient une résistance si heureuse, ou, en cas d'échec, pour débarrasser le front de Hardee de la tormidable opposition qu'il rencontrait. Les trois brigades de Jackson, de Preston et d'Adaras furent successivement mises en mouvement.
L'ennemi avait concentré sur ce point, qui était sa plus forte situation défensive, vingt pièces d'artillerie 2>i'esque entièrement masquées à la vue, couvrant ime plaine ouverte assez étendue, et soutenues de deux côtés par de fortes masses d'infanterie. Un terrible accueil allait être fîxit aux soldats dévoués qui se préparaient à attaquer cette position. Au moment où ils arrivèrent sur la crête de la forêt de cèdres et débouchèrent dans la plaine occupée par les ])atteries fédérales, le s])ectaclo était réellement splendide. Chaque ligne de ce magnifique tableau ressortait dans toute sa pureté. Le temps était magnifique ; les habits gris des Confédérés tranchaient sur le fond noir des cèdres ; leurs armes resplendissaient dans la verdure des fourrés. Sans se préoccuper des batteries ennemies qui ouvrirent sur elles un feu excessivement vif, nos colonnes se portèrent rapidement en avant, en laissant derrière elles de lon2;ues traces de morts et de blessés, et firent un assaut désespéré sur la position fédérale. Deux fois elles tentèrent l'assaut ; deux fois la ligue ennemie sembla s'envelopper d'un v^olcan de flammes et de fumée, et fit des ravages terribles dans les rangs des audacieux assaillants. Pendant deux heures, cette lutte terrible se |)Oursuivit ; ce ne fut que vers cinq heures du soir qu'elle cessa, sans qu'il y ait eu, d'aucun côté, d'avantage décisif Les deux armées, exténuées, suspendirent leurs opérationsà la nuit tombante, et à l'exception du feu de quelques batteries, tout rentra dans le silence.
Le combat avait été désespéré, mais non décisif. Toutefois, l'avantage restait aux Confédérés. Ils avaient rejeté la droite de l'ennemi sur son aile gauche, capturé un tiers de son artillerie, l'avaient aussi forcer à changer son front de bataille sous leur feu, et ils occupaient cette partie du champ de bataille dont ils avaient chassé les Fédéraux le matin. Ptosecrans avait fait preuve d'une grande habilité à manier des troupes, et avait exécuté une manœuvre qui exige les plus hautes capacités militaires, en formant, à plusieurs reprises, une nouvelle ligne de l)ataille en présence d'un ennemi et malgré ses attaques successives.
Le lendemain, — 1er janvier lS6:i, — le général Bragg télégraphia à Pichmond: "Dieu nous a favorisé d'an heureux commencement d'année." Le ton de cette dépêche était extravagant (^t propre à donner des espérances que la suite des événements ne devait pas réaliser. Le 1er janvier .^e passa sans incident remarquable. Breckinridge avait été transféré à la droite de la rivière 8tone, et occupait maintenant cette position avec deux de ses brigades. Tl fut
bientôt rapporté que l'ennemi n'avait rien changé à sa position, à l'exception de son abandon de la position avancée occupée par son flanc gauche. Après plus amples informations, ces dispositions étant reconnues exactes, le flanc droit du cprps de Polk fut jeté en avant pour occuper le terrain pour la possession duc[uel on s'était battu la veille avec tant d'animation. Ce mouvement raccourcit considérablement nos ligues et nous rendit maîtres du centre du champ de bataille, sur lequel on s'occupa, pendant le reste de la journée, de recueillir les trophées et les dépouilles de l'ennemi et de les envoyer rapidement à l'arrière.
Le 2 janvier, la division fédérale Van Cleve traversa la rivière, et prit possession d'une hauteur d'où elle pouvait dominer et prendre par enfilade la ligne de Polk. Il devenait donc nécessaire de déloger les Fédéraux de l'éminence où ils s'étaient postés, ou de retirer Polk de sa position. La dernière de ces mesures entraniait une suite de conséquences impossibles Tl subir; des ordres furent immédiatement donnés pour la concentration de toute la division Breckinridge sur le front de la position à enlevei'. On ajouta à son artillerie dix canons Napoléon ; les forces de cavalerie de Wharton et de Pegram, environ deux mille hommes, devaient coopérer à l'attaque sur la droite. Les instructions données à Breckinridge portaient qu'il chasserait l'ennemi, prendrait possession du sommet de la colline, y retrancherait son artillerie et maintiendrait sa position.
L'attaque fut faite à quatre heures de l'après-midi. La division Van Cleve céda et retraita en confusion de l'autre côté de la rivière, serrée de près par les Confédérés victorieux. L'ennemi, cependant, avait disposé ses batteries sur la colline à l'ouest de la rivière, et la division Negley fut envoyée pour conduire l'attaque. Le feu devint terrible. En moins d'une heure, les Confédérés perdirent deux mille hommes. Les troupes de Breckinridge furent repoussées en désordre, mais la poursuite que l'ennemi avait commencée fut bientôt arrêtée par la brigade Andersen, composée de Mississipiens, qui, sortant de la ligne de Polk, tomba sur l'ennemi et sauva d'une capture inévitable toutes celles de nos pièces d'artillerie que les Fédéraux n'avaient pas encore enlevées.
Le lendemain, la pluie tomba par torrents. Chacun des deux commandants attendait l'attaque de son adversaire, et aucun des deux ne paraissait disposé à prendre l'initiative. En même temps, Bragg crut par erreur que Rosecrans r(;cevait des renforts. Dans cette prévision, et en présence des fatigues et des pertes épi'ouvées par son armée, il résolut de la i-etirer et d'abandonner le champ de bataille. Dans la nuit du ?> janvier, la retraite commença sans que IVnnemi cherchât à s'y opposer. Le lendemain, Rosecrans entrait à Murfi-eesboro, tandis que Bragg se portait sur Tullahoma, point qui offrait de grands avantages comme base d'opérations et comme position défensive.
HISTOIRE DE LA GUERRE DES CONFÉDÉRÉS
L'opcupation de Murfreesboro donna au Nord le prétexte de revendiquer la victoire. Mais cette position n'avait que peu d'importance et ses retranchements n'étaient ni forts ni nombreux. Les résultats matériels de la bataille étaient en laveur des Confédérés. Notre perte excédait dix mille hommes, dont neuf milles tués ou blessés ; mais en revanche nous avions pris plus do six mille prisonniers, plus de trente pièces de canon, soixante mille petites armes, des ambulances, des mules, des chevaux et une grande quantité d'autre matériel de valeur; le tout avait été approprié à nos besoins ou mis en lieu de sûreté. A part ces résultats substantiels, nous avions brûlé non moins de huit cents wagons, la plupart chargés d'articles variés, tels qu'armes, approvisionnements, munitions, bagages, vêtements, drogueries et attirail d'ambulances. La défaite partielle de Breckinridge nous avait coûté trois pièces d'artillerie. Rosecrans estima sa perte, en tués et blessés, à 8778 hohimes. A propos de cette évaluation, le général Bragg remarqua : "'Le corps ennemi commandé par le major-général Thomas L. Crittenden a été le moins exposé ])endant la bataille et il accuse une perte de plus de cinq mil'e liommes <mi tués ou blessés. Comme l'armée ennemie contenait deux autres corps d'armée, une division séi)arée formant un tiers de corps, et de la cavalerie, sa perte j)eut être évaluée en toute sûreté à trois mille tués et seize mille blessés. Ces chiffres, ajoutés aux six mille deux cent soixante-treize prisonniers que nous avons feits, donnent un total de vingt-cinq mille deux cent soixante-treize (25,273) hommes."
La bataille de Murfreesboro servit de sujet à de nombreu- ,ses critiques et de thème à des commentaires variés. Le général Bragg s'était fait remarquer par son habitude de censurer constamment ses officiers et de rejeter la responsabilité des fautes de ses opérations sur quelque subordonné. Il n'avait jamais écrit un rapport officiel dans lequel il n'y ait eu un élément quelconque de récrimination ou quelque allusion agressive. La bataille de Murfreesboro devint à son tour le texte d'une nouvelle censure de ses subordonnés; il déclara que la lenteur de Breckinridge, pendant l'action du premier jour, avait arrêté le succès de Hardee et rendu la victoire incomplète. Mais il trouva, dans le récit de cette terrible bataille, l'occasion de louer la conduite des soldats confédérés. Il écrivit : " Un éloge sincère est dû aux soldats non gradés, et bien qu'une telle mention est si rarement faite et si peu attendue qu'elle peut être considérée comme ordinairement inusitée, je ne puis pas, vis-à-vis de ma conscience, m'abstenir d'exprimer cette opinion constamment reconnue et si souvent manifestée pendant notre lutte pour l'indépendance. Il est arrivé, à de fréquents intervalles, que le manque de discipline et d'instruction militaire dans notre armée et l'absence de cette solidarité qu'une longue association fait naître entre les vétérans, ont laissé le soldat livré à lui-même et à ses ressources individuelles. Sans ce stimulant et cette responsabilité qui contrôlent les actions des officiers, qui espèrent vivre dans l'histoire,— sans aucun
espoir de récompense, et guidé seulement par le sentiment du devoir et du patriotisme, le soldat comprend que, dans cette grande lutte, notre cause est la sienne, et il va au feu avec la détermination de vaincre ou de mourir, de vivre libre ou de ne pas vivre. Aucun éloge n'est trop pompeux, aucun honneur n'est trop grand pour le soldat. Quelles que soient les distinctions et la gloire qui puissent être données, — et sans doute justement données, — aux chefs qui l'ont guidé, l'histoire réserve le princii3al honneur à celui qui a le droit d'y prétendre ; au simple soldat qui, plein de désintéressement et sans autre stimulant que la voix de sa conscience, supporte toutes les fatigues, endure toutes les privations. Il a été dit avec raison : Le premier monumentque notre Confédération élèvera, quand notre indépendance aura été conquise, sera une colonne portant cette inscription : Aux morts inconnus."
OFERATiONS DANS LE TRANS-MISSIS^IPI.
Dans d'autres théâtres des hostilités, moins importants que la Virginie et le Tennessee, les opérations des derniers mois de 1862, n'offi-ent aucun événement d'un grand intérêt. Depuis que les troupes de Van Dorn et de Priée s'étaient portées à l'est du Mississipi, les opérations dans les vastes régions situées à l'ouest du grand fleuve, avaient suivi une marche insignifiante et irrégulière. Elles n'avaient été signalées que par une seule bataille, — celle de Prairie Grove, — assez considérable, cependant, si on la compare aux autres mouvements de cette campagne et qui ne fut pas sans exercer une assez grande influence sur les destinées des Etats du Trans-Mississipi.
Dans les derniers mois de 1862, le major-général T. C. liindman commandait le district militaire de l'Arkansas. Le lieutenant-général Holmes, commandant le département du Trans-Mississipi, avait son quartier-général à Little Rock. Le général Blunt, à la tête de sept mille Fédéraux, s'était avancé de Springfield à Cane Hill (Arkansas), chassant devant lui la petite division de cavalerie du général Ma.rmaduke. Le général Hindman était à Van Buren avec environ huit mille hommes d'infanterie et d'artillerie du Missouri, du Texas et de l'Arkansas, 11 fut considéré nécessaire de s'opposer aux opérations du général Blunt ; en conséqunce, le 1er décembre, le général Hindman se mit en mouvement avec toutes ses troupes pour confronter l'ennemi, et, s'il était possible, le repousser. Une grande quantité d'approvisionnements et de matériel avaient été rassemblés à Van Buren.
En raison des délais occasionnés par le passage de la rivière et la mauvaise condition de nos moyens de transports, les troupes de Hindman n'atteignirent le camp de Cove Creek que dans la matinée du 5. Cette position était à sLx railles de Cane Hill, où le général Price s'était arrêté après sa retraite de Springfield, pendant l'hiver de 1861^ Quand le général Hindman eut atteint Cove Creek, il apprit que
Bliint campait à Cano Hill et que le général Herron avec cinq mille hommes, arrivait ra])idement de Springlîekl pour le renforcer. Hindman lésolut aussitôt de se porter à la rencontre de Herron, puis, après l'avoir battu, de se retourner sur Blunt et forcer celui-ci à ca])ituler. Il lança une proclamation extravagante, dans laquelle il disait que les forces ennemies étaient composées '-'d'Indiens des pinières, de nègres libres, de tories du Sud, de maraudeurs du Kansas, et d'assassins allemands salariés,"— et que, si l'on ne détruisait ce ramassis de gens sans foi ni loi, le pays était ruiné.
Pour mettre ce plan du généial Hindman à exécution, il était nécessaire d'attirer l'attention de Blunt et de l'empêcher de se replier sur Fayetteville, où il aurait pu opérer sa jonction avec Herron. Dans ce but, un régiment de cavalerie fut envoyé de grand matin contre les avant-postes les plus rapprochés de l'ennemi ; elle les dispersa. Au lever du soleil, le llème Missouri fut lancé en avant aussi loin que la cavalerie s'était portée et se déploya comme pour provoquer une attaque. Il réussit seulement à tromper un parti d'Indiens qui se développa, mais n'attaqua point. Dans la soirée, toutes les troupes du général Hindman se portèrent «ur la position où s'était avancé le llème Missouri ; un régiment de cavalerie fut de nouveau envoyé pour disperser les tirailleurs et reconnaître la position du gros des troupes. Une action indécise s'engagea et continua jusqu'à l'arrivée de la nuit.
Les troupes réunies de Hindman, après s'être reposées tout en restant sous les armes, se dirigèrent à deux heures du matin vers Fayetteville pour attaquer les forces de Herron, qui s'approchaient du champ de bataille. Un régiment de cavalerie reçut l'ordre de rester en position et une batterie d'artillerie légère de campagne lui fut adjointe ; au lever du jour, elle devait commencer à canonner le front de bataille de l'ennemi. Le lendemain matin, les troupes arrivèrent sur le chemin de Fayetteville à Cane Road^ surprirent l'avant-garde de Herron, et firent deux cents prisonniers.
Ce succès parut aveugler le général Hindman, qui au lieu d'attaquer Herron immédiatement et vigoureusement, divisa ses forces et envoya la brigade Parson dans la direction de Cane Hill, comme s'il s'attendait à une attaque de Blunt. Pendant ce temps, celui-ci, en prévision d'un mouvement de flanc, s'était replié à l'arrière ; Hindman prit, en conséquence, d'autres dispositions. Mais un temps précieux avait été perdu et l'attaque sur les forces de Herron ne fut faite qu'à trois heures et demie de l'après-midi. Les troupes de l'Arkansas formaient l'aile droite de notre ligne de bataille ; la première brigade du Missouri le centre ; la seconde la gauche, et les troupes du Texas la réserve. L'action avait à peine commencé quand le général Blunt, ayant brûlé ses approvisionnements et ses trains, fit un mouvement rapide et arriva soudainement sur le champ de bataille par un chemin masqué traversant une vallée. Ses forces arrivèrent sur la gauche des Confédérés. La première brigade du Missouri dut changer de face de l'est au nord, pour confronter
l'attaque qui allait être faite par les renforts fédéraux. Au moment où ce mouvement s'accomplissait, les forces combinées de l'ennemi firent une charge que les deux brigades missouriennes reçurent bravement. Le combat dura jusqu'à la nuit et la fortune se déclara enfin en faveur des Confédéiés qui chassèrent l'ennemi du champ de bataille. Les troupes de Blunt, dispersées aux alentours réussirent à se joindre à celles de Herron et elles se retirèrent ensemble à six railles du champ de bataille.
La victoire était lestée aux Confédérés. Leurs pertes étaient d'environ deux cents tués et cinq cents blessés ; celles de l'ennemi, suivant sa propie évaluation, de plus de mille hommes. Il paraîtrait cependant que Hindman, qui avait commis faute sur faute pendant la journée, bien qu'il ait réussi à disperser les forces combinées de Herron et de Blunt, était tellement sous l'impression que l'ennemi avait reformé une jonction, qu'il se détermina à retraiter pendant la nuit. Les roues de ses trains d'artillerie furent entourées de chifibns et les Confédérés s'enfuirent du théâtre de leur victoire. Ainsi se termina cette bataille de Prairie Grove (nom que lui avaient donnée les Confédérés), qui décida de la guerre au nord de la rivière Arkansas.
A part les souffrances inévitables d'un pays ravagé par la guerre, toute la contrée du Trans-Mississipi eut à endurer bien d'autres maux ayant leur origine dans des raisons spéciales. Une grande partie du pays fut non seulement éprouvée par l'incompétence de ses chefs militaires, mais des désordres étrangent eurent lieu dans l'administration et le des])otisme le plus complet sévit sur le joays. Le général Hindman, peu compétent en matière militaire, s'empara tyranniquement de la direction des autres affaires, usurpa toute l'autorité et exerça un despotisme qui n'a pas de parallèle dans les temps modernes. Sa conduite fut soumise à une enquête spéciale du Congrès de Richmond. Il fut reconnu qu'il avait établi dans les limites de son occupation militaire ce qu'il se plaisait à ai:>peler •' un gouvernement par intérim ; " qu'il avait entièrement suspendu le cours de la justice civile, exagéré de son propre chef l'application de la loi de conscription, déclaré la loi martiale dans l'Arkansas et le Texas septentrional, et requis, sous menace de la peine ca2)itale, les services de tous ceux qu'il avait tyranniquement placés sous le coup de la loi de conscription modifiée par lui. Les récoltes furent ravagées, les cotons brûlés ou enlevés pour des raisons non connues ; les maraudeurs de son armée, appartenant aux jmrties de son commandement disséminées dans les contrées éloignées, sillonnèrent le pays, qu'ils rançonnaient sans pitié en dérobant au peuple ses propriétés, sous le prétexte de nécessité militaire. Hindman, d'un autre côté, ne protégeait aucunement certaines régions placées sous son commandement. Les Indiens hostiles ravageaient les frontières et les émissaires fédéraux excitaient la désaffection chez les Cherokees et le» Creeks, Des détachements de cavalerie pénétraient à volonté dans les contrées de l'Arkansas septentrional, brûlaient les
HISTOIRE DE LA GUERRE DES CONFÉDÉRÉS
maisons, enlevaient les esclaves et les chevaux, détruisaient les instiuments agricoles, tuaient les citoyens loyaux à la Confédération ou les emmenaient en captivité, imposaient le serment d'allégeance aux plus timides et fomentaient des sentiments d'opposition chez les ignorants.
Un tel état de choses ne pouvait être longtemps toléré, quoique ce ne fut qu'après bien des retards que la vérité se fit jour à Richmond et attira l'attention du gouvernement. Les cruautés et les désordres de Hindman, — un favori reconnu du président Davis, — prirent à la fin de si grandes proportions dans l'Arkansas, qu'il devint imprudent pour lui d'y prolonger son séjour. Ce fut alors qu'il fut nssigné Ti lui poste spécial à l'est du Mississipi. Il est
en vérité remarquable que le peuple du Trans-Mississipi, après de si nombreuses expériences de mauvais traitements, et en dépit de la conviction que les affaires de cette portion éloignée de la Confédération étaient entièrement négligées à Richmond, — ait constamment été, même à la dernière période de la guerre, si fidèle à la cause confédérée, et ait soutenu avec tant de foi et d'attachement !e principe vital de notre indépendance et la cause commune de nos armes. Cette vertu et ce dévouement si grands des populations des Etats Confédérés à l'ouest du Mississipi, ne doivent être passés sous silence dans aucun récit de l'histoire de cette guerre,