JEFFERSON DAVIS
tomba sans interruption ; le chemin du pont de Falling Waters, qu'avait }n'is notre armée, était devenu excessivement difficile et le mauvais temps occasionna tant de délais que nos dernières troupes ne purent traverser ce pont avant une heure de l'après-midi, le 14. Pendant que la colonne était ainsi retardée sur le chemin, un certain nombre de nos soldats, rompus de fatigue, se couchèrent dans des hangars et sur le bord de la route, et bien que des officiers eussent été envoyés pour les rallier, quand la marche put être continuée, l'obscurité et la pluie empêchèrent de les rassembler tous et plusieurs d'entre eux furent laissés à l'arrière. Deux canons furent également laissés en route. Les chevaux qui les traînaient étant devenus incapables d'aller plus loin, des officiers se détachèrent pour s'en procurer d'autres. Quand il revinrent, la colonne avait dépassé les deux pièces d'une si longue distance, qu'il était imprudent de retourner à l'arrière ; les deux pièces furent ainsi perdues. Ni armes, ni canons, ni prisonniers ne sont tombés au pouvoir de l'ennemi pendant la bataille ; il n'y eut de pris, pendant la retraite, que les hommes et les canons dont il est question plus haut. Jo ne peux certifier au juste le nombre des retardataires ainsi perdus; mais il est fortement exagéré dans la dépêche en question."
K. E. LEI*], général. ■
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HISTOIRE DE LA GUERKE DES CONFÉDÉRÉS
M. Steplieus n'alla que jusqu'à la forteresse Moiiroc, où sou voyage fut arrêté par une dépêche péremptoire défendant son entrée dans la capitale fédérale. Que les autorités fédérales eussent été ou non averties de la mission réelle de sa mission, il a été reconnu depuis que son but était, à part les propositions écrites de la lettre confiée à M. Stephens, de sonder le gouvernement de Washington sur la question de paix. L'importance du personnage chargé de la négociation, et la futilité absurde d'une protestation contre les cruautés ennemies, éloignaient toute autre conclusion possible.
La vérité est <pie M. Slephcns avait pleins pouvoiis, en prévision de certaines éventualités, de proposer la paix; —
le président Davis l'ayant envoyé en mission extraordinaire à Washington dans l'anticipation d'une grande victoire de Lee en Pennsylvanie ; que le but réel de sa mission fut virtuellement anéanti par la fatale journée de Gettysburg, qui eut lieu lorsque M. Stephens était près de la forteresse Monroe, et que ce fut dans l'insolente ivresse • dû succès que les autorités de Washington repoussèrent sa mission. Considérant que c'était en vue d'une grande victoire que le Président de la Confédération du Sud faisait ces formelles et distinctes propositions de paix à Washington, on peut dire que, malgré l'échec de sa mission et les sarcasmes de l'ennemi, j\L Davis eût le beau rôle en cette occasion et mérita l'approbation du monde chrétien.