‹ La cause perdueChapitre 60 sur 85 · BATAILLE DU PONT DE MONOCACY · texte numérisé non relu

BATAILLE DU PONT DE MONOCACY

Le général Early avait pressé sa marche, tiuversé le Potomac et s'était avancé sur Frederick City. Les troupes fédérales avaient évacué cette place et s'étaient concentrées à quatre milles de là, au pont jeté sur la livière Monocacy. Elles occu2)aient le bord oriental de la rivière, qui coule du nord au sud, et elles étaient en bataille le long de la ligne du cliemin ^\c fer. Early, ayant traversé la rivière au sud du pont, envoya la brigade Evans en avant à travers une plaine libre, dans le but de forcer l'ennemi à développer sa ligne. Malgré une vive fusillade, Evans s'av.ança jusqu'à cent pas de la position ennemie, quand un autre corps fédéral sortit tout à coup des bois à sa droite^

et le prit en flanc. Les autres divisions de Early s'avancèrent alors rapidement sur le théâtre de l'action ; une charge simultanée fut exécutée et l'ennemi se retira dans une honteuse confusion, abandonnant la route et le chemin de fer, et s'enfuit dans la direction de Gettysburg. Sa perte était de plus de mille tués et blessés et de sept cents prisonniers.

Du Monocacy, Early marcha sur Washington. Son avantgarde de cavalerie arriva à Rockville dans la soirée du 10 juillet. Early se trouva alors en vue de Washington, et le feu de ses tirailleurs pouvait être entendu de la Maison Blanche et des bâtiments des ministères de la capitale. Mais cette uiarche ardue avait diminué son armée ; les cinq cents milles qu'elle avait faits depuis son départ des lignes de Richmond, à i-aison de vingt milles ]iar jour, ne lui laissaient que huit mille hommi>s d'intânteiie, quarante pièces de campagne et deux mille homm(-s de cavalerie pour attaquer les travaux de défense de Washington.

Le plus important de ces travaux était le fort Stevens. Le 12, une escarmouche sérieuse, résultat d'nne reconnaissance, s^eno'ao'ea à l'a vaut-garde de Earlv, mais le général confédéré jugea prudent de ne pas livrer bataille et déclina toute tentative d'enlever la capitale par un assaut décisif. Réfléchissant qu'il se trouvait au cœur du pays ennemi, et" ne saehant pas quelle force défendait la ca})itale, il abandonna son projet de s'en emparer, et dans la nuit du 12, il commença à liattre en retraite.

( )ii a tait un grand nombre de cumnieutaires sui' l'étendue du danger que courut alors la capitale fédéi'ale et sur la dcternrination prise par Early de no p;is tenter l'attaque. Des éci'ivains du Noi'd ont prétendu que si Enily avait fait une attaque vigoureuse aw moment de son arrivée, au lieu de perdre vingt-quatre heures en reconnaissances inutiles, il aurait réussi à prendre possession de la ville, tant était faible aloj"s la garnison (pii la défendait. Heureusement, on a aujourd'hui des preuves évidentes du contraire. L(^ général Grant déclara que deux divisions du sixième corps et l'avant-garde du dix-neuviémc étaient arrivées à Washington avant Early. Eut-il été prudent de se hasarder à donner l'assaut, tandis (pic llunter arrivait en toute liâte de l'Ouest poiu- tomber sur ses derrières et lu.i couper sa seule ligne de retraite du Potomac'/ — c'est là une question cpi'il appartient aux critiques militaires de décider.

Le général Early ayant abandonné ses canq)s devant Washington, battit en retraite, retravci'sa le Potomac sans être sérieusement inquiète, et iinalenient se porta sur la rivière Opequon pour protégei' la vallée de la Shenandoah. Les résultats de cette expédition fui'ent loin d'être ceux qu'espérait le peuple du Sud, dont Tinniginatiou voyait déjà Washington tombé. Mais au résumé, le mouvement de Early était un succès; les Confédérés ramenaient ciiuj mille chevaux et deux mille cinq cents têtes de bétail ; et le but primitif de l'expédition .se trouva accompli quand Early se retira et prit position dans la vallée de la Shenan-

cloah, d'où il pouvait meimcer perpétuellemeur la ca]i>itale fédérale, — puisque ce n'était plus une simple colonne, mais une armée de (piarante à cinquante mille lionnnes qu'il neutralisait. C'était autant de moins dans les de lignes Grant, et le poids qui pesait si lourdement sur les épaules de Lee se ti'ouvait ainsi considérablement allégé.

l'explosion manquke de petersburg.

Quand Early fut détaché des lignes de Lee, le général Grant tenta une dernière fois d'emportei- Petersburg, par un coup de main. L'entreprise se composait de trois parties : un assaut sur la position en face de Burnside ; l'explosion d'une mine sous un angle des travaux confédérés, pour ouvrir un chemin aux colonnes d'assaut, et une feinte sur la rive gauche de la rivière James, pour tromper Lee et l'amener à envoyer une partie de ses troupes hors de Petersburg.

En juin, un officier de Burnside suggéra l'idée de creuser ''un tunnel sous un an^le des fortifications confédérées, couvert par une batterie de six canons. Le 2-5 juillet, ce travail était complété. La longueur du tunnel était d'environ cinq cents pieds, et au fond, une mine fut ci'eusée, courant parallèlement et directement sous la ligne foitifiée des Confédérés que l'on se proposait de faire sauter. Le 27, l'énorme quantité de douze mille livres de poudre fut placée dans la mine, les mèches furent posées, et tout fut prêt pour la " grande explosion."

Le oO juillet, entre quatre et cinq heures du matin, on mit le feu à la mèche. Une masse immense de terre fut lancée en l'air à une hauteur de deux cents pieds; formes humaines, caissons, aifuts, fusils, furent jetés épars dans cette trombe sillonnée d'éclaiis; un choc épouvantable secoua tout le voisinage et la tei'i-e ii-embla comme sous l'effet d'une gi-ande convulsion de la nature. Au même histant, quand la commotion causée par cette explosion durait encore, toutes les pièces d'artillerie de siège de l'ennemi et ses batteries de campagne qui avaient pu être mises en position, ouvrirent simultanément le feu : puis le neuvième

corps, conq)osé de quinze mille hommes, s'élança à l'assaut en co.iiptant surpi'endre les Confédérés, sans doute démoralisés par cette effroyable détonation, et obtenir une victoire complète et facile.

- Mais les soldats de Lee n'étaient pas hommes à s'dTrayer facileiiKMit et à se laisser battre par cette méthod(! icnouvelée des Chinois — de teiTifier Tennemi par un vacaiiue inoffensif Les Confédérés furent bientôt sur picel et piéparés à recevoir la colonne d'assaut. Celle-ci, en atteignant le théâtre de l'explosion , y trouva un cratère ouvert ]iar la commotion, long d'environ cent cinquante pieds sur soixante de large et vingt cinq à trente de ])rofondeur. Les Fédéraux ne s'avancèrent pas au delà ; au lieu de s'élancer au pas de charge et d'enlever le sommet du rebord 0])p0Ré, ils firent preuve de la jnisillanimité la plus honteuse ; ils se jetèrent pèle mêle dans la crevasse ciéée })ar l'explosion et s'y blottirent en refusant d'obéir à l'oi'dre qui leur était donné de marcher en avant. Une division de soldats nègres les vejoignit et pendant deux heures, cette masse confuse de blancs et de noirs, entièrement démoralisée, trop timide pour oser faire une charge déterminée sur les lignes confédérées, se dispersa cà et là, en proie à la terreur plus vive, tandis que les assiégés amenaient rapidement leur artillerie aux deux extrémités de la crevasse et ouvrait sur la masse confuse des Fédéraux un feu bien nourri en les menaçant d'une destruction complète [LXVlII]. Une^ fois cependant ils se déterminèrent à faire une charge ; les troupes noii'cs furent placées îl l'avant et elles essayèrent d'atteindre le bord du ci'atère ; mais cet assaut fut fait sans vigueur. Le général jJahone se })répara à recevoir l'ennemi; les hommes avaient reçu l'ordre de ne pas tirer avant qu'ils pussent distinguer le "blanc des yeux des nègres." A la première décharge faite à cette petite distance, la ligne des trou})es noires se ronipitet recula dans un désordre indescriptible jusqu'au fond du cratère ; pendant ce temps le feu de l'artillerie confédérée redoublait de violence et un ouragan de bombes et de boulets tombait dans les masses affolées des vaincus. Ketraiter à travers l'espace laissé ouvert à l'arrière était s'exposer à une destruction presque inévitable.

(LXVIIJ) On ii'igiioruit pus dans les lignes conleclerecs que l'eniicini iiieclitait uiio attaque Je ce genre; les journaux du Nord, les prisonniers et les déserteurs en avaient instruit les assièges, et le gênerai Beauregard avait l'ait d'amples préparalifs, pour y faire face. On ne savait pus exactement sons quel point la mine serait creusée, mais on suppcsait que reniiemi choisirait la partie de la ligne gardée par les troupes du général Beauregard, et comme il ne se trouvait sur cette partie de la ligne que trois points saillants que pouvait clioisir l'ennemi pour ei'euser sa mine, cet officier général avait fait creuser des contre-mines, pour neutraliser le projet des Fédéraux. Des batteries furent érigées à l'airière de son Iront de bataille, pour commander les approches de ces points et les ordres furent donnés pour prévenir toute panicpie, confusion ou délai, dans le cas où la mine de l'ennemi ferait explosion sous l'un des trois angles saillants de la ligne. Des retranchements avaient été également construits à l'arriére, pour donner refuge aux troupes, s'il était nécessaire.

L'explosion eut lieu sous l'angle occupe par le général Klliott (ce même officier gcneral (|ui avait si l.ravement défendu le fort Suniter). Les troupes de cette partie de la ligne furent quelque peu deuioralisecs au premier moment; en essayant de les lalliei-, le général P]iliolt monta sur le parapet et s'exposa eouiplètenient au feu de l'ennemi- 11 paya cher cet acte de courage, car qutlijues instants apré-i, on l'emportait du champ de l>afaille, gravement hlessé par les balles ennemies. Ce malheureux événement donna aux colonnes fédérales le temps de ]jri ndre possession de l'angle de la ligne qu'occupait les troupes d'Elliott, mais l'ordre ayant été rétabli dans les rangs des Confédérés, leur infanteiie tt leur artillerie ou'. rirent un feu très vif et arrêtèrent l'avance de l'ennemi jusqu'au moment où le.s réserves, connnandées par le général Mahone, arrivèrent sur le théâtre de l'action et chassèrent les Fédéraux de la partie de la ligne qu'ils occupaient.

Les pertes de l'ennemi furent d'environ six mille tué?, blessés et prisonniers ; celles des Confédérés, de deux raille hommes. {N. du trad.)

HISTOIRE DE LA GUERRE DES CONFÉDÉRÉS

Le terrain était littéralement encombré de cadavres ; les morts et les blessés joneliaient les deux versants de la crevasse. Un certain nombre d'entre cnx s'étaient évidemment tués ou meurtris eux-mêmes, car leurs visages déchirés, leru's crânes brisés portaient les traces de leurs canons de mous- (juets ; mais la plus grande partie était tombée sous les coups de l'artillerie confédérée et de vastes mares de sang témoignaient de l'immensité du carnage. En quelques heures, l'ennemi avait jjcrdu quatre à cinq mille hommes ; le but qu'il se proposait était complètement manqué.

"Cette miséi-able affaire," — car ce sont là les }Mopres paroles dont se servit Ui-ant pour caractérise)' cet échec, parut enfin ilémontrer aux Eédéraux combien était illusoire toute espérance de capturer Petersburg au moyen d'expédients, d'eftbrts partiels et de coups de main ; Grant voyait que la lâche qu'il avait entreprise était plus difiicile qu'il ne l'avait cru d'abord (LXIX). Ce dernier effort " spasmodique " contribua enfin à convaincre le Nord que

la campagne de 1SG4 était un échec et que ses généraux avaient mal calculé l'importance d'un simple poste avancé de hi ca.[)itale confétlérée, puis(|ue le généiul Lee s'était troiivé assez Ibrt p<^ur délendi-e Petersburg contre une atta- ({ue ayant tant de chances de succès, et qu'il avait pu détacher une Colonne importante dans la vallée de la Virginie et cinij de ses divisions sur la rive gauche du James. Le Times de New Vork fit à ce sujet des commentaii'es logiques et signilicalifs. "Sous rem})ire des plus favorables circonstances," dit-li, " (juand la force rebelle était diminuée par la séparation de deux détachements importants nous n'avons })U enlever leurs lignes. Ne conclueront-ils pas que les vingt-cinq mille hommes qni ont tenu Grant eu échec sont suffisants pour la défense de Petersburg V — Et que, s'ils ont pu tenir ainsi leur propre terrain e*} envoyer dix-huit ou vingt mille hommes au nord du James, cette force devient disponible })our une 0})ération active })artout ailleurs .3 " (LXX.) ■

(LXIX) La grande erreur que coiiiniit CiiUit ù Petersburg fui de ne jias avoir attaqué, }>ar des parallèles réguliers, les puiiils stratcgi(|ues des lignes

défensives de Petersburg, après l'èclicc qu'il avait éprouvé dans ses j)reniier^ assauts. Par ee moyen, il les aurait sueeessivenient enqmi-lees jus((u'au

moment où il aurait été en position de prendre à revers les derniers tiavaux. eî de Ibreer ainsi les Confédérés à abandonner Petersburg et à se replier sur

la rive nord de l'Appomatox. {N. du Irod.)

(1;XX) Ce fut là une de ces grandes erreurs eonmiises par les Conlé.Jeres [»endant la guerre, — de diviser leurs forées au moment jirceis où ils auraient du Ils masse)'. La concentration des masses contre les fi'aelions. a dit Na|)oleun, est .l'itsenee de la guei're. M. Davis et ].>lusieurs de ses •■■enéraux en i;rand nombre d'occasion-^, paraissaient prendre e(4 axiome à reijours et en renverser ks (eruics ; il kur en coûta, entre auties, les delaites de Missiouary Kidge et de Xasliville. [N. du. Innl.) . ■ ' • ■ ■

(ÎIIAFITHI^: XXXllL

CA.\irA(J]XE DE SIJERMAN EN GEORGIE.-COMBAT NAVAL DE LA BAIE DE MOBILE. "L^VLAjBAMA'' et le "ELOlilDA^'-lNVASlON DU MISSOUKL

.TUlN-SEF'TlSMBIê.K-OCXOBRIî: 186 4=.

La campagne de Giaiit en Virginie eut pour parallèle important la campagne de iSherman en Oéorgie. Les grandes opérations de 18(34 avaient deux points pour but : Richmond et Atlanta. S'étendant des deux cotés des jnonts Allegliany, et quoique séparées par une distance d'environ mille milles, elles convergeaient au cœur de la Confédération.

Comme tous les généraux du Nord, Sherman demandait le succès au nombre ; il exigeait la supériorité numérique pour venir à bout des braves Confédérés. Les généraux du .Sud, ;!u contraire, ne comptaient que sur le talent et le courage. Sherman s'occupait moins de ces qualités que de la siq-)ériorité numérique pour assurer la victoire. Il demanda cent mille hommes et deux cent cinquante pièces de canon. Le gouvernement de Wasliingtou les lui accorda, moins douze cents hommes ; trois armées lui furent coniiées: l'armée du Cumberlaud, sous le commandement du major-général Thomas ; l'armée du Tennessee, sous les ordres de Mac Pherson, et l'armée de l'Ohio, commandée par le major-général Schofield. Les forces de ces trois armées s'élevaient à «08,787 hommes, avec 2-34 pièces d'artillerie.

La Confédération avait heureusement eu recours au génie militaire de .Tohnston pour veiller à sa défense. Le ■général Johnstou avait éié replacé à la iête de l'armée du Tennessee, quoiqu'à regret, par le président Davis, qui s'était enfin décidé' à rappeler Bragg après la campagne

désastreuse de ]\Iissionary Ridge. Le 27 décembre i8Q3, le général Joseph E. Johnstou prit le commandement de l'armée à Dalton (Géorgie). En janviei', il abandonna cette place et les postes avancés ; le 7 février il occupa Rome, et bientôt après il revint sur Dalton. Il commença des lors à prendre l'otiénsive, avant que l'ennemi ne reçut les renforts qu'il attendait et ne présentât une résistance disproportionnée. Il se disposait à risquer l'attaque, loi'squ'uue controverse survenue à Richmond vint malheureusement anéantir son plan de cam[)agne. Le général Eragg, auquel on avait ôté le commandement de l'armée qu'il avait si désavantageusement conduite, fut choisi, grâce à la partialité du Président, comme " conseiller militaire de l'Exécutif." Le favori de Richmond avait un plan d'attaque différent de celui de Johnstou, et le Président l'appuyait de son opinion. En vain Johnstou se résigna à accepter le plan de Richmond et à écrire: "J'accepte de prendi-e l'otFensive indiquée ; je ne diffère que sur des points de détail. Cette "question de détail" retarda les opérations jusqu'au mois; d'avril. Alors, le président Davis envoya un messager en Géorgie avec l'explication de ses plans, mais l'occasion favorable de prendre l'oflensive n'existait plus ; l'ennemi avait été renforcé d'un nond)re d'hommes qui portait son ai'inée an donble de celle de Jolinston, et il n'attendait qu'un signal dn côté opposé des monts Allegliany pour opérer son mouvement vers Atlanta, «

- V&eo.E.Peime k C ïîewTork.

lDElTo(£EKoJ®SE^'[ffl [EoJ^KlMSTOt

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HISTOIRE DE LA GUERRE DES CONFÉDÉRÉS

Le U'f niai, l'armée confédérée du Tennessee, faut en infanterie (ju'en artillerie, comptait (juarante inilte hommes, jdus environ (juatre mille honnnes de cavalerie. Le général Jodnston avait donc à lutter contre des forces bien supérieures et ne pouvait guère compter que sur les ;ivantages de sa stratégie et du courage de ses braves soldats. Son armée était en bon état et animée d'un excellent esprit, grâce aux soins judicieux et habiles qu'il avait mis à la réorganiser. Elle était bien nourrie, bien vêtue, ren.iplie d'espérances, et, pour la première fois depuis sa formation, elle ne comptait pas un soldat nu-pieds dans ses langs. Quatre-vingt-dix jours auparavant, Bragg avait laissé cette même armée découragée qt désespérée, et affaiblie journellement par les désertions et les maladies. Par ses mesures intelligentes, le o-énéral Johnston lui avait rendu la conliance, avait rétabli la discipline dans ses rangs et relevé la cause dans leur esprit. On avait toute raison de croire que l'armée du Tennessee, jusque là si éprouvée, coinpterait désormais des jours glorieux

I ai

lunjours rcgrclU: dcpim.'' Il avait l'aison de le regretter ; pendant (ju.'il reti'aitait vers le délile d'Allatoona, une division de l'armée de Thomas l'ut envoyée à Rome .et s'empara, de cette [)lace ainsi (jue de ses forts, de son artillerie, de ses usines et de ses fonderies, si précieuses au Sud. Dans l'intervalle, Sherujan pressait sa marche sur Dallas avec l'intention de toui'ner le détilt; difficile d'Allatoona. Le 25, les Fédéraux, sous Hooker, attaquèrent la division Stewart, à New Hope Church. Un vif engagement de deux heures s'ensuivit. Les jours suivants passèrent en escarmouches. Dans l'après-midi du i?, la division Cleburne se j'ctourna su.r Mac Pherson et lui tua- six cents hommes. Mais ces petites rencontres étaient de peu d'importance, car il n'était pas dans les intentions de Sherman de risquer une grande bataille et d'exposer son année dans les défilés d'Allatoona. Il développait simplement ses lignes pour effectuer vm mouvement sur les flancs de Johnston. Aussi quand, le oO mai, sa gauche fut arrivée au chemin de fer près de Marietta, Johîison ne put mieux faire que d'aban-

Au commencement de mai, Oi'ant et Sherman oommen- donner sa position de New Hope Ch.urch et de retraiter sur cèrent leiu* mouvement combiné, l'un en Virginie, l'autre les fortes positions des montagnes Kenesaw, Fine et Lost.

en ({éorgie, — le dernier faisant fact

Johnston et

UAT.VILLE I>E KENESAW MOUTAIN.

s'avançant en trois colonnes. Thomas, placé sur le front,

vis à vis le centre de Johnston à Dalton, marchait sur King-i

gold et Tunirel Ilill ; Scholield partait de Olevehind, ài Ces défenses naturelles couvr;ùent la ligne à reverïî du

trente njilles nord-est de Chattanooga, par Red Olay, fron- chemin de fer jusiprà la, iiviere Chattahoochie, Le 19

juin, les forces de Johnston étaient ainsi disposées : le corps de Ilood l'cposait à droite sur Marietta et le chemin de fer de Cantoi! ; celui de Loring était posté sur le mont Kenesaw, et celui de Hardee étendait sa gauche à travers Lost Moimtaln. et la route de Marietta. Phis tard, les divisions

tière de la Géorgie, pour faire sa jonction avec l'iiomas, tandis que Mac Pherson faisait un mouvement de ilanc dans les lignes de conununication de Johiiston a Resaca, station du chemin de fer "de l'Ouest à l'Atlantique," à quatre-vingt-(pialre milles d'Atlanta el- a (piinze milles au sud de Dalton. Ce mouvement de Hanc sur Resaca força i Cheathani et Cleburne fureiit placées aussi sur le mont Johnston à évacuer .Dalton. Le 1 1 mai, il .-se retira sur Kenesaw, qui était le point culminant des lignes de cette première localité et soutint avec succès deux atta- Johnston,

ques de l'ennemi, (pi'il chassa, en lui faisant subir une j Le 27 juiii, Sherman lit tenter mi assaut sur le centre de perte de deux mille hommes. IMais son dessein n't-lant pas j la gauche conlèdéréc par Mac Piierson et Thomas. La tende livrer bataille en cet endroit, il se décida à retraiter eu- îlative n'eut d'autre résultat que la perte de plusieurs milcore jusqu'à ce ((ue les cii'consfances missent de son coté | liers de Fédéraux. Ils n'approchèrent même pas des traies chances du combat. Il espérajt, en [irenaiit ax'anlage 1 vaux de la défense et furent baJayés par un torrent de des positions et des éventualités, neutraliser la su[>eriorité | projectile:-; ;' quand l'attaque cessa, plus de trois mille numérique de l'ennemi et le ramener à quelque égalité ! ennemis, morts ou blesses, jonciiaient le sol. Du côté des par des engagements partiels. Suivant ce plan logiipie, jI I Confédérés, les pertes i'ureirt de cent quatre-vingt-quuize se retii'a à loisir vers la. rivièi'e Etowah, passant à travers i hommes delà division Cheathanj, qui avait mis devant elle

Kingston et Cassville. C'est derrière cette place que Joiuiston se proposait de livrer une bataille décisive en prenant position sur une haute colline dominant une vallée ouverte.

plus de deux mille hommes hors de combat ; de onze liommes de la division t'ieburne, et à'àxw cent trente-six du corps de Loring, qui avait tué plus de mille hommes à l'en-

Mais deux de ses princi[)aux généraux, Polk et Hood, dou-iiiemi. Après cette sanglante expérience, Sherman se contant ({ue l'on puisse, sur ce point, résister- à l'artiHerie j tenta d'écrire: " Quoi(pi'ayant abouti à un échec, — dont de l'ennemi, se prononcèrent Ibrmellement coiUie ce pi'ojet I je prends la responsabilité, — j'estime que le combat a

et pour l'abandon de cette position. " Us étaient," écrit le général Johnston, " si peu disposés à compter sur l'efficacité des moyens de défense du terraiii, que je cédai, et l'armée traversa la rivière Etowah le 20 mai, •— .'/«r/'c cjvc

produit de grands fruits, car il a montré à Johnston que j ' attaquerai hardim ent. "

Après avoir été repoussé du Kenesaw, Sherman se mit en marche. Dans la nuit du 2 juillet, il commença à faire

niouvoii" son ;irmt'e par le fiaiic gauche, et dans la matinée du o, il dcc'Oiurit que Jolmston s'était dérobé à son mouvement en abandonnant Kenesaw et en retraitant à travers le Cliattahoochie. L'armée confédérée resta sur les rives de cette rivière, pour se reposer et se ravitailler, jusqu'au 17 juillet, époque à laquelle elle reprit les opérations et établit ses lignes à huit milles d'Atlanta. Le ruisseau Peacli Tree et la rivière, en aval de son embouchure, devinrent les lignes de défense de Johnston. Les fortifications d'Atlanta furent renforcées, et les deux armées se trouvèrent si bien face à i'ace qu'il devint évident que l'on touchait au point capital de la campagne de la Géorgie.

Jusqu'ici les événements de la campagne avaient été favorables aux Confédérés. Les rencontres de Eesaca, de New Hope Cliurch et do Kenesaw avaient été des victoires pour eux. D'autre part, le général Forrcst avait rcni})orté de brillants avantages dans le novd du Mississipi. Le 10 juin, il avait inteix-eptô, à Guntown, une expéditoa commandée par Sturgis et destinée à protéger l'arrière de Shcrman. 11 avait mis cette force auxiliaire en déroute complète en iuant et blessant dewx mille hommes et lui en prenant un chiffre égal. Cet exploit avait mis l'arrière de Sherman à découvert, en l'isolant à cent trente-cinq milles dans l'intérieur de la Géorgie avec la crainte continuelle de voir ses ligues assaillies et rompues par la cavalerie confédérée. La situation était telle que l'avait prévue et désirée le général Jobnston. Il avait rempli les conditions qu'il s'était posées et avait réduit les avantages numériques de l'ennemi au point où il les voulait. »^on armée était arrivée devant Atlan

tiens assez im])ortaules pour attirer l'attention sur d'autres terrains.

Les événements maritimes de 1864 peuvent se résumer ainsi : Un combat dans la baie de Mobile, la destruelion du corsaire confédéré Alahavia, et la capture d(! son j)lua sérieux auxiliaire, le Florida. Nous exposerons et discuterons ces incidents dans l'ordre de leur importance.

COMBAT NAVAL DANS LA BAIE DE aiOBlLE,

Jj'ennemi convoitait depuis longtem})s la i)ossession de la baie de Mobile, qui était défendue par deux foi'ts inq)ortants. L'entrée était difficile à attaquer, et c'était là une circonstance heureuse pour les Confédérés, car le })ort de Mobile était la source de ravitaillement de leur marine et contenait le cliantier où se construisaient les navires destinés à tenter les chances du blocus. '

Vers la fin de juillet, le général Canby expédia le génél'al Gordon Granger, avec toutes les forces disponibles, pour coopérer avec l'amiral Farragut à une attaque coudjinée sur les défenses de la baie de Mobile. Le 5 août, la llotle fédérale, composée de quatorze steamers et de quatre nionitors portant plus de deux cents pièces de canon et deux mille huit cents hommes d'équipage, s'avança en ordre dans le principal chenal de la baie. Après le fort Moigan, cette nouvelle armada devait rencontrer la force navale des Confédérés, composée du bélier Tennessee et trois navires en bois.

Le Brooklyn oirvrit la marche dj la flotte ennemie. Il

. n- - ^ V • , ■ , ^ ^ ^ francliit le fort Mormui en lui lançant de telles bordées (lue

ta après avoir iniiige a 1 ennemi une perte quintuple a la ^ ° . ^ ^ ^ . ■* .

sienne, pendant les engagements partiels qui s'étaient suc-

ccédés depuis le commencement du mouvement de Sherman.

Et, enfin, il était parvenu à exécuter une merveilleuse retraite à travers une contrée montagneuse de plus de cent milles d'étendue sans perdre un seul canon ni le moindre objet de matériel. Le général Johnston occupait Atlanta plus efficacement que Lee tenait Richmond. Sherman ne pouvait investir la place et se retirer sans s'exposer à tous les dangers d'une retraite pénible par un seul chemin de cent trente-einq milles de long, traversant un pays sauvage et accidenté. Johnson le tenait en échec et le menaçait, ea. cas de défaite, d'une destruction complète. La situation était brillante pour les Confédérés. Une pause avait lieu dans les deux marches parallèles sur Richmond et Atlanta ; et les liomines intelligents, même des rangs ennemis, n'hésitaient pas à déclarer que les Confédérés n'avaient plus q^u'à maintenir leur position sur chacun de ces principaux points pour mettre à bout la patience du Nord et en obtenir enfin la paix.

Laissant un instant les choses de la grande camijagne de 1864 dans leur émouvante situation, nous ferons un rapide récit d'autres faits de la lutte. Parmi ces faits se trouvent certains succès maritimes de l'ennemi et quelques opéra-

ses canons furent presque instantanément réduits au silence. Mais il y avait un autre danger à affronter. Au moment oii la flotte se remit eu marche derrière le Braol/h/n, une torpille éclata sous le Tecnmseh et Tengloulit avec son commandant et presque tout son équipage. La llotle continua sa route. Quand elle eut passé le fort Moigan, le bélier Tennessee se rua sur le Hartford, navire amiral portant le pavillon de Farragut ; mais le trouvant protégé par les inonitors, il ne put l'atteindre et se contenta de lui lancer une bordée inofl'ensive.

Les trois canonnières confédérées le Mor<jan, le Gaines et le Sehna étaient en tête des défenses de l'entrée. Ce dernier entretenait un feu roulant sur la Hotte fédéi'ale. L'eiuienii s'écarta vers une anse à l'ouest et sembla s'y rallier. A ee moment, le Gaines fut désemparé et forcé de se retirer avee des avaries sérieuses. IjQ Monj a nui ]c Sehna continuèrent leur feu sur le Hartford et hî Brooldyn, premiers chefs de file de la flotte. Le Metaeomet, une des canonnières iedérales attachées aux flancs du Hartford, fut lâchée sur le Setnuo et le Morcjan, le feu de la liot.te ayant cessé.

Le Metaeomet était une canonnière en bois, moi'.tant dix canons de fort calibre ; les canonnières confédérées Moryaii et Sehna, également en bois, n'en portaient respectivement •qu(^ six et quatre. A cette phase de la lutte, le vaisseau

HISTOIRE DE LA aUEREE DES CONFÉDÉRÉS

amiral confédéré Tennessee, monté par l'amiral Biiclianan, se trouvait aux environs du fort Gaines^ au delà de la vue des signaux du Sehna et du Morgan. Peu après que le Metacomet eût été détaché, deux autres navires de la flotte ennemie quittèrent la ligne et s'avancèrent dans la même direction que prenait ce premier. Voyant cette manœuvre, le Selma changea de route et se rai)pi'ocha de la baie à toute vapeur en se servant de ses canons d'arrière contre le Metacomet. Celui-ci quittant la poursuite, se rabattit sur le Morgaii, qui accepta le combat pendant quelques minutes, juiis, se retira vers les bas fonds du côté du fort Morgan. Le Metacomet le suivit en subissant son feu d'arrière, mais à cet instant survint soudainement une épaisse pluie qui déroba les navires à la vue.

L'ol)scuritc dura quinze minutes, et quand elle se dissipa, on vit que le Metacomet avait abandonné la poursuite du Blonjan, pour reprendre celle du Sehna.., qui continuait sa course vers le fort, encore éloigné d'environ deux milles. Le Sehna perdait du terrain, et il était déjà à portée de son ennemi, quand le Morgan, voyant le danger, se lança dans la direction du Metacomet, pour protéger le Selma. Mais il était trop tard, celui-ci se rendit avant l'arrivée de ce secours.

D'après les rapports, il paraît qu'il n'y avait plus eu concert d'action, ni combinaison de défense entre ces deux canonnières confédérées, dès que le Hartford leur avait lancé le Metacomet. Il convient même d'ajouter que ces rap]iorts sont tirés de l'enquête (nxlonnée par la Confédération et que, tandis que leur authenticité ne peut être mise en question, ils diffèrent essentiellement du rapport officiel adressé par l'amiral Buchanan, lequel dit que les deux canonnières luttaient ensemble contre le Metacomet^ et c[u'au milieu de la lutte, le Morgan a1)andonna le Selma à son S(m sort. De fait, il est heureux que cette combinaison d'efforts n'eut pas lieu, car elle eût provoqué une concentration des forces de l'ennemi telle que les deux canonnières eussent été perdues ensemble. Il est également avéré que le commandant Harrison manœuvra très habilement le Morgan, et qu'il sauva sa canonnière en la lançant à toute vapeur vers Mobile. Pour se rendre compte de cette retraite, il faut se rappeler qu'il eut lieu après une journée de combats, qu'elle fut entreprise malgré l'opposition unanime d'un conseil des officiers du bord ; que l'ennemi était entre le fort Morgan et Mobile ; que ses canonnières et ses monitors croisaient dans la baie ; que la nuit, calme et claire, décelait à une longue distance les mouvements d'un navire à haute ^iression, d(nit la fumée noire se dessinait dans le lointain. Malgré ces graves désavantages, le Morgan paivint à traverser tous les obstacles et à, échapper aux projectiles de trois navires fédéraux qui le poursuivirent la plus grande partie du chemin.

Pendant qu'avait lieu l'aftaire du 31eteccomef et des canonnières confédérées, le navire amiral Tennessee se trouvait à trois ou quatje milles du combat, surveillant la colonne

des navires ennemis, qui })ar leur trop fort tirant d'eau étaient forcés à l'inaction dans l'anse assez profonde où ils s'était réunis. Les canonnières, seules, étant d'un faible tirant, ])ouvaient sortir de ce refuge et opérer contre nous.

La flotte ennemie, victorieuse des canonnières, s'apprêtait à jeter l'ancre, lorsque le Teimessee prit des allures belliqueuses et se lança directement sur le Hartford. L'entreprise était téméraire, car cjuoique le l)élier fut protégé par un blindage de cinq à six pouces de fer, il s'attaquait à une flotte entière dont les canons devaient l'accabler. Farragut donna à ses monitors l'ordre d'attaquer non seulement avec tous les canons, mais aussi de heurter à toute vapeur les flancs de leur adversaire.

Le navire confédéré fut bientôt entouré. Le Monongahda, le LacVaioanna et le Hartford le frappèrent tour à tour : ce dernier lui décocha à dix pieds de distance une terrible boixlée de boulets de neuf pouces. Le Tennessee continua à flotter, mais devint ingouvernable ; la chaîne . de son gouvernail était rompue. Une deuxième et plus terrible volée se préparait ; les trois assaillants s'avançaient de nouveau sur l\\}, et un quatrième, VOssi^Ke, arrivait aussi, tandis qu'un cincjuième, le Chichasaio, le harcelait ;Y l'arrière. Au moment où il allait recevoir le coup fatal des navires convergeant sur lui toute leur force destructive, un drapeau blanc fut hissé. L'amiral Buchanan, blessé, ne pouvant plus manteuvrcr son navire et voyant son équipage presque étouffé, se rendit. Il eut assurément pu prévoir ce résultat d'un combat inégal et l'éviter avec honneur.

Les succès fédéraux n'étaient, ce2)endant, encore que partiels ; les forts tenaient, bien (][u'avcc })eu d'espoir de résister au l)ombardement des batteries de terre et des monitors ou canonnières ennemis occupant l'intérieur de la baie. Le S août, le fort Caines se rendit à ces forces de terre et de mer combinées. On fit sauter et on abandonna le fort Powell. Le fort Morgan fut investi le D et se rendit lo 23, après un bombardement irrésistible. Les jnises totales furent de mille quatre cent soixante-quatre hommes et de cent quatre pièces d'artillerie.

L'ennemi se trouva ainsi en possession de la baie tle Mobile ; il pût fermer l'entrée et la sortie du port aux cou reurs de blocus. Là s'arrêtèrent pour l'insl.ant ses avantages ; la ville resta au pouvoir des Confédérés et plusieurs mois se passèrent avant qu'il fut en état de coinmencer ses opérations contre la place. La ]n-ise des forts n'avait donc pas donné la ville à l'ennem* ni même une 1)ase d'attaque contre elle, car les bas fonds ne permettaient pas l'approche des navires de guerre. Cela n'empêcha pas le peuple du Nord de proclamer cette victoire peu coûteuse et si stérile comme un des plus grands exploits maritimes de la guerre..

Comme toujours, l'hyperbole yaiflcee exalta ce combat au-dessus des hauts faits de Nelson à Trafalgar et au Nil. Farragut (|ui, en égard à la supériorité de ses forces, ne remporta que d'insignifiants avantages, quant à l'art et au

talent, fut le héros naval de la guerre. On lui ''traça le chemin de l'iniraortalitô", à la mode de New York, au moyen d'énormes l)anquc( s et de grands articles de journaux. Un '^'•' poète '■" fut chargé de lui réciter en public une " magnifique hallade'' dont chaque stance se tonniuait pai' lo niot " Farragut." Dans un festin donné en son lionneui', une pyramide en confiserie représentait l'aigle américaine planant sur un navire en miniature. Les esprits sensés se détourneront de ces vulgaires ovations de l'euthousiasme populaire, ridicules jascju'à l'enfaRtillage, ])Our revenir aux faits de l'histoire. La hataille navale de Mobile a été un duel entre dix-liuit navires fédéraux, portant 212 canons, et quatre navires confédérés n'aj'ant que 22 canons. Le commentaire historique de ce combat se trouve dans les colonnes de Y examiner de Richmond, qui dit à l'époque: "Ce fut une lutte des plus inégales dans laCj[uelle notre brave petite marine s'est engagée et a succombé. Nous avons perdu la bataille, mais notre pavillon est descendu couvert d'une auréole de gloire.".

Passons aux autres événements maritimes do 1864 ; nous y trouverons de nouveaux succès fédéraux, mais accomplis dans des circonstances })articulièrement déshonorantes.

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