‹ La cause première d'après les données expérimentalesChapitre 124 sur 197 · I. — parasites à développement récurrent · texte numérisé non relu

I. — parasites à développement récurrent

« H n'y a pas, dit Van Beneden, une classe de parasites, mais toutes les classes du règne animal en renferment dans leurs rangs inférieurs*. »

Chaque animal a ses parasites propres qui viennent toujours de l'extérieur. A quelques exceptions près, c'est par la pâture ou par la boisson qu*ils s'introduisent,

1. Dans un sujet aussi vaste que celui des animaux parasites, sujet qui fait la matière de gros volumes, je me suis borné à clioisir quelques exemples typiques. On trouvei'a les plus grands d/'lails, avec figures à l'appui, dans les ouvrages suivants :

1° Van Beneden, Commensaux et Parasites^ in-8 de 240 pages, chez Félix Alcan;

2" Davaine, Traité des Entosoaires, in-8 de 900 pages, chez J.-B. Baillièrc.

3" Moquin-Tandon, Zoologie médicale, in-18 de 450 pages, chez .l.-B. Bailliére.

Dans la sous-classe des crustacés (embranchement des articulés), le groupe des entomostracés renferm-e deux familles remarquables, les cirrhipèdes et les lernéens.

« Chez les cirrhipèdes peltogaster ou sacculina, le développement récurrent, j'allais dire la dégradation, va quelquefois si loin, que la nature animale en est devenue problématique, et plus d'un parmi eux n'ayant plus même de^ bouche pour manger se réduit à un étui qui abrite la progéniture.

« Toute la catégorie des lernéens se dégrade tellement que Guvier les a rangés, à tort, à côté des helminthes.

« La femelle est une espèce de ver bouffi, et le mâle ressemble à un acarus atrophié. Le mâle n'a souvent que le dixième et même le centième de la grandeur de la femelle. Les lernéens s'attachent à leur hôtepar des liens indissolubles; ils ne deviennent parasites qu'après avoir passé leur jeunesse dans une indépendance complète et ont tous possédé les forme s si gracieuses du nauplius et de la zoé. Au sortir de l'œuf, ils nagent librement ; mais un jour, la femelle songeant à la famille avise un voisin capable de lui porter secours; elle s'implante dans sa peau, se développe rapidement jusqu'à devenir deux ou trois cents fois plus grosse que le mâle; sa tête, son corps et son ventre deviennent monstrueux; dès lors .captive, une partie de sa tête s'enkylose souvent dans les os de son h6te ; le lernéen resta suspendu comme une sorte de feston auquel viennent

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se joindre ensuite deux ovisacs qui se remplissent d'œufs * . ï

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