‹ La cause première d'après les données expérimentalesChapitre 134 sur 197 · II. — Les plans de sirucinre g^énérale · texte numérisé non relu

II. — Les plans de sirucinre g^énérale

L'embryon de la plante ou plantule est une plante complète en raccourci, composée d'une tigelle ou petite tige, d'une radicule ou petite racine, d'une gemmule ou petit bourgeon, et d'une ou deux feuilles appelées cotylédons»

Les cotylédons naissent latéralement de la tigelle et protègent la gemmule, premier bourgeon de la

SiA LA CAUSE PREMIERS

plante future. Ces feuilles, ordinairement épaisses €t succulentes, sont de véritables mamelles végétales, qui nourrissent le jeune bourgeon jusqu'à ce qu'il soLt en état de croître par ses propres forces.

Le tissu véj^étal comprend des cellules, des fibres et des vdsseaux. Les fibres et les vaisseaux ne sont que des modificatiojis de la cellule. Les études d'embryogénie vé:^étale ont démontré que l'élément primitif est la cellule ; puis se forment et se différencient les fibres et les vaisseaux.

Comme les cotylédons sont les nourrices de Fembryon, le principe de la classification au point de vue de la reproduction a été tiré de la présence ou de l'absence des cotylédons. De là les trois groupes naturels suivants :

!•> Le groupe des plantes qui ont deux (ou plusieurs) cotylédons, à savoir, les dicotylédones;

2» Le groupe des plantes qui ont un seul cotylédon, à savoir, les monoQotylédones;

3^^ Le groupe des plantes qui n'ont pas de cotylédon, à savoir, les acotylédones.

On dit également dicotylédonées, monocotylédotiéesj acotylédonées, ou plus brièvement, dicotylées, monoeotylées, acotylées.

Linné donne le nom de Phanérogames aux dicotylées et aux monoeotylées, et celui de Cryptogames aux acotylées*

L Plan de structure caulinaire des dicotylédones. — Prenons pour modèle le plan de structure de la lige <3u tronc du cbêne. Voici ce que l'on constate :

A. Au centre de l'axe circulaire, un étui renfermant la moelle;

B. Autour de Tétui médullaire, une couche concentrique ligneuse, vasculaire, le bois; la portion du boi& qui s'est formée dans Tannée s'appelle aubier;

G. Autour de Taubier, une couche concentrique qu'on appelle cambium ou zone d'accroissement ou zone génératrice*.

D. Autour delà zone génératrice, une couche concentrique^ le liber;

E. Autour du liber, un système de couches concentriques qu'on appelle Vécorce;

F. Un système de rayons médullaires divergents; ceux de le première année ou grands rayons partent de la moelle centrale; ceux des années subséquentes partent des couches qui se forment successivement chaque année;

G. Une solidité croissante de la circonférence au centre;

H. Par suite du mode d'accroissement, le diamètre va en décroissant de la base du tronc au sommet.

On donne le nom de cambium à une sève élaborée,^ mucilagineuse, plastique, d'abord semi-fluide et peu consistante, puis bientôt organisée en une couchfe de tissu utriculaire ; c'est cette zone qui est intercalée entre le liber et l'aubier. Les cellules du tissu, à parois i^inces et délicates, se segmentent successivement; les plus intérieures en face du bois, se transforment en

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