‹ La cause première d'après les données expérimentalesChapitre 138 sur 197 · Voir A. DE Lapparent, Traité de Géologie, pages · texte numérisé non relu

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D'autre part la surface du globe n'était pas hérissée de hautes montagnes comme elle Test aujourd'hui; les plissements étaient peu élevés. C'est à Tère tertiaire que s'opérale soulèvement des Pyrénées, des Apennins, des Alpes, des Cordillières, de THimalaya, etc. Durant Tère primaire et durant l'ère secondaire, à l'exception du terrain crétacé, la plus haute altitude enEurope ne dépassait pas mille mètres (ridement du Hainaut, 800 mètres)^ Il suit de là que l'inégalité de température entre la plaine et la haute montagne, sous la même latitude, n'existait pas au temps de l'ère primaire et de l'ère secondaire. Le climat était donc sensiblement uniforme par tout le globe.

En prenant pour base l'estimation des physiciens, la durée qui s'étend de l'origine du globe à l'ère tertiaire exclusivement embrasserait 19 millions d'années ; d'après l'estimation des géologues, elle embrasserait 94 millions. Tel serait l'immense espace de temps pendant lequel l'uniformité de climat aurait régné sur le globe terrestre.

Durant cetie longue période, des flores entières se sont éteintes; d'autres leur ont succédé. Les botanistes ont reconnu que ces successions et ces disparitions s'étaient opérées, non pas partiellement et au hasard des terrains, mais avec ensemble et dans des terrains définis. Ils ont déduit de ce fait deux lois importantes, à savoir, la loi des concordances et la loi des extinctions.

i^ Loi des concordances. Lorsqu'une flore apparaît dans une certaine couche géplogique, elle apparaît

dans la même couche sur toute la surface du globe.

Les modincatioQS qui se font dans cette flore ne ÊODt pas isolées j c'est-à-dire bornées à telle ou telle rêgioûj elles s'étendent simultanément sur toute la surface du globe,

2^3 Loi des extinctions. Lorsqu'une espèce végétale s'éteint dans une région déterminée du globe, c'est pour toujours ; jamais dans la suite il n'y aura retour de cette espèce dans les couches superposées d'origine plus récente K

Ces deux lois sont évidemment le résultat de l'uniforinilé de climat qui régnait par toute la terre. Les conditions d'apparition ou de suppression nous sont inconnues ; mais par l'égalisation du climat on comprend pourquoi telle flore apparaît simultanément dans la même couche sur tout le globe, et pourquoi telle espèce une fois éteinte ne reparaît plus.

V, LNl^iîALITÉS DU CLIMAT A PARTIR DU TERRAIN INFRA-

cbétack; ses conséquences. — Il n'en est plus de même à partir de la période crétacée. En effet, par suite de la contraction solaire, les pôles cessent de recevoir la même quantité de lumière et de chaleur que les autres parties du globe. De là un abaissement dtt température et par suite une différence de climat d*après les latitudes.

D'autre part, l'énergie intérieure du globe se réveille ; elle rompt Tétat de quasi-écjliilibre oik se reposait la surface terrestre depuis les convulsions de

1, B. Renault, Plantes fossiles^ pages 335-339.

l'ère primaire. Au début de la période infra-crétacée, commence le soulèvement des hautes montagnes, soulèvement qui se continue pendant Tère tertiaire. De là, sous la même latitude, une différence de climat entre la plaine et les hauts plateaux. Des alternances d'exhaussements et d'abaissements du sol ont eu pour conséquence l'extension des glaciers, puis leur retrait, extensions et retraits alternant à plusieurs reprises.

Cette phase géologique s'étend sur une durée de plus d'un million d'années, d'après l'estimation des physiciens ; de plus de 6 millions, d'après celle des géologues.

Les deux phases géologiques qui comprennent, l'une l'égalité du climat avant la période crétacée, l'autre l'inégalité des climats dans les périodes postérieures, ont une importance du premier ordre ; elles apportent, en eifet, un concours décisif aux autres faits qui sapent par la base les théories transformistes.

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