Darwin, Variations, tome II, page
2. Voir cependant QuATREPAGEs, il/cf a wor/)^o5e5 rfe /'Aomwe, chap. XXI.
3. Les espèces dioïques sont celles où chaque individu n*a qu'un sexe, m&le ou femelle, comme chez l'espèce humaine et les mammifères : telles sont les espèces chanvre^ mercuriale, bryone, etc.
ont donné des graines fécondes qui ont reproduit des plantes femelles. Or, en Europe, il n'y a pas un seul cœlebogyne à fleurs mâles ; la fertilisation des graines n'est donc pas due au concours des étamines. Ces phénomènes de parthénogenèse dans le règne végétal sont analogues à ceux qu'on rencontre dans le règne animal, chez les pucerons et entre ceux-ci chez le destructeur des vignes, le néfaste phylloxéra. Ajoutons que la reproduction agame n'est pas illimitée, elle s'épuise; le concours des deux sexes redevient nécessaire pour assurer à l'espèce une postérité d'une continuité indéfinie.
IL MÉTISSAGE. — On donne le nom de races à certaines variétés qui se reproduisent indéQniment. D'habitude, les variétés qui se produisent spontanément n'ont qu'une durée passagère ; elles ne se transmettent pas à la postérité de l'individu qui en est affecté. Pour les fixer, on élève à part les individus chez qui la variation s* est manifestée, en ayant soin de les mettre à Tabri du croisement par les individus de forme normale ; c'est ce qu'on homme la sélection. Au bout d'un certain nombre de générations obtenues par sélection, le nouveau type se fixe et se reproduit régulièrement de ses graines : une nouvelle race est créée.
Le croisement d'une variété avec une autre variété de la même espèce s'appelle le métissage. Les variétés intermédiaires qu'on obtient du semis des graines obtenues par métissage ont reçu de Vilmorin le nom de métis.
Les métis ou produits dérivés du métissage sont plus vigoureux et plus robustes que leurs parents. Gela résulte des expériences de Gœrtner, de Lecoq, etc. *. Dans certains genres, les individus d'une môme espèce présentent deux formes remarquables : les uns ont le style long et les anthères courtes; les autres ont le style court et les anthères longues. Ce dimorphisme est constant chez les espèces du genre primevère et du genre lin; il y a des primerôres Iongistyles et des primevères brévistyles, dés lins longistyles et des lins brévistyles; les individus" de chaque forme se montrent en nombre à peu près égal* Darwin, par ses observations et par ses expériences, a fait connaître les faits suivants :
1« Si chaque plante dimorphe est mise à l'abri de la visites des insectes, la plante reste stérile; la fécondation ne peut donc s'opérer que par l'intermédiaire des insectes ;
2^ Lorsque chaque plante longistyle est fécondée par le pollen d'une plante brévistyle ou réciproquement, les produits sont plus vigoureux que si la plante était fécondée par son propre pollen ; il en est ainsi chez les primevères. Bien plus î chez les lins, chaque plante ne peut être fécondée par son propre pollen, il faut le pollen d'une plante ayant la forme contraire.
Au point de vue des résultats de la fécondation, les plantes dimorphes se comportent comme si elles