‹ La cause première d'après les données expérimentalesChapitre 149 sur 197 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

LES MODES DE REPRODUGTIOiV I. -^ Chez leiBt cotylédones ou phanérog^ames.

I. Les organes sexuels. — L'organe mâle ou éta-mine comprend un filet surmonté d'une anthère; l'anthère est séparée en deux loges par une nervure médiane appelée connectif. C'est dans ces loges que se forme la poussière granuleuse qu'on appelle pollen \

L'organe femelle ou pistil se compose de une ou plusieurs feuilles appelées carpelleSy lesquelles forment plusieurs enveloppes selon qu'elles sont libres ou soudées ensemble. Cette enveloppe ou ovaire renferme un ou plusieurs ovules. L'ovaire se prolonge, chez les

1. Tous les faits de ce chapitre ont été puisés dans le Traité général de Botanique ôe Lemxout et Decaisne. J'ai aussi consulté Bâillon, Anatomie et Physiologie végétales; G. de Saint- Pierre, Diction, de Botanique, et Marion et Saporta, les Cryptogames.

cotylées angiospermes, en un style, ordinairement surmonté d*un stigmate.

L'oYule des végétaux provient d'un mamelon arrondi qu'on nomme le nucelle. Autour du nucelle se développent Tune après l'autre deux tuniques. Lorsque celles-ci sont parvenues au sommet du nucelle, leur ouverture se resserre; il en résulte une petite cavité cylindrique évasée en godet; ce godet prend le nom de micropyle.

Au centre du nucelle, une cellule se dilate si bien qu'elle finit par adhérer aux deux bouts du nucelle. Cette cellule dilatée prend le nom de sac embryonnaire.

Lorsque l'ovule est nu, c'est-à-dire lorsqu'il est dépourvu d'ovaire, de style et de stigmate, le végétal est dit gymnosperme (y\j[Lv6(; nu, (XTrlpfjLa germe).

Lorsque l'ovule est enfermé dans un ovaire que surmontent un style et un stigmate, le végétal est dit angiosperme ( ayyetv vase , GTziçiKn germe ; germe enfermé dans une enveloppe).

Toutes les monocotylédones sont angiospermes ; chez les dicotylées, seules les conifères et les cycadées sont gymnospermes; toutes les autres dicotylées sont angiospermes.

II Mécanisme de la reproduction. •— Lorsque le pollen des étamines est mûr, l'anthère s'entr'ouvre, le pollen se dissémine. Eiï ce moment, le stigmate est enduit d'une humeur visqueuse, de sorte que tout grain de pollen qui tombe sur le stigmate y est retenu. Le grain germe, se prolonge en tube {tube pollinique)

le long du style et pénètre jusqu'au micropyle; là il se met en contact avec le sac embryonnaire.

Peu après le contact du tube pollinique, on voit, en dedans du sac embryonnaire, au-dessous du point où appuie le tube pollinique, apparaître une ou plus souvent deux vésicules. Ces vésicules ne tardent pas à s'allonger; bientôt l'une des deux s'atrophie et disparaît; l'autre continue à se développer et envahit plus ou moins complètement par son extrémité libre la cavité du sac embryonnaire. C'est chez elle que se développe l'embryon ; aussi rappelle-t-on la vésicule embryonnaire. Les phases embyrogéniques se succèdent conformément au type de la plante, soit dicotylée, soit monocotylée.

Chez les gymnospermes, l'ovule étant nu, c'est-àdire non surmonté d'un style et d'un stigmate, le grain de pollen tombe sur le micropyle; il y germé. Le tube pollinique pénètre dans le sac embryonnaire ; la fécondation a lieu.

Chez certaines plantes, la reproduction peut se faire, non seulement par graines fécondées, mais encore par d'autres procédés, entre autres par bulbilles. On appelle bulbille un bourgeon charnu, dont les écailles sont peu nombreuses, mais épaisses et quelquefois soudées ensemble en une seule masse. Peu adhérent h, l'aisselle de la feuille, il s'en détache bientôt, tombe sur le sol, y pousse des racines et devient un individu isolé qui produit de nouveaux êtres. Le lis bulbifère offre un exemple bien connu de ce mode de reproduction.

Page 1