‹ La cause première d'après les données expérimentalesChapitre 160 sur 197 · Darwin, Origine des espèces, page · texte numérisé non relu

Darwin, Origine des espèces, page

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Les cryptogames cellulaires sontdjoïqueset monaïr ques, c'est-à-dire que dans une môme famille on trouve des groupes dHndividus tantôt dioïques, tantôt monoïques. Les cryptogames vasculaires sont toutes monoïques. Les gymnosperrpps sont, }es unes, à savoir, les cycadées, dioïques; les autres, à savoir,

les conifères, mqupïques. Lft trpisièmo fprn^e, Vhenm-

fibvMime, c'est-à-diFg la di^positiow qui rpunit les ^^wx fa^gs, éta,mip3S et pistil, ep un i»âi»6 centre €|,pparaU pestérieurement paui: la première fQJs chez quelques inQRpcûtjîlédones ; dans la suite des siècles, l'hê¥:maphr.Qdi§me $e développe parallèlement avec lei deu^ aqtrgs formes ; il devient la règle générale, n^ais nQp ^^cjusive, chei^ les dicot^^lées gamqpétales; il règne Qîjfinsans partage avec les gamopétales hypog^nes. Qr, d'après nos l^otanistes théoriciens, les gamopétales bypogynes sont placées au ^lommet de la hiérarchie végétale, il s'ensuit que l'hermaphrodisme, apanage spécial des gapiopétales hypogynes, est le suprême degré de perfection qu'ait atteint la disposilion systématique des organes sexuels.

- A d^^aut d'un critérium jpdiscutable, comme l^est le type humain pnur le règne animal, le guide le pluç sérieux et le moins arbitraire pour le règne végétal est sans contredit la localisation des orgapes et le perfectionnement dans la division du travail physiologique. De même que l'homme est dioïque ainsi que toqs les mammifères, tous les oiseaux et tous les reptiles, c'est-à-dire tous les animaux de l'ordre le plus élevé, de même Tétat dioïque ou diœcie est l^état supérieur pour les végétaux; puis vient Tétat monoïque ou inon0cie; au dernier rang, Vliermaphrodisme, car c'est l'étaj; oi!i, au lieu de séparatipn et de distinction, on a la concentration et mêipe la soudure plus ou moins étroite de l'ovaire et des étamines.

Ce classement dopné p^,r }p prjj;érinfï} adqpté ^ reçu la confirmation la plus éclatante des travaux de

Gœrtner, de Lecoq, etc., ainsi que des observations et des ingénieuses expériences de Darwin sur les plantes dimorphes. De la multitude des faits recueillis se déduit une grande loi naturelle qui s'applique également aux plantes et aux animaux, elle s'énonce ainsi : « Le croisement d'animaux et de plantes qui ne sont pas en relations de parenté trop rapprochées est avantageux et même nécessaire ; la reproduction consanguine prolongée pendant un trop grand nombre de générations peut avoir les conséquences les plus nuisibles \ »

De toutes les plantes, les plus exposées à la fécondation consanguine sont incontestablement les hermaphrodites. C'est un fait mille fois vérifié qu'une plante hermaphrodite gagne à être fécondée par lepollen d'une autre plante appartenant à la même espèce. Ce croisement entre deux individus de la même espèce est ordinairement opéré, dans la nature, par l'intermédiaire des insectes, de sorte qu'au fond, la fécondation se fait comme si les plantes, quoique hermaphrodites, étaient en réalité dioïques. Les expériences de Darwin sur les plantes dimorphes ont fait la lumière complète sur ce fait capital. On a vu précédemment * que les expériences de Darwin sur les primevères brévistyles et les primevères longistyles, sur les lins brévistyles et les lins longistyles, se résumaient en les deux points suivants :

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