IV. — Résumé des faits
I. Parasitisme. — Les vrais parasites n'ont pas une vie indépendante, c'est-à-dire qu'ils ne puisent pas leur nourriture exclusivement dans le sol et dans l'air; ils vivent sur des plantes dont ils tirent leurs sucs nourriciers ; il s'ensuit qu'ils ont dû être créés postérieurement à ces plantes.
A. Chez les phanérogames, i^ Le gui est un parasite absolu; il est donc né postérieurement aux arbres dans le rameau desquels il enfonce sa racine;
2o L'orobanche de la fève implante une partie de ses racines sur les racines de la fève et en absorbe ainsi les liquides ; comme on ne la trouve que sur la fève, et jamais à l'état indépendant, il s'ensuit qu'elle a dû être créée postérieurement à la fève ;
3« Quoique la cuscute ait ses racines exclusivement plongées dans la terre, les suçoirs dont sa tige est munie annoncent un parasitisme constitutionnel ; la création de la cuscute a donc dû être postérieure à celle des plantes qu'elle épuise.
Il en est ainsi des autres parasites, lesquels se rangent dans les trois types précédents.
B. Chez les champignons. !<> Le plus grand nombre est parasite ; leur création a dû être postérieure à celle des plantes dont ils tirent leurs sucs nourriciers ;
20 Le cycle du puccinia graminis (rouille du blé)
prouve que la création de ce champignon est postérieure, non seulement à celle des graminées, mais encore à cejle de Tépine-vinette ; car là où n'existe pas répine-vinette, le puccinia ne peut se développer sur les graminées.
Il en est de même des autres parasites dont le cycle d'évolution a des stades nécessaires.
G. Chez les algues. Dans la classe des algues, c'est surtout la famille des Bactériens qui renferme les parasites ; mais le parasitisme des bactériens n'est pas absolu. Ils peuvent, en effet, vivre dans l'eau ou dans les liquides minéralisés appropriés, y croître, y évoluer et parcourir toutes les phases de leur développement. Il règne toufefois une certaine obscurité relativement aux agents de quelques maladies virulentes, agents du reste entièrement inconnus, car on n'a pas encore réussi à les isoler.
On appelle saprophytes les bactériens qui vivent sur les matières organiques mortes, et parasites proprement dits les bactériens qui vivent à la surface ou à l'intérieur des êtres vivants, mais toujours aux dépens de ceux-ci. Quand les bactériens parasites déterminent des troubles de la santé, ils de\ienneni pathogènes.
La distinction des bactériens en saprophytes et en parasites proprement dits n'est pas rigoureuse, car il est à peu près sûr que les bactériens pathogènes vivent, à des époques successives, en parasites et en saprophytes *.