‹ La cause première d'après les données expérimentalesChapitre 25 sur 197 · I. Pour qu'une activité nerveuse puisse être perçue · texte numérisé non relu

I. Pour qu'une activité nerveuse puisse être perçue

PAR l'AME, c'eST-A-DIRE ARRIVER A L*ÉTAT DE CONSCIENCE, IL FAUT qu'elle RÉALISE DEUX CONDITIONS, A SAVOIR :

l'intensité ET LA DURÉE. — A. Intensité. Une activité nerveuse trop faible échappe à notre conscience; nous ne percevons pas les sons trop faibles, les saveurs faibles, etc. Par exemple, au-dessous de 60 vibrations sonores par secondé, c'est le silence pour l'oreille; au-dessous de 500 trillions d'ondulations éthérées par seconde, c'est l'obscurité pour l'œil. Pour qu'une sensation soit perçue, il faut donc un certain degré d'intensité, qui du reste varie de personne à personne.

B. Durée. Le miniuium de durée des activités nerveuses qui est nécessaire pour que les sensations soient perçues par l'âme et arrivent ainsi à l'état de conscience a été déterminé par les travaux des physiciens contemporains. Voici les chiffres approximatifs qu'ils ont trouvés : Pour le son, un dixième et demi de seconde; pour le tact, deux dixièmes de seconde; pour la lumière^ deux dixièmes de seconde. Toute action nerveuse de chacun des cinq sens qui n'a pas le minimum de durée n'éveille pas la conscience.

En résumé, les actions nerveuses qui n'atteignent pas le minimum d'fntensité et le minimum de durée ne sont pas perçues par Tâme ; elles forment le ' domaine de lïnconscient.

II. L0RSQu'r>E ACTION NERVEUSE n'ATTEINT PAS LE MINIMUM d'intensité ET LE iMINIMUM DE DURÉE NÉGESSAIUES POUR qu'il y ait CONSCIENCE, CETTE ACTION NERVEUSE NEN EXISTE PAS MOINS ; LA MODIFICATION IMPRIMÉE AUX CENTRES

NERVEUX EST ACQUISE. — Si le minimum d'intensité et de durée n'est pas atteint, il n'y a pas conscience, mais la modification survenue est acquise. La phase ps^xhique ou consciente ne vient pas à l'existence, mais la phase physiologique, qui est fondamentale, subsiste. Il n'est donc pas étonnant si plus tard on retrouve parfois les résultats de ce travail cérébral non parvenu primordialement à la conscience ; c'est qu'en effet, le travail cérébral s'accomplit, quoique rien ne l'ait constaté.

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