‹ La cause première d'après les données expérimentalesChapitre 48 sur 197 · REFUTATION DU DUALISME HARMONIQUE VITAL · texte numérisé non relu

REFUTATION DU DUALISME HARMONIQUE VITAL

I. RESPIRATION. — I. La respiration chez les animaux ET LES VÉGÉTAUX EST IDENTIQUE; IL Y A ABSORPTION d'oxygène ET EXaVLATION d'acide CARBONIQUE. — CheZ IcS

animaux et chez les végétaux, la respiration n'est pas antagoniste; elle est identique. Les végétaux respirent comme les animaux ; ils empruntent à l'air son oxygène et lui restituent de l'acide carbonique, avec production de chaleur.

IL La fonction chlorophyllienne, prise a tort pour

UNE respiration, EST UN PHÉNOMÈNE DE CRÉATION ORGA- NIQUE. — L'erreur, si longtemps régnante, provient de ce qu'on prenait pour une respiration la fonction des parties vertes ou fonction chlorophyllienne. Pendant le jour, sous faction de la lumière solaire, la fonction de la chlorophylle s'exerce avec une telle intensité

qi* olle ransifvie la vraie respiration. Voilà pourquoi la reFpinillon iJes végétaux a été si longtemps méconnue '.

lï. ALHf I^NTATION. — La nutrition n'est pas directe,

ÏCLLK lisr IMUttEGTE; ELLE SE FAIT A l'AIDE DE RÉSERVES ^.

— La thoiirie dualiste supposait que les aliments passant dirrritnient des plantes dans les animaux et que leurs ] HT ficj[)cs immédiats s'y mettent en place» chacun selufisri n;tlure. L'étude physiologique des phénomènes prouve que rien de semblable n'a lieu, et que la iHili-iliirrk ost indirecte. L'aliment ingéré disparaît d'oLiiid (!ii tant que matière chimique définie, par £111(6 i]ii r.irtion des sucs digestifs de Testomac, du pfuii^rï'ir?, lia tube intestinal, etc. Ce n'est que plus tardu nprrs un travail organique à longue portée, après une élnljoi alion vitale complexe que l'aliment arrive à coiislihj(M^ tes réserves toujours identiques qui servent h \i\ uuli (lum dcTorganisme. La nutrition et la diges- Liim s(njl deux choses complètement distinctes; quc'Mi^ qur Roit la variété des aliments, l'alimentation dans ViHiii normal n'a jamais d'effet sur la formation des MÎ.^01 v^s qui restent fixes comme la constitution des lii|uf«i<'S et des tissus organiques. En un mot, le cur|is i(fi ^a nourrit jamais directement d'aliments viHÎi'fi, itKUî^ toujours à l'aide des réserves identiques

1. Vuii^ h 1- ih'lails dans mon livre, la Vie et l'Ame, pages Hf

$, La ijni-iîon a «Hô traitée lonfçuement dans mon livre, fu \7tt'f PJtfffl^ chap. II, la Digestion, pages 72 à 105. Elle est l't'i^ui^Hj' h'ï Uniquement au point de vue de la théorie dualiste.

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préparées par une sorte de sécrétion. Le procédé de formation des réserves nutritives se retrouve dans les deux règnes, aussi bien chez les animaux que chez les végétaux.

Tous les êtres vivants se nourrissent de môme: l'animal pas plus que le végétal ne procède par nutrition directe. L'animal et le végétal modifient les aliments, les élaborent et en forment des réserves appropriées à leur nature et utilisées ultérieurement pour leur propre compte. Tantôt la formation de sa réserve et sa dépense peuvent être à peu prè§ simultanées ou très rapprochées, tantôt elles sont successives et à long intervalle. Ce dernier cas s'observe pour les végétaux, surtout pour les végétaux bisannuels. Pendant la première année, la plante accumule ses réserves, et on peutcroire qu'elle n'est alors qu'un appareil de création ou de synthèse.

Pour les animaux, au contraire, et particulièrement pour les animaux à sang chaud, les réserves ne durent pas longtemps et se dépensent en quelque sorte au fur et à mesure, de sorte qu'on peut croire que ces derniers êtres sont uniquement des appareils de combustion, de destriLction. Chez les animaux à sang froid, les réserves sont faites dans certains cas h longue portée et se rapprochent par ce côté de celles des végétaux * .

IL Les animaux fabriquent leurs prlncipes immédiats, r.RAissE, ALBUMINE, AMIDON, SUCRE. — Pour cc qui est de

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