‹ La cause première d'après les données expérimentalesChapitre 50 sur 197 · Cl. Bernard, Phénom. de la vie, tome I, pages · texte numérisé non relu

Cl. Bernard, Phénom. de la vie, tome I, pages

comme la plupart des animaux, la faculté de quitter un lieu pour aller dans un autre; mais elles sont loin d'être dénuées de mouvement sur place. Darwin a accumulé d'innombrables preuves de la faculté motrice chez les plantes * . Il donne même le dessin graphique de ces mouvements, dessin tracé par les plantes elles-mêmeau moyen d'un ingénieuse disposition. Du reste, au bas de l'échelle animale, un grand nombre de zoophytes n'ont pas la locomotion ; ils ont même reçu en grande partie le nom" d'animaux-plantes, à cause de la privation de ce genre de mouvement. La prétendue antithèse entre l'immobilité des plantes et la mobihté des animaux est donc absolument démentie par les faits.

DEUXIEME SECTION : THEORIE DES IIARMOIES ENTRK L'HERBIVORE ET LE CARNlVOItE

L'harmonie que les cause-finaliers trouvaient entre l'ensemble du règne végétal et l'ensemble du règne animal, ils la transportent au sein du règne animal, entre l'herbivore et le Carnivore, Voici quelle est leur thèse :

L L'herbivore est créé pour foukmr des albuminoïdes AU CARNIVORE. — C'est, appliquée aux herbivores, la thèse soutenue par les dualistes au sujet des rapports du règne végétal avec le règne animal.

4. Ch. Darwin, Z>e la faculté motrice chez les Plantes, in-8 de 580 pages.

134 LA CAUSE PREMIÈKE

IL L'agneau est fait pour être mangé par le loup, la MOUCHE PAR l'hirondelle. — (( Les espèces, dit Guvier, sont mutuellement nécessaires, les unes comme proie, les autres comme destructeurs ou modérateurs de la propagation. On ne peut pas se représenter raisonnablement un état de choses où il y aurait des mouches sans hirondelles et réciproquement. » Cette thèse particulière n'est que la reproduction, sous une forme incisive et piquante, de la thèse générale précédente.

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