REFUTATION
L L'herbivore n'est pas gréé pour fournir les albu-
MINOÏDES AU CARNIVORE PARCE QUE LA NUTRITION EST, NON PAS DIRECTE, MAIS INDIRECTE. — AuX prCUVCS du fait
physiologique de la nutrition indirecte qui ont été données précédemment, on peut ajouter la page suivante de Claude Bernard : « La transformation et l'appropriation des matériaux nutritifs à chaque organisme sont tellement nécessaires que les expériences de transfusion prouvent que le sang d'une espèce animale ne pourrait servir à la nutrition d'une autre espèce. Malgré les analogies considérables qui existent entre les produits immédiats, le liquide sanguin du lapin {herbivore) serait impropre à entretenir la vie du QhiQn (Carnivore), c'est-à-dire incapable de prendre part aux échanges nutritifs interstitiels; il ne faudrait donc pas s'imaginer, si l'on faisait digérer du sang de
lapin à un chien, que les matériaux du sang de l'herbivore iraient reprendre chacun sa place respective dans le corps du Carnivore. De telles idées seraient complètement opposées à la saine physiologie. Le sang digéré est dénaturé; ses matériaux, revenus en quelque sorte à un état indifférent, reprennent les modes de groupement ou de combinaison que les phénomènes de la vie exigent * . »