‹ La cause première d'après les données expérimentalesChapitre 73 sur 197 · Darwin, Variations, tome II, pages · texte numérisé non relu

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venant de ce même croisement. Le problème n a donc pu, pas davantage, être résolu indirectement. Darwin le confesse lui-même lorsque de la discussion des faits il tire la conclusion suivante qui clôt le débat : « Les espèces ne doivent pas leur stérilité mutuelle à l'action accumulatrice de la sélection naturelle. »

Ainsi ni directement par le croisement des espèces, ni indirectement par les transformations lentes des races, la sélection naturelle ne peut créer de nouvelles espèces. Telle est l'objection capitale qui a été faite à la théorie de Darwin et que rien n'a pu jusqu'à présent écarter. C'est l'aveu qu'en a fait le plus ardent admirateur de Darwin : « Notre adhésion à l'hypothèse darwinienne restera provisoire, dit Huxley, aussi longtemps qu'un anneau manquera dans l'en chaînement des preuves ; et cet anneau fera défaut aussi longtemps que les animaux et les plantes, qui ont dans cette hypolhèse une origine commune, produiront exclusivement des individus fertiles à postérité fertile. Car jusque-là on n'aura pas prouvé, en un mot, que le croisement par sélection naturelle ou artificielle est capable de réaliser les conditions nécessaires à la production des espèces naturelles, lesquelles sont, pour la plupart, stériles entre elles *. »

Si la théorie de Darwin avait pu triompher de l'obstacle opposé par les croisements, elle aurait résolu le problème de l'origine des espèces et les problèmes qui s'y rattachent en écartant toute inter-

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