OU MONSEIGNEUR LE RÉGENT SE REFUSE A PARLER POLITIQUE
Le régent Philippe d'Orléans était seul dans ce fameux boudoir, déguisé en cabinet de travail, dans la partie occidentale du Palais- Royal, au premier étage de l’aile qui confine maintenant à la Comédie-Française. Midi venait àe sonner aux Tuileries comme à Saint- Eustache. Le régent avait à la main une lettre ouverte du comte Stair, ambassadeur d’Angleterre, et sommeillait à demi sans la lire.
Auprès de lui, sur une table d’ébène, reposaient plusieursécrits philosophiques, un exemplaire, marqué au sceau de la police, de la satire contre Louis XIV, attribuée à Voltaire adolescent, et un cahier manuscrit contenant les premières Philippiqv.es de Lagrange- Chancel.