LES PAROIS DE LA GROTTE
ture entre l'intérieur et l'extérieur. En été l'air chaud du dehors pénètre plus ou moins vivement, en suivant lé haut des corridors, tandis que l’air froid de l’intérieur sort en suivant le sol ; l'hiver, quand il fait froid, le phénomène est inverti, c'est l'air chaud de la caverne qui sort par en haut, tandis que l’air froid du dehors rentre par en bas ; au printemps et à l'automne, il y a des périodes de transition, et il peut y avoir deux régimes opposés de courant d'air, l’une depuis l'entrée jusqu'à un point plus ou moins éloigné de celle-ci, qui a repris le régime d'été, et l’autre,
au delà, qui conserve encore la circulation aérienne hivernale. Dans des grottes
étroites et basses comme les Combarelles et la première partie de Font-de-Gaume, il est facile d'étudier la direction des courants avec la flamme d’une bougie, et les expériences réitérées que nous avons faites nous ont conduits à établir cette loi d'échange des athmosphères des cavernes avec le dehors. Naturellement, nous
n'ignorons pas qu'il doive y avoir aussi des variations diurnes, dues à la position du
l'orientation même d'une caverne a, pour le même motif,
st
eil par rapport à l’entré une certaine importance, puisque l'intensité du courant d’air dépend, pour des ouvertures de même calibre, de la différence plus ou moins grande des températures du dehors et du dedans. Quoi qu'il en soit, pendant la belle saison, l'air chaud du
dehors pénètre dans les cavernes, il y trouve des parois froides et y condense une partie de sa vapeur. Si l'entrée de la grotte est très vaste, comme au Mas d'Azil, à Lherm et à Bédeilhac (Ariège), la condensation sur les parois se fait sentir extrêmement loin, même jusqu'à 500 m. de l'entrée et encore davantage ; autrement elle peut atteindre seulement 90 m. (Combarelles) ou 60 m. environ (Font-de-Gaume). Cette condensation ne se fait pas seulement sur les roches, et de préférence sur les surfaces grenues à aspérités plus où moins aiguës, elle se fait aussi sur les corps étrangers plaqués contre les murailles comme des papillons, des moustiques, des microorganismes qui y étendent leurs rhizômes.
Voici, à titre de comparaison, les notes prises dans la grotte Rey, voisine de celle des Combarelles, et qui concernent les mêmes phénomènes. Entre 1 et 10 m. de l'entrée, assez étroite, se trouvent des végétaux : fougères, jusqu'à 7 m., mousses et algues (localisées aux points plus humides) et lichens jusqu'à 10 m. (1); les végétaux évitent les trous obscurs qui s'enfoncent dans la paroi. À 11 m., l'ouverture post-quaternaire, avant les fouilles de M. Rivière, n'avait que 20 c. de diamètre. Aussitôt après, les parois sont entièrement concrétionnées, la condensation se fait très active, les stalactites sont farineuses ; cette surface poreuse boit l'humidité de condensation. Le courant d'air pénètre en haut et sort en bas (11 avril, 10 h. du matin, entrée ensoleillée). À 16 m., l'ouverture laissée par les stalagmites n'était plus, avant les fouilles, que de o m. 20. L'attaque des surfaces par la condensa-
tion, aujourd'hui très active, est moins avancée. On remarque, à partir de ce point,
sur les surfaces calcaires en décomposition, des espèces de dendrites ramifiées,
(1) A droite en entrant, sous les lichens, s’apercoivent quelques vestiges de traits incisés assez nets
pour permettre de dire qu’il y avait là une décoration pariétale aujourd’hui presque évanouie.
généralement à trois branches principales, qui semblent d'origine cryptogamique ;
nous les avons remarquées dans la grotte des Co cavités. À 21 m., se voient des traces de griffes de
stalagmite à demi décomposée
par suite d’une draperie calcaire obstruante : au-de sont saines et nullement farineuses.
A 38 mètres, la paroi rocheuse apparaît, rugueu
ancien niveau d’eau (à 1"50 au-dessus du sol ac
mbarelles et en bien d'autres fouine très nombreuses sur la
À 28 m., la fermeture avant les fouilles était totale,
à, les stalagmites et stalactites
ise et corrodée, au-dessus d’un
uel) ; elle a été mordue par
d'anciennes condensations, antérieures aux constructions stalagmitiques postqua-
ternaires ; ce que l'eau a couvert est enduit d’un glacis moustiques et papillons se trouvent posés sur le pla
leurs poils et les écailles de leurs ailes sont couverts
de concrétions. De nombreux ‘ond et le haut des parois : tous
de petites perles de rosée; un
bon nombre sont morts et restent suspendus par deux pattes ; des moisissures hérissent
leurs corps d'un long duvet sur lequel les gouttelet
es se multiplient. On les voit
aussise multiplier sur le fin chevelu de certaines radicelles qui parviennent à pénétrer
la voûte ici ou dans la galerie Rivière de la grotte d on remarquait, un 28 Août, que les gouttelettes de
es Combarelles. Dans celle-ci,
condensation se massaient en
certains points; elles étaient très abondantes sur une plaque de noir de fumée.
Voici encore les notes prises, au même sujet, dans la caverne des Combarelles.
L'auvent de cette cavité, où se trouve installée une fondeur ; l’action écaillante de la gelée ne parait pas seuil; les algues sont nombreuses vers huit mètres, du jour et pénètrent jusqu'à 12 mètres. À huit mètre jusqu'à 4 mètres de hauteur, un remplissage ancien Stalagmitique rompu et est complètement évidé, a
étable, a huit mètres de prodépasser trois mètres depuis le mais se retrouvent plus près
s, la hauteur atteint 6 mètres ;
; qui a supporté un plancher protégé la paroi de corrosions
concoïdales disposées en zones verticales, très visibles au-dessus. -e sol montant
beaucoup, à 15 mètres, les attaches du plancher stalag
qu'à 2" au-dessus ; ce plancher mesure 0"25 d'épaisse
mitique horizontal ne sont plus ur, et sépare la zone inférieure
de la paroi de la zone supérieure très corrodée. Bientôt, le sol montant encore, la
galerie n’a plus que 2 mètres de hauteur ; les parois sont farineuses, couvertes de
peut-être de petits rhizômes en décomposition. A es stalactites sont farineuses ; le courant d'air pé
sort par en bas. À 22 mètres, l'ancien plancher rom
brables; le plafond est complètement spongieux, m de nombreux points de la grotte, est dû au travai
d'eau. — A 32 mètres, la surface rocheuse et natur
vetites dendrites noirâtres à trois branches, à structure molle et terreuse:; ce sont
18 mètres de l'entrée, toutes nètre en suivant la voûte et
npu mesure 0"4o d'épaisseur ;
au-dessus, les stalactites et autres concrétions sont couverts de dendrites innom-
ais ce fait qui se retrouve en 1 dissolvant de l’ancien cours relle est couverte de dendrites
blanchâtres, et se décompose activement. On remarque l'aspect spécial, en conca-
vités verticales, dû aux anciennes corrosions. À 35 mètres et alentour, en-dessous
de l'ancien plancher rompu, se voient des concrétions mousseuses et terreuses,