‹ La caverne de Font-de-Gaume aux EyziesChapitre 13 sur 111 · LES PAROIÏIS DE LA GROTTE · texte numérisé non relu

LES PAROIÏIS DE LA GROTTE

comme il s'en forme sous l’eau; sur le sol, à o"70o de l’ancien plancher, de

nombreux gours transversaux. — A 39 mètres, le courant d'air pénètre toujours en suivant la voûte, et sort par en bas, faiblement. — A 40 mètres, la roche

se corrode et est couverte de petites dendrites terreuses, les stalactites sont arineuses ; le plafond est caverneux, ce qui est dû à l’eau d'infiltration. — A 60 mètres, la roche présente toujours l’altération avec dendrites, les stalactites sont moins farineuses ; le sol actuel est à o"70 du vieux plancher; jusqu'à la hauteur de celui-ci, se remarquent les concrétions faites sous l’eau du ruisseau. Les gouttelettes de condensation sont peu abondantes. À 52 mètres, il y a 2 lanchers stalagmitiques rompus: l’un, à 0"30 du sol, superposé à un gravier à gros éléments, l’autre, à o"60 du même sol; entre les deux, les concrétions mousseuses faites dans l’eau se sont développées. ASS MECS. MMA concrétions non farineuses, récentes apparemment ; à 58 mètres, elles sont toujours

farineuses. À 57 mètres, la paroi droite présente une usure en coups de gouge obliques attribuable à l'eau courante. À 60 mètres, le plafond est spongieux et présente de larges cavernes dues à la dissolution par l’eau d'infiltration; à 0"60 au-dessus du sol, de nombreuses attaches d’un plancher stalagmitique subsistent; il y a un plancher supérieur, épais de 0"20, et en face, à o"15 au-dessus du sol, une corniche surplomblante; le sol en outre est couvert de gours. La roche des parois a de nombreuses dendrites terreuses, et les stalactites sont farineuses au toucher. À 64 mètres, sont des gouttelettes de condensation très nombreuses,

qui paraissent déposées sur de petits poils. Le courant d'air, à partir de (11 Avril, 2 heures de l'après-midi) pénètre par en bas et sort par en haut; c'est e régime d'hiver qui subsiste encore quelques temps dans le fond de la caverne, où, en été, le courant d'air est uniforme. A 80 mètres, le calcaire présente encore une surface avec dendrites assez peu sensibles, les stalactites sont légèrement arineuses. On aperçoit les traces de nombreux niveaux d'eau successifs. A 80 mètres, se voient encore des gouttelettes sur de petits poils à la surface de la roche ; les stalactites sont sèches, farineuses seulement du côté de la sortie. Les

arois sont extrêmement rugueuses dans leur partie moyenne, et travaillées par

‘ancien cours d’eau jusqu'à 0"50 de hauteur. À 92 mètres, les stalactites sont entièrement saines et ne présentent plus désormais d’altération, pas plus que

es parois. Au-delà, les observations deviennent inutiles, il n'y a plus aucune condensation en aucune saison.

D'après tout ce qui précède, on voit nettement quel rapport il y a entre l’état des parois et la condensation de la vapeur atmosphérique en rosée à leur surface pendant la belle saison: cette rosée, partout où elle se dépose, agit comme les gouttes de pluie sur les surfaces calcaires exposées à l'air libre : riches en acide carbonique, ces gouttelettes ont un pouvoir dissolvant intense à l’égard des parois calcaires, et les mettent littéralement à vif. Où elles ont agi depuis longtemps, il n'y a aucunespoir de trouver des décorations pariétales ; celles qui existent aujourd’hui

à peu de distance du jour, ou bien se trouvent dans la zone extérieure, où ilnya pas de condensation, et doivent leur salut à la dureté du calcaire qui a résisté à la gelée, ou bien ont été protégées par une obstruction prolongée de l'entrée, déblayée seulement à nouveau depuis quelques années. Dans ces dernières grottes, comme Marsoulas et Altamira, la destruction des surfaces où sont les peintures se poursuit avec une rapidité indéniable, et la surface rocheuse est transformée, sur une épaisseur de plusieurs millimètres, en une pâte tendre en hiver, en une véritable bouillie calcaire en été.

On conçoit donc qu'il y aurait imprudence à affirmer que les peintures et les gravures de cavernes ne se prolongeaient pas, presque partout, jusqu'au voisinage du jour, qu'il n'y en avait pas de toutes semblables en plein air, à la surface de ces grandes parois rocheuses des abris de Laugerie et des Eyzies (1). La localisation, si

exclusive à première vue, est peut-être illusoire, elle provient peut-être de ceci

que seules ont échappé à la destruction les fresques et les gravures qui. se cachaient

loin des agents atmosphériques de destruction.

{1} Au moment où s’impriment ces pa

es pages, nous apprenons que.M. le Dr Lalanne vient de découvrir près Laussel (Dordogne), sur une paroi d’ab

remblayée par des dépôts magdaléniens, des figures d’animaux

sculptées en haut relief. Cette belle trouvaille, sur une muraille rocheuse en pleine lumière, démontre le bien fondé de nos remarques : ces œuvres d’art n’ont dû leur conservation exceptionnelle qu’à leur enfouissement protecteur ; combien d’autres ont définitivement disparu

Carte four

Diverticuk final très étroit

anos

à peu de distance du jour, ou bien se trouvent dans la zone extérieure, où ilny a pas de condensation, et doivent leur salut à la dureté du calcaire qui a résisté à la gelée, ou bien ont été protégées par une obstruction prolongée de l'entrée, déblayée seulement à nouveau depuis quelques années. Dans ces dernières grottes, comme Marsoulas et Altamira, la destruction des surfaces où sont les peintures se poursuit avec une rapidité indéniable, et la surface rocheuse est transformée, sur une épaisseur de plusieurs millimètres, en une pâte tendre en hiver, en une véritable bouillie calcaire en été.

On conçoit donc qu'il y aurait imprudence à affirmer que les peintures et les gravures de cavernes ne se prolongeaient pas, presque partout, jusqu'au voisinage du jour, qu'il n'y en avait pas de toutes semblables en plein air, à la surface de ces grandes parois rocheuses des abris de Laugerie et des Eyzies (1). La localisation, si

exclusive à première vue, est peut-être illusoire, elle provient peut-être de ceci

que seules ont échappé à la destruction les fresques et les gravures qui. se cachaient

loin des agents atmosphériques de destruction.

{1) Au moment où s'impriment ces pages, nous apprenons que.M. le Dr Lalanne vient de découvrir près de Laussel (Dordogne), sur une paroi d’abri remblayée par des dépôts magdaléniens, des figures d'animaux en haut relief. Cette belle trouvaille, sur une muraille rocheuse en pleine lumière, démontre le bien de nos remarques : ces œuvres d’art n’ont dû leur conservation exceptionnelle qu’à leur enfouissement protecteur ; combien d’autres ont définitivement disparu !

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Carefour

CAVERNE DE FONT-DE-GAUME l'y Plan de la paroi gauche de la galerie des fresques. fu trentième ) Lire de gauche à droite et de haut en bas

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Gaterie pamctpale seconde partie

CSL WA

Description détaillée des parois.

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