PLAN 0€ LA GROTTE
DE
relevé par le DT CAPITAN.
Echelle de ("4 pour | mètre.
misérable. Il semble que jusqu'à l’époque quaternaire, il y ait eu, de temps en temps, de faibles réapparitions de l’eau courante dans certaines parties de la grotte : en effet, un étroit orifice qui se trouve à l'entrée de la salle des petits bisons, et dans lequel on ne peut se glisser bien loin, paraît avoir, à diverses reprises, servi de résurgence à des cavités inférieures trop pleines, un plancher stalagmitique s'en échappe et s'étale vers le carrefour, en y formant toute une série de gours transversaux ; dans la galerie latérale on remarque les mêmes gours, mais ils sont probablement en rapport avec d'autres sources d'écoulement issues de fissures obturées que l'on peut soupconner en divers points. On peut aussi voir qu'à diverses reprises, et même depuis l'âge du Renne, des flaques d'eau ont séjourné dans le diverticule final, dont l'origine doit être cherchée dans le drainage du plateau par les fissures. Actuellement les infiltrations, dans la caverne, sont très peu intenses : quelques stalactites «tuyaux de plumes » gouttent de-ci de-là, et tout spécialement entre le carrefour et la salle des petits bisons ; en face de celle-ci, un petit recoin très bas présente une voûte toute hérissée de ces longs chalumeaux ; c’est le point le plus humide de la caverne.
En somme, une partie notable des concrétions est très antérieure à l’époque de l'homme quaternaire et même de l'ours ; d'anciennes stalagmites et stalactites existent dans la partie antérieure de la galerie d’accès, on y voit les attaches d'anciens planchers, superposés à des remplissages disparus ; de ces remplissages, il subsiste quelques vestiges, galets roulés errant sur le sol évidé, placages, en cer-. tains points de la galerie principale, de sable micacé fin que le lavage des plateaux avait entraîné. Depuis, et partiellement après l'exécution des peintures de l’âge du Renne, probablement au néolithique surtout, des suintements ont recouvert de
larges surfaces de parois d’un glacis de carbonate de chaux qui, lentement, continue à se produire.
Quant aux dépôts argileux, ils sont très irrégulièrement distribués dans la caverne : les plus épais se trouvent dans la galerie latérale antérieure au « Rubicon»
ils se retrouvent, mais bien moins épais, et reposant sur un plancher stalagmitique, entre le « Rubicon» et le carrefour ; au-delà, il n'y en a que des traces dans les dépressions des gours et les sinuosités du plancher. Au carrefour même, l'argile parait combler une véritable fosse et être moins tassée qu'ailleurs ; il paraît vraisemblable qu'il se trouve là un orifice de puits comblé par des concrétions et des matériaux meubles.