Con di fin
ces aveugles seront admis dans un Hospice général où ils partageront la vie commune.
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C'est l’œuvre de deux Sociétés : la Section lyonnaise de l'Association Valentin Haüy et la Société d’Assistance et de Patronage pour les sourds-muets et les aveugles du Rhône et des départements voisins.
La Société d’Assistance et de Patronage a pour but de procurer aux jeunes sourds-muets et aux jeunes aveugles nécessiteux le double bienfait d'une instruction primaire et de l’apprentissage d’un métier.
Son œuvre se résume toute dans la création de la Maison des Aveugles de Villeurbanne. La Maison des Aveugles comprend :
1° Une Ecole des aveugles. Les enfants y reçoivent
une instruction générale : lecture du Braille, écriture
et calcul.
2° Une Ecole-atelier d'apprentissage pour les aveugles arrivés au terme de leurs études.
3 Des Ateliers pour aveugles adultes : de brosserie, de cannage et empaillage de sièges, de vannerie. La dactylographie et l’accordage de pianos sont aussi entre leurs mains. Ce sont des Ateliers-ouvroirs. L’aveugle travaille dans les conditions ordinaires de l'ouvrier. Il est libre en dehors de ses heures de travail. À sa guise, 1l vit et loge au dehors. Son salaire
moyen s'élève à 1 fr. 5o et 2 francs.
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Les Ateliers fonctionnent encore comme Atelierasile; dans ce cas, ils assurent la subsistance et le logement de l'aveugle, qui bénéficie des avantages de la vie en commun et réalise de ce fait une importante économie.
Les résultats ont couronné les efforts de l’œuvre. En 1914, l'établissement comptait 50 aveugles. Le travail de 25 d’entre eux a représenté la somme de 36.500 francs.
La Maison de Villeurbanne donne encore l’hospitalité aux aveugles militaires. À ce titre, elle constitue une annexe de la Grande Ecole des Mutilés de guerre créée par le sénateur-maire Herriot. Elle abrite en effet l'hôpital auxiliaire 8 bis, placé sous la direction du Dr Masson. Ces mutilés sont déjà au nombre d’une trentaine. Leur chiffre augmente tous les jours.
Nos aveugles y ont trouvé un grand réconfort moral. On leur a montré que la vie était encore pour eux une belle chose. Elle leur réservait une part de bonheur. En perdant leurs yeux ils n'avaient pas tout perdu. Les autres sens leur suppléeraient dans une large mesure. Avec leur aide ils parviendraient à travailler, à se rendre utiles.
Leur éducation et leur instruction sont en cours. On leur enseigne les éléments du Braille. On a glissé dans leurs mains la tablette. Docilement ils apprennent les éléments de la lecture, de l'écriture, du calcul. Le visiteur se trouve étonné de la rapidité avec laquelle ils inscrivent leurs caractères.
Les plus anciens sont à l’atelier ; ils apprennent les métiers d'adultes : brosserie, cannage, empaillage de
RENE sièges, vannerie. On enseignera bientôt aux mieux doués la dactylographie, le massage.
Tous travaillent avec ardeur, paraissant oublier l'in firmiié qui les a frappés. Tous sont excellemment sa lisfaits de l’aide spontanée et affectueuse de leur entourage.
De même, la succursale de l'Association Valentin Haüy, à Lyon-Caluire, a aménagé Fhôpital auxiliaire 19, où un certain nombre de nos aveugles militaires ont rouvé l'assistance, l'éducation et l'instruction nécessitées par leur infirmité.
Nous admirons l’œuvre accomplie par la Ville de Lyon toute de justice et de réparation nationale.
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