‹ La censure sous le premier empire; avec documents inéditsChapitre 114 sur 220 · Archives de la Coinédie française · texte numérisé non relu

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fte LA. CENSURE ^90I7S LE PMIMIEE EMPIRE

Monvel, qui jouait le patriarche de Moscou, demanda au public : « FauMl continuer? — Non, non! % cria-t-on dé toutes pitrts. Le rideau tMiba et la force armée entra S\ dans la salle. De nombreuses arrestations furent faites parmi les perturbateurs, dont les cris, suivant Carion-Nisas l^uimème, s'entendaient jusqu^au milieu de la rue Saiiit-Honopé. Pierre le 'Grand n'eut que deux reptésentatioïîs. Bourrienne prétend que c'est l'Empereur lui-même qui isrrèta la pièce, parce qu'on n'en avait pas saisi les alluslofis dans le sens qu'il aurait voulu et qu'espérait égaleineût l'auteur.

De près comme de loin, Napoléon veillait spur le ttréâtre. Il écrivait de Mayence, le 3 octobre 1804, à Fouche : « 3e vois qu'on a joué à Nantes la Partie de chasse de "Henri ^^ Je ne vois pas à quoi cela aboutit *. »La pièce-séditieuse Tut immédiatement interdite. Le 19 octobre, la Censure, qui se sentait observée, crut bien faire en défendant la vente de la tragédie du conventionnel Laignelot : Rienti, jotrée en 1790 au Théâtre-Français, « parce qu'elle offre une intwtion odieuse d'allusions aux circonstances présentes ». Voici, entre autres, une des allusions relevées: « Son vêtement superbe est celui d'un monarque, « Et quoiqu'il soit du peuple, et même le dernier, « Il a quitté le peuple et s'est fait chevalier. » Par ordre du préfet Dubois, on saisît les exemplaires, on arrêta la veuve Petit, qui avait réimprimé Rienzi^ et on l'envoya aux Madelonnettes : « jusqu'à ce qu'on 'eût empoi* gné Vauteur *. »

Népomucène Lemercier avait refusé de t^min^r sa tragédie de Charlermagne par la scène du couronaement impérial, et ce refus lui avait fait perdre tout crédit ^auprjès du Souverain. Marie^09eph Ghénier fut moims difficile. L«

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