‹ La censure sous le premier empire; avec documents inéditsChapitre 133 sur 220 · I. Archives nationales, F · texte numérisé non relu

I. Archives nationales, F

'L Archives nationales, F^ 3321.

(V Henri IV de Legouvé, Omasis de Baour-Lormian, Brueis et Palaprat et les Deux Gendres d'Etienne, Artaxerce de Delrieu, Hector de Luce de Lancival. Et parmi ces pièces, quelle est celle qui pourrait être reprise honorablement?...

Les autres sont tellement médiocres que le duc de Rovigo finit par s'en apercevoir. Il s'imagine tout à coup que l'une des causes de cette décadence est la trop grande facilité avec laquelle les critiques des théâtres apprécient les ouvrages soumis à leur jugement. Il fait aussitôt écrire par Etienne h l'homme de lettres chargé des Spectacles dans le Journal de l'Empire, On accusait — particularité aggravante — le malheureux de publier des articles dictés plutôt par des complaisances et des considérations spéciales que par une critique sage et indépendante. Aussi, suivant le ministre de la police, le gouvernement ne devait plus permettre que le Journal de V Empire ^ devenu propriété nationale, put servir à « égarer l'opinion de Paris, de la France et de l'Europe sur une littérature qui faisait la gloire de la nation ». « Il faut absolument, disait-on au rédacteur, vous résoudre à ne plus recevoir chez vous les sociétaires et pensionnaires des divers théâtres que vous êtes appelé à juger. Vous devez vous isoler entièrement d'eux et n'en accepter aucune espèce de loge à l'année, vos entrées personnelles devant vous être accordées de droit comme aux rédacteurs des autres journaux... » Autant une sévérité excessive était décourageante, suivant Etienne, autant une indulgence sans bornes était nuisible et tous les renseignements parvenus au ministre delà police s'accordaient à prouver que l'art théâtral commençait â se perdre de jour en jour *.

Etienne veut alors essayer de relever le théâtre en donnant Vlntrigantey comédie spirituelle où une veuve ambitieuse

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