RÉPONSE DE FOUGUE A CHAPTAL
Archives nationales, F^ 3325.
Police générale.
Le 27 frimaire an x (18 décembre 1801).
J'ai rappelé, mon cher collègue, aux rédacteurs des journaux dont les feuilles ont plus particulièrement accueilli et publié les discussions relatives au citoyen Lesueur, qu'ils ne devaient jamais s'écarter de la juste mesure exigée d'eux. Us
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savent gu'il leur est interdit toute personnalité injurieuse, et surtout qu'il n'est point convenable de faire intervenir les premières autorités, lorsqu'il s'agit de littérature et de beauxarts.
Vous pensez comme moi, mon cher collègue, que sans leur commander un silence absolu sur une question qui est réellement de leur domaine, il suffira sans doute d'avoir improuvé le ton indécent qu'ils se sont permis de prendre en la présentant au public.
Je vous salue. Le Ministre de la Police.
LBTTRB DE LAMBRBGHT A FOUCHÉ AU SUJET DBS ACTBURS Otll PORTENT l'ancien UNIFORME FRANÇAIS.
Archives nationales, F' 3325.
Paris, le 8 ventôse an x de la République (27 février 1802).
Le Sénateur Lambrccht au citoyen Fouché, Ministre de la Police générale :
Citoyen Ministre, j'ai quelquefois eu occasion de remarquer que, dans quelques spectacles de Paris, on voit paraître des actcurs'avcc l'habit militaire de l'ancien régime français, ce qui me semble très inconvenant, lorsqu'il s'agit d'une pièce nouvelle qui ne rappelle pas im trait historique de l'ancien régime. Gela donne matière à des applications et à des réflexions dont il serait bon de détourner les citoyens. C'est ce que je viens de remarquer au théâtre du Vaudeville dans une pièce nouvelle intitulée Hophie^ où Ton voit un officier avec un habit blanc ayant précisément la forme ancienne. Si vous trouvez mon observation de quelque importance, je vous prie d'y donner la suite que votre sagesse vous suggérera.
Salut et fraternité. Lambrecht.