FORMULE DE PERMISSION DB MISE EN VENTE DES OUVRAGES
Archives nationales.
30 messidor an xi de la République française (19 juillet 1803).
Le Conseiller d'État Préfet de Police au Grand Juge et Ministre de la Justice :
J'ai l'honneur de vous adresser un exemplaire de l'ouvrage intitulé : La mer. libre et la mer fermée^ brochure de quatrevingt-dix pages, qui a été déposée aujourd'hui dans nos bureaux. Il est écrit dans un sens favorable au gouvernement et je pense qu'il peut ôtre mis en vente sans inconvénient.
Salut et respect. Dubois.
LETTRE ou CHEF DE LA DIRECTION DE LA PRESSE AUX COMÉDIENS FRANÇAIS, AU SUJET DE LA REPRISE DB MÉROPE.
Archives de la Comédie française.
Paris, le 13 messidor an xiii (2 juillet 1805).
A messieurs les Comédiens français :
Son Excellence me charge de vous mander, messieurs, qu'il n'y a pas lieu de s'occuper, quant à présent, de la remise do la tragédie de Mérope (par Voltaire).
Vous voudrez bien vous conformer à cet ordre.
J'ai l'honneur do vous saluer. P. Lagarde.
LETTRE DE L'EMPEREUR AU MINISTRE DE L'INTÉRIEUR CONCERNANT M. DE LALANDB.
Institut national.
Paris, le 5 nivôse an xiv de la République française (26 décembre 1805).
Le président de l'Institut certiâo que ce qui suit est extrait
du procès-verbal de la séance extraordinaire du jeudi 7 frimaire an xiv.
Les quatre classes étant réunies en vertu d'une convocation extraordinaire, le président donne lecture de la lettre de S. M. l'Empereur au Ministre de l'Intérieur, conçue en ces termes:
c Monsieur Ghampagny, c'est avec un sentiment de douleur que j'apprends qu'un membre de l'Institut, célèbre par ses connaissances, mais tombé aujourd'hui en enfance, n'a pas la sagesse de se taire et cherche à faire parler de lui, tantôt par des annonces indignes de son ancienne léputation et du corps auquel il appartient, tantôt en professant l'athéisme, principe destructeur de toute organisation sociale, qui ôte à l'homme toutes ses espérances et toutes ses consolations. Mon intention est que vous appeliez auprès de vous le président et le secrétaire de l'Institut et que vous les chargiez de faire connaître à ce corps illustre, dont je m'honore de faire partie, qu'il ait à mander M. de Lalande et à lui enjoindre, au nom du corps, de ne plus rien imprimer, et de ne pas obscurcir dans ses vieux jours ce qu'il a fait dans ses jours de force pour obtenir l'estime des savants, et si ces invitations fraternelles étaient insuffisantes, je serais obligé de me rappeler aussi que mon premier devoir est d'empôcher que l'on n'empoisonne la morale de mon peuple. Car l'athéisme est destructeur de toute morale, sinon dans les individus, du moins dans les nations. Sur ce, je prie Dieu qu'il vous ait en sa sainte garde. »
M. de Lalande, présent à la séance, prie l'Institut de recevoir la déclaration qu'il se conformera entièrement aux intentions de Sa Majesté, qui viennent de lui être notifiées parle président de l'Institut.
Certifié conforme : Desfontaines, président.
LBTTRE DU PRÉFET DE LA DYLE A M. MIOT AU SUJET DE L'aBEILLR