‹ La censure sous le premier empire; avec documents inéditsChapitre 202 sur 220 · SLR LA SURVEILLANCE A EXERCER A COPI ET VIS-A-VIS · texte numérisé non relu

SLR LA SURVEILLANCE A EXERCER A COPI ET VIS-A-VIS

DE BfADAME DE STAËL

Archives nationales, P^ G33L

Police générale. — 1" division.

Le 18 octobre 1810.

A M. le Préfet du Léman, à Genève.

Je vous préviens, monsieur, que M"« de Slaël, qui avait obtenu la permission de venir on France, où elle devait s'embarquer pour les États-Unis d'Amérique, n'ayant pas voulu se rendre à cette destination, a reçu Tordre do retourner à Coppet avec ses enfants.

De la main du Ministre : t Je vous invite à lui faire coi\naître qu'elle ne doit point, ainsi que ses enfants, revenir en France sans une autorisation expresse, ni aller en Italie ou dans les autres pays sous Tinfluence de la France. Dans le cas où cette dame et ses fils quitteraient Coppet, vous m'en informeriez de suite, en me marquant dans quel endroit ils devront se rendre. •

Je vous invite également à tâcher de vous procurer des renseignements sur les personnes qu'elle recevra; sur l'esprit et l'objet des réunions qui pourraient avoir lieu chez elle. Il conviendra pQrcillen:ent que vous vous mettiez en mesure d'être instruit si elle cherche à faire imprimer de nouveau son ouvrage sur l'Allemagne, qui vient d'être saisi ici, et, dans ce cas, que vous me fassiez connaître où cette réimpression devra avoir lieu.

Vous me rendrez compte des mesures que vous aurez prises pour remplir ces diflérenls objets et des résultats qu'elles obtiendront.

Agréez, etc.

LETTAE DU MINISTRE DE LA POLICE AU PRÉFET DE LOIfi*ET-CHER POUR LUI RÉCLAMER LES ÉPREUVES DE l'aLLEMAGNE.

Archives nationales, F? 6331.

Paris, le 19 octobre 1810.

A M. le Préfet du départemcut de Loir-et-Cher (Blois) :

. Par votre lettre du 29 septembre, monsieur, vous me mar- .quez que M»« de Staël vous a remis toutes les feuilles d'épreu- ^jcs de son ouvrage qu'elle avait en son pouvoir ; mais jusqu'à jMîésent vous ne me les avez pas envoyées. Je vous invite à me les faire parvenir de suite, ainsi que tout ce qu'elle aurait pu .vous donner depuis, afin que je puisse juger d'après les envois <f ui lui ont été faits par l'imprimeur, si elle a rendu tout ce iqU'Cllo avait reçu.

En note de la main du Ministre :

' Elle dit que vous en avez doux exemplaires.

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