Le Publiciste disparut en
%, Ce n'était pas seulement des philosophes qu*U était dangereux de parler. Une circulaire de Fouché, en date du 25 septembre 1804» interdit aux journaux de s'occuper de la police, sous menace des peines les plus sévères.
écrivains du même temps; et ils avaient l'excuse que c'était une manière de faire aller la nation *. » Le Mercure plus violent que VAmi du peuple!... U y avait là une certaine exagération. U est vrai que cette appréciation avait été sans doute inspirée par un rapport de Fouché, rapport préparé dans l'officine qu'on appelait alors sérieusement : « Bureau de consultation de la liberté pour la presse ! »
Les moiiidres observations critiques des journaux étaient rigoureusement jugées el doBnaieat li^i à de graves menaces. Les Débats^ le PubZicîsfe, la Gazette de France avaient eu la maladresse, au mois d'avril 1805, d'exagérer, stu* des nouvelles venues de l'étranger, le luxe et les dépenses de la Cour impériale et d'amener ainsi le public à faire de faux calculs sur ce point : « Réprimez un peu plus les journaux, écrivit alors l'Empereur au ministre de la police, faites-y mettre de bons articles. Faites comprendre au rédacteur du journal des Débats et du Publiciste que le temps n'est pas éloigné où, m'apercevant qu'ils ne me sont pas utiles, je les supprimerai avec tous les autres et n'en conserverai qu'un seul... Mon intention est donc que vous fassiez appeler les rédacteurs du journal des Débats^ du Publiciste, de la Gazette de France, pour leur déclarer que s'ils continuent à n'être que les truchements des journaux et des bulletins anglais et à alarmer sans cesse l'opinion, en répétant bêtement les bulletins de Francfort et d'Augsbourg, sans discernement et sans jugement, leur durée ne sera pas longue ; que le temps de la Révolution est fini et qu'il n'y a plus en France qu'un parti ; que je ne souffrirai jamais que mes journaux disent ni fassent rien contre mes intérêts; qu'ils pourront faire quelques petits articles où ils pourront montrer un peu de venin, mais qu'un beau matin on leur fermera la bouche K >