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« spoliatrice, en rappliquant à I'Angleterre,et qu'il avait cité le nom de Bonaparte, comme faisant autorité littéraire ^ La Censure daigna le croire, mais elle exigea un carton et fit substituer au nom du Premier Consul celui de « Frédéric le Gi'and ». Le 3 juin 1803, Geoffroy,- quoique fort bien en cour, fut obligé de supprimer, dans son Commentaire des œuvres de Racine, le passage suivant : « On sent partout que Fauteur d'Epicharis et de Néron a. voulu flatter les excès de l'anarchie beaucoup plus que peindre les excès de la tyrannie *. »
De son côté, l'administration ne supportait pas la moindre attaque contre elle. Chappe, administrateur des lignes télégraphiques, écrivit, le 6 octobre de cette même année, au ministre de la police générale pour se plaindre de ce que Lakanal faisait imprimer une histoire littéraire où flgurait une note dirigée contre l'administration télégraphique. « Cette note, disait-il, annonce que M. Lakanal joindra au 4** volume de son histoire littéraire un libelle ex professo contre cette administration. Je vous prie d'interposer votre autorité pour arrêter cette diffamation... M. Lakanal m'a prié, il y a huit à dix mois, de l'aider à obtenir une place d'administrateur télégniphique ; j'ai refusé de lui être utile dans cette circonstance. Il s'en venge en me calomniant. Lacalomniedoit être \ine arme dangereuse entre ses mains ; car je ne crois pas qu'il y ait dans l'Empire un homme qui mente avec plus d'impudence. » Une des raisons qui irritaient Chappe, c'était la publication d'une de ses lettres adressée à Lakanal où se trouvait cette phrase finale : « Je prie mon créateur de recevoir l'hommage de sa créature. » On sait que Lakanal avait aidé Chappe pour Tinstallation des télégraphes en France. Or, le savant affirmait dans son histoire littéraire que des fonds considérables avaient été