Archives nationales, AF
Riccius ou d'un Schiafflno, elles reçoivent leveto onVexeaU Les premiers ouvrages frappés sous la nouvelle direction, à laquelle présidait Portails, sont presque tous royalistes ou religieux. On saisit le Procès des Bourbons qui, sous forme de journal, n'a, paraît-il, d'autre but que d'exciter l'intérêt le plus vif pour la famille royale; les Maximes de Louis XVI j la Correspondance de Louis XVIj le Cimetière de la Afade- * leine^ écrits dans le même sens, et l'on emprisonne les libraires Delaunay et Lerouge *. Le 21 mars 1810, une cir- J^^'^y culaire informe le préfet de police et les censeurs que, « conformément à l'édit de Louis XIV, décrété par l'Empereur et promulgué comme loi de l'État, le ministre a donné des ordres dans toute l'étendue de l'Empire pour empêcher la circulation et l'enseignement des ouvrages ecclésiastiques contraires à la doctrine de la Déclaration du clergé en 1682 2. » Le même jour, on saisit la 87* livraison des Mélanges de philosophie de l'abbé de Boulogne et le livre de l'abbé Emery comme opposés à cette Déclaration. Lemontey, lui-même, se pique de zélé et, au mois d'août de la même année, il demande l'interdiction de l'ouvrage intitulé Examen du quatrième article de la Déclaration de 1682^ parce que, suivant lui, on veut prouver dans ce travail que l'article 4, en affectant de laisser beaucoup au Pape, ne lui laisse rien en réalité, et qu'on y comble d'éloges les jésuites, les ëvêques et prêtres français qui professent l'ultramontanisme ^ L'ouvrage est naturellement interdit.
Portails ne veut pas être moins zélé que ses censeurs, et s'attaque à la poésie. La police, mécontente de le voir prendre ses fonctions au sérieux, met alors sous les yeux de l'Empereur le perfide bulletin que voici :