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invoquant le besoin de faire venir des maîtres de Paris pour l'éducation de ses enfants. Le 17 mars, on lui refuse cette autorisation. Au 1" avril, ordre lui est donné de se retirer à quarante lieues de la capitale, si elle ne veut être renvoyée de France. Elle écrit alors au préfet de Seine-et-Oise: <t J'ai l'honneur de répondre à monsieur le préfet que ma santé me retenant en ce moment dans mon lit, il m'est impossible d'obtempérer i l'ordre de Son Excellence le ministre de la police avant que le temps me permette de me mettre en route; mais, avant le !•' mai prochain, je quitterai la France, et je prie en conséquence monseigneur le ministre de la police de m'envoyer un passeport pour
Coppet. NECKEIl STAËL DE HOLSTEIN *. »
Le 3 avril, on lui accorda quinze jours de répit. Le 9 avril, elle écrit au préfet qu'elle ne partira que le 25, et qu'avant cette date elle ne cédera qu'à la force. Le 21, elle- quitte Acosta pour se rendre à Coppet avec sa famille et sa suite. <
A ce moment. Napoléon la croyait oubliée de tous, et il mandait à Fouche : « Je vois avec plaisir que je n'entends plus parler de M°** de Staël. Quand je m'en occupe, c'est (jue j'ai des faits devant moi. Cette femme est un vrai corbeau; elle croyait déjà la tempête arrivée et se repaissait d'intrigues et de folies. Qu'elle s en aille dans son Léman. Ces Genevois ne nous ont-ils donc pas assez fait de mal?...' Je la laisse d'ailleurs maîtresse d'allerà l'étranger et elle est fort maltresse d'y faire autant de libelles qu'il lui plaira *.» Le bulletin de la police, en date du 27 avril 1807, la désignait comme partie pour Genève. « Je suis fâché, répliquait Napoléon à Fouché, que vous soyez si mal informé. M»« de Staël était les 24, 25, 26, 27 et 28, et probablement est encore à Paris. Elle a fait beaucoup de dîners avec des