‹ La Censure sous Napoléon IIIChapitre 37 sur 77 · ACTE III · texte numérisé non relu

ACTE III

4° Dans Tacte du couvent, dont le fond a été admis par Son Excellence, nous pensons qu'il y a lieu de supprimer le mot couvent, quand il est trop souvent répété, le mot de sœur trop prodigué et toutes les épigrammes qui jettent du ridicule sur les religieuses.

La maison de Fontevrault doit être plutôt une maison d'asile pour les filles nobles qu'un couvent véritable.

0° Une jeune femme, qui en ce moment gouverne la P'rance, (juoiquHl y ait en France deux Bourbons, l'un assis sur le velours du Iràne^ l'aulre debout sur les lUarches du trône.

6° Le mot de courtisane appliqué à M'"'' de Prie.

V Et le dernier mot de l'ouvrage mis dans la bouche de M'"^ de Prie :

Enfin., j'ai fait une reine, je vais régner.

sous NAPOLÉON III. 73

Ce mot, qui avait attiré l'attention de M. le Ministre, a le double inconvénient de résumer la pièce d'une manière inexacte et d'exagérer la portée du rôle de M"" de Prie;, en présentant une pareille femme comme disposant de la couronne de France.

TROISIÈME RAPPORT

2 mai I800.

L'auteur du Gâtemc des Reines, après cinq conférences avec la commission, a enfin opéré toutes les suppressions et modifications de détail qui lui avaient été demandées, et auxquelles il s'était refusé jusqu'au dernier moment.

Les inconvénients inhérents au sujet ont été considérablement atténués par toutes ces modifications successives, qui devront encore être complétées par la mise en scène.

Dans cette position et la donnée de la pièce ayant été admise dès l'origine par Son Excel-

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lence, nous n'avons plus qu'à proposer l'autorisation.

Théâtre des Variétés

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