‹ La Censure sous Napoléon IIIChapitre 69 sur 77 · LA POSTERITE D'UN GENDARME · texte numérisé non relu

LA POSTERITE D'UN GENDARME

Vaudeville en un acte.

PREMIER RAPPORT

24 mai 4864.

... L'auteur de cette pièce, entraîné par l'excentricité burlesque de son sujet, a fait du personnage principal un type d'ineptie grotesque et d'importance ridicule qui ne dit et ne fait

1 F'ar M. Mario Uchard. — L'alliclie ne pnrtail pas le nom de l'auteur, mais le pseudonyme de Durand. La pièce fut jouée sous ce titre : la Postérité d'un bourgmestre.

sous NAPKLÉUN III. 241

que des bêtises, et ce personnage est un brigadier de gendarmerie dans l'exercice de ses fonctions.

La commission d'examen ne croit pas qu'il soit possible de permettre un ouvrage qui bafoue ainsi le représentant du corps de t armée le plusspécialetnent chargé de la sio^etépuMique, le plus en contact avec la pto^nilation, de la gendarmerie, composée de soldats d'élite et entourée d'une considération méritée par de courageux services.

Cette estime publique ne saurait être amoindrie sans de très graves inconvénients, et si une telle pièce venait à être représentée aujourd'hui avec l'autorisation ministérielle, toutes les scènes secondaires, en vertu de ce précédent et sous l'empire de la liberté des théâtres, s'empresseraient de reproduire le type du gendarme inepte et ridicule qui, jusqu'à présent, a été écarté avec le plus grand soin des représentations dramatiques.

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Par ces motifs, la commission d'examen est d'avis que la pièce ayant pour titre la Postérité d'tm gendarme est radicalement inadmissible.

DEUXIÈME RAPPORT

Dans un premier rapport sur l'ouvrage intitulé la Postérité d'un gendarme, où figurait comme personnage principal un brigadier de gendarmerie, inepte et ridicule, la commission d'examen a fait connaître les motifs qui lui semblaient s'opposer à la représentation de cette pièce.

sous NArOLÉON lll, ^V,i

Théâtre Impérial de l'Opéra-Comique

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