‹ La céramique chinoiseChapitre 29 sur 38 · C. Décor en bleu de cobalt et en rouge de cuivre · texte numérisé non relu

C. Décor en bleu de cobalt et en rouge de cuivre

Le bleu de coïtait sous couverte et le ronge de cuivre sont cuits au grand feu.

D. Décor en ronge de fer petit feu).

E. Décor en émaux tendres de deux ou de plusieurs nuances, dit aux trois ou aux cinq couleurs. Ce chiffre en Chine n’est pas limitatif et correspond à notre terme polychrome. Certaines pièces de cette catégorie sont soumises à plusieurs cuissons successives appropriées à la fragilité plus ou moins grande de chacun des émaux employés.

Les émaux polychromes sont appliqués tantôt sur biscuit, c’est-à-dire sur la pâte déjà cuite au grand feu, tantôt sur la couverte elle-même. Les porcelaines décorées sur biscuit seront rangées en tête de celles décorées sur la glaçure, les premières ayant été découvertes avant les secondes.

2° Céladons décorés en émaux de couleur : A, céladon vert d’eau; B, céladon bleu d’empois ; C, céladon poussière de thé (il est décoré de reliefs colorés).

3° Fonds divers unis ou gravés avec décor polychrome : A, ronge; B, jaune; G, bleu ; D, orangé; E, vert; F, violet; G, brun ; 11, gris; I, noir.

4° Fabrications spéciales : A, flambés; B, soufflés; G, peau d’orange; D, réticulés; E, grains de riz; F, imitations de bronze ou autres, etc.

5° Terres émaillées , grès et boccaros.

Les flambés ont pris rang parmi les porcelaines polychromes, ils étaient exclus de la série des monochromes par les veines multicolores et même souvent par les nuances variées de leur couverte. Ils puisent leur coloration à deux sources différentes : le cuivre et le fer. Les seuls flambés, dont le décor est rouge de cuivre, se rattachent aux sang' de bœuf par une base minérale commune ; il est impossible de rallier à cette dernière série les flambés colorés par le fer. Les complications sont même plus sérieuses qu’elles n’apparaissent au premier abord, car il existe un grand nombre de porcelaines flambées haricot dont les taches jaunes ou grises dénotent la collaboration intime du cuivre et du fer dans la même décoration. Ces raisons péremptoires m’ont décidé à ouvrir aux flambés une classe à part et à les faire figurer au premier rang parmi les fabrications spéciales; ils occuperont ainsi une [ * I ace normale.

Cette étude n’étant pas un catalogue, je ne suivrai pas rigoureusement le classement soumis à l’appréciation des lecteurs. L’ordre strict m’obligerait à trop de redites et empêcherait de grouper ensemble des nuances qui logiquement devraient être placées dans des paragraphes distincts mais qui présentent des affinités importantes à constater. Cette méthode facilitera ma marche et me conduira au but plus vite et plus clairement. Réservons pour les catalogues le rangement méthodique; là les écarts sont inutiles.

Je ne conseillerai même pas de tenter un ordre normal de classification dans les vitrines d’une collection; le but principal de l’amateur éclairé est de contenter l’œil dans la disposition des spécimens et d’obéir à la loi des convenances esthétiques. L’artiste en porcelaine est un peintre décorateur; son œuvre demande à être placée dans les meilleures conditions pour être jugée équitablement, de manière à composer un tout aimable et harmonieux sans préoccupation scientifique, lai beauté de l’ensemble résultant de l’heureux agencement des décors et du gracieux groupement des formes, tel est l’idéal pour un homme de goût; cette théorie est rationnelle, je l’approuve sans restriction.

ÉPOQUES DE FABRICATION

DESCRIPTION DE SPÉCIMENS DES DIVERSES PÉRIODES SELON L’ORDRE CHRONOLOGIQUE

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