‹ La céramiqueChapitre 14 sur 26 · Voir Grammaire des arts dccural 1 fs p · texte numérisé non relu

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gobelet, de pied et de col, sans constituer une monstruosité. Il semblerait après cela que la panse subit pour caractérisei le vase. lili bien! elle n est meme pas indispensable, car la coupe et le compotier ont une bouche et un pied, et sont l’un et l’autre privés de ])anse.

Mais nous ne sommes pas au terme de nos analogies.

Ces vases, une lois munis de leurs organes, furent doués par les Grecs amoureux de fictions, de qualités morales, — ou immorales suivant le cas. — La lampe, compagne de l’étude, se vit qualifiée par le philosophe ou l’érudit de c( silencieuse ». Elle fut au contraire traitée de « gourmande » par la ménagère, qui lui reprochait de boire avec avidité l’huile dont elle était abreuvée. La coupe, qui, elle aussi, absorbait le vin qu’on lui confiait L se vit flétrie du nom de « goulue », alors que, remplie àpleins bords, on disait qu’elle « souriait » au buveur. M. Frœhner^ cite un genre de vases grecs qu’on désignait sous le nom d’« adolescent », et un autre qu’on avait ])aptisé « eunuque ». Pourquoi ? Il serait aujourd’hui assez difficile de le dire. L’amphore, quand elle avait pris de l’âge, était appelée « vieille

1. Pour bien comprendre ces reproches, il faut se souvenir que la terre dont étaient faits ces divers vases, étant cuite sans couverte, restait poreuse et absorbait une partie du liquide qu’on y versait.

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