‹ La céramiqueChapitre 18 sur 26 · Voir Orfèvrerie ^ pages 79 et · texte numérisé non relu

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Fig. 55 à 5T. - Diagraiumo cloiinaiil l’apluiiilj clos vases. (Figures emprimlées à Vürfc^'rcric.)

Cette même raison indique assez qudl faut se garder de donner aux membres placés en hors-d’œuvre, comme les anses, les becs, etc., un développement excessif. L’habileté consiste, au contraire, à faire rentrer, autant que possible, ces parties dans l’aplomb de la forme générale^ (voirlig. 57). La nécessité d’affronter victorieusement l’épreuve du feu et de résister aux causes si nombreuses de destruction qui le menaceront par la suite, oblige, en outre, le céramiste à distribuer les membres différents du vase qu’il compose de manière qu’ils se tiennent étroitement entre eux et puissent, au besoin, se maintenir réciproquement.

De ces diverses parties saillantes, il en est une surtout dont il importe de dire quelques mots , parce qu’elle influe parfois d’une façon singulière sur l’aspect du vase, et joue souvent dans sa parure un rôle considérable. Nous voulons parler de l’anse. En son principe, l’anse est un membre simplement utile. Lorsque le vase atteint certaines dimensions et lorsqu’il ne peut être tout entier tenu dans la main, comme le bol ou la tasse; lorsqu’il ne peut être saisi par le col, comme le flacon ou la gourde, ou encore par le pied, comme la coupe; lorsque enfin il est de nature à être constamment manié et changé de place, l’anse devient une nécessité. Cette nécessité, par la suite, s’est transformée en un ornement; mais cet ornement n’offre un aspect agréable qu’à une condition, c’est que son utilité demeure bien visible, qu’elle soit facile à saisir, commode à tenir, qu’elle paraisse bien faire partie du vase même, et ne point composer un agrément de pure décoration, rapporté après coup. Enfin, il faut encore que son volume et son écartement ne déplacent pas le centre de gravité apparent de la masse.

La forme, la dimension, le placement de l’anse, constituent donc autant de problèmes qui demandent à être médités, car de leur solution plus ou moins heureuse dépen-

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