‹ La céramiqueChapitre 6 sur 26 · Ch. Lauth, ta Manufacture nationale de Sèvres^ p · texte numérisé non relu

Ch. Lauth, ta Manufacture nationale de Sèvres^ p

au contraire , exige un degré considérable de calorique , auquel ne résistent pas la plupart des oxydes métalliques colorants. De là, pour la décoration au grand feu, une palette restreinte, composée de couleurs ternes et sans éclat. Quant à la décoration à petit feu, la couverte des porcelaines dures ne se laissant pas, comme l’émail des porcelaines tendres, pénétrer par les couleurs vitrifiables, sous l’action d’un feu de moufle, se montre réfractaire à l’incorporation, ce qui enlève toute profondeur et toute transparence au décor, et lui laisse une lourdeur, une froideur de tons désagréables. Cette double constatation provoqua la recherche et amena la découverte d’une pâte intermédiaire.

Les nombreuses expériences de MM. Ebelmen et Salvetat ayant établi que les porcelaines orientales sont fabriquées, comme les produits européens, avec du kaolin, du sable et des feldspaths, mais mélangés dans des proportions différentes, ce qui permet de les cuire à une température moins élevée; des analyses répétées ayant également démontré que la couverte est, comme celle de notre porcelaine, composée avec des roches feldspathiques, mais additionnées de chaux qui en augmente la fusibilité, on s’efforça de constituer une pâte analogue; résultat auquel sont parvenus M. Salvetat en créant, en 1870, la paie japonaise, et M. Lauth, quinze ans plus tard, en donnant la formule de la porcelaine nouvelle.

C’est à ces détails très sommaires que nous bornerons nos indications sur la composition des pâtes céramiques. Nous allons maintenant nous occuper de passer rapidement en revue la mise en œuvre de ces jiâtes et leur décoration. Comme la fal)rication des poteries translucides ne dilfère pas essentiellement de celle des poteries opa(pies, nous nous conteiit(.*rons <h; décrire cette deriiièiaî, nous réservant de signalei', au cours de noire travail, les modifications, d.'iris le traitement et la main-d’œuvrip que nécessite, dans certains cas, la diversité de conqiositioii des pâtes.

DES DIFFÉRENTS PROCEDES USITES POUR FORMER LES PO- TERIES : LE MODELAGE, l’ÉRAUCHAGE AU TOUR, LE TOUR-

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