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De Flateelbacker of Delftsch aardwerkmaker., déjà cité

FABRICATION

exactement, de manière à embrasser étroitement la tige, chacun par la moitié de son diamètre. 11 importe, en effet, que l’appareil n’éprouve dans sa marche aucune oscillation. Sans cette condition expresse il n’est pas de tour bien construit.

Derrière la roue est disposé le banc sur lequel l’ouvrier

Fig. 10. — Tourneur chinois, d’après une gravure de ralbum de Rrongniart.

|)rend ])lace. Ce banc est incliné de façon à laisser le ]>oids du coi*i)S poiTersiir les pieds, ce qui augmente considérablement la force d’impulsion. Pour ue pas glisser, et pour pouvoir se tenir en équililirc, l’ouvrier pose son pied gau- (■he sur une |)lanche ({ui lui sert d’appui, et qui porte le nom de marchepied. De l’autre il chasse h‘ disque, ac.célécant ou modérant le mouv(un(;nt suivant les exigences du l cavail.

L(; banc du tourneur ainsi (pu; la labh; (pii le complète' sont formés de montants (R d(ï lravers(îsen bois, assemblés

carrément. Lorsqu’on monte cetle carcasse, non seulement on s’efforce de lui donner toute la solidité désirable, mais encore — qiialilé non moins indispensable — de lui assurer un aplomb jiarfait et une inébranlable fixité. Pour cela on scelle dans le sol, avec du plaire, les montants qui soutiennent le tout.

Le tour une fois construit, l’ouvrier y prend place. A portée de sa main se trouve une tablette sur laquelle il ])étrit, bat et corroie la terre dont il va se servir, opération indispensable pour que la pâte présente les qualités nécessaires à l’ébauche des pièces. Une terre liien battue facilite le travail et contribue singulièrement à la réussite du four.

Quand son argile est bien pétrie, bien battue, et c|ue le tourneur, en la frappant entre ses mains, en a fait sortir toutes les bulles d’air qui pouvaient encore s’y trouver Q il la divise en balles d’une grosseur convenable, bien égales et proportionnées aux dimensions de la pièce qu’il veut exécuter^, et range ces balles en tas. Ces préparatifs achevés, si le tourneur doit exécuter des plats ou des assiettes, il prend une certaine quantité de rondeaux en plâtre qu’il met à sa gauche, puis il s’installe devant son tour, place sur le disque supérieur ou girelle un rondeau^, imprime avec le pied à la roue un mouvement assez rapide pour qu’on ne s’aperçoive pas que la pièce tourne (c’est ce qu’on appelle dresser le rondeau)^ et il commence son ébauche.

Cette ébauche, il l’exécute avec ses mains, qu’il a eu soin préalablement de tremper dans de la barhotine^ . Cette bar-

1. La présence de ces bulles d’air peut amener de fâcheux accidents au cours de la cuisson, parce que, se trouvant dilatées par la chaleur, elles donnent naissance à des pustules.

2. Pour que la pièce qu’il fabrique soit d’une régularité aussi grande que possible, le tourneur pèse ses balles, de façon qu’il n’y en ait pas de plus grosses les unes que les autres.

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